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Dans le vaste paysage de la santé française, certaines activités professionnelles se trouvent à l’intersection de la médecine conventionnelle et des approches alternatives. Le code NAF 86.90F constitue une catégorie spécifique regroupant ces pratiques de santé qui ne trouvent pas leur place dans les classifications plus traditionnelles. Cette nomenclature englobe un éventail diversifié de praticiens dont les activités contribuent au bien-être et à la santé humaine, sans pour autant relever des spécialités médicales classiques. L’importance de ce secteur s’est considérablement accrue ces dernières années avec l’évolution des attentes des patients vers des approches plus holistiques de la santé et le développement de nouvelles pratiques thérapeutiques.

Panorama économique du secteur

Le code NAF 86.90F s’inscrit dans la division 86 de la nomenclature d’activités française, consacrée aux “Activités pour la santé humaine”. Plus précisément, ce code appartient à la sous-classe 86.90 qui regroupe les “Autres activités pour la santé humaine”. La lettre F indique la spécificité de cette sous-catégorie : les activités non classées ailleurs.

Cette classification a été créée pour permettre à l’INSEE et aux autres organismes statistiques de catégoriser des pratiques de santé qui, bien que reconnues et encadrées, ne s’intègrent pas dans les classifications traditionnelles de la médecine ou des professions paramédicales réglementées par le Code de la santé publique.

Un secteur en pleine expansion

L’économie de ce secteur connaît une croissance constante depuis une dizaine d’années. Selon les données de l’INSEE, le nombre d’entreprises classées sous ce code a augmenté de plus de 30% entre 2010 et 2020. Cette expansion s’explique notamment par la demande croissante des Français pour des approches complémentaires de santé et l’émergence de nouvelles pratiques thérapeutiques.

On estime que ce secteur représente aujourd’hui environ 45 000 praticiens en France, majoritairement organisés en entreprises individuelles ou micro-entreprises. Le chiffre d’affaires global de ce secteur était évalué à près de 2,5 milliards d’euros en 2021, témoignant de son poids économique non négligeable dans le paysage de la santé française.

Définition et classification

Le code NAF 86.90F désigne un ensemble hétérogène de pratiques professionnelles ayant pour point commun de contribuer à la santé humaine sans relever des classifications médicales ou paramédicales traditionnelles. Cette catégorie regroupe des praticiens aux compétences variées, souvent issus de formations spécifiques qui ne sont pas nécessairement reconnues par le système universitaire médical classique.

Cette nomenclature permet de distinguer ces activités des pratiques médicales conventionnelles (codes 86.1 à 86.2) tout en reconnaissant leur contribution légitime au secteur de la santé. La présence même de ce code témoigne de l’évolution du système de santé qui, progressivement, intègre ou reconnaît des approches plurielles de la santé humaine.

Positionnement dans la nomenclature INSEE

Dans la hiérarchie INSEE, le code 86.90F s’insère comme suit :

  • Section Q : Santé humaine et action sociale
  • Division 86 : Activités pour la santé humaine
  • Groupe 86.9 : Autres activités pour la santé humaine
  • Classe 86.90 : Autres activités pour la santé humaine
  • Sous-classe 86.90F : Activités de santé humaine non classées ailleurs

Cette position en “bout de chaîne” et la mention explicite “non classées ailleurs” soulignent la nature spécifique de ces activités qui complètent le paysage des professions de santé sans se substituer aux pratiques conventionnelles.

Activités principales et secondaires

Le code NAF 86.90F regroupe un ensemble diversifié d’activités qui peuvent être organisées en plusieurs catégories distinctes. Ces pratiques partagent le point commun d’être orientées vers la santé humaine tout en se distinguant des pratiques médicales conventionnelles.

Pratiques paramédicales non réglementées

Cette catégorie inclut des professionnels qui utilisent des approches thérapeutiques non conventionnelles mais de plus en plus reconnues :

  • Naturopathes, qui accompagnent leurs clients vers un meilleur équilibre de santé par des méthodes naturelles
  • Praticiens en médecine traditionnelle chinoise (hors acupuncture pratiquée par des médecins)
  • Réflexologues plantaires et palmaires
  • Praticiens en shiatsu et autres techniques de massage thérapeutique non classées comme kinésithérapie
  • Aromathérapeutes spécialisés dans l’utilisation thérapeutique des huiles essentielles

Approches psychocorporelles

Cette seconde catégorie comprend des praticiens qui travaillent sur l’interaction entre le corps et l’esprit :

  • Sophrologues, dont la pratique vise à harmoniser la conscience et à développer le bien-être
  • Praticiens en programmation neuro-linguistique (PNL) appliquée à la santé
  • Hypnothérapeutes (hors praticiens médecins)
  • Praticiens en techniques de relaxation et gestion du stress
  • Professionnels de la musicothérapie et art-thérapie à visée thérapeutique

Services de conseil en santé

Une troisième catégorie regroupe les services d’accompagnement et de conseil :

  • Conseillers en hygiène de vie et nutrition (hors diététiciens diplômés d’État)
  • Coaches de santé
  • Conseillers en gestion du stress et prévention des risques liés à la santé
  • Praticiens en relation d’aide à visée thérapeutique

Il est important de noter que ce code NAF exclut spécifiquement les activités d’exercice médical (code 86.1), les activités des psychologues cliniciens (code 86.90E), ainsi que les pratiques paramédicales réglementées comme les kinésithérapeutes (code 86.90C) et les infirmiers (code 86.90D).

Tendances et évolutions du marché

Le secteur des activités de santé humaine non classées ailleurs connaît des transformations significatives, portées par l’évolution des attentes des patients et les mutations du système de santé.

Professionnalisation croissante

L’une des tendances majeures observées ces dernières années est la professionnalisation accrue des praticiens. De plus en plus de formations structurées, bien que non universitaires, sont proposées pour les différentes pratiques englobées dans le code 86.90F. Des fédérations professionnelles se développent également pour garantir l’éthique et définir des standards de pratique, comme la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN) ou la Fédération Française de Sophrologie (FFS).

Cette professionnalisation s’accompagne d’efforts accrus pour démontrer l’efficacité de ces approches, avec la multiplication d’études cliniques visant à évaluer scientifiquement ces pratiques non conventionnelles.

Interface avec la médecine conventionnelle

Une autre tendance majeure est le développement de ponts entre ces pratiques et la médecine conventionnelle. De plus en plus d’établissements de santé intègrent certaines de ces approches en complément des traitements médicaux traditionnels. Par exemple, la sophrologie est désormais proposée dans certains services d’oncologie pour aider les patients à gérer les effets secondaires des traitements.

Cette évolution traduit une approche plus intégrative de la santé, où les pratiques conventionnelles et non conventionnelles peuvent être complémentaires plutôt qu’opposées.

Digitalisation des services

La révolution numérique touche également ce secteur. De nombreux praticiens développent des offres de téléconsultation, particulièrement depuis la crise sanitaire de 2020. Des applications mobiles dédiées au suivi des clients se multiplient, ainsi que des plateformes de mise en relation entre patients et praticiens de médecines non conventionnelles.

Cette digitalisation facilite l’accès à ces services et contribue à leur croissance, tout en posant de nouveaux défis en termes de qualité de service et de régulation.

Le saviez-vous ?

Selon un sondage IPSOS réalisé en 2022, plus de 40% des Français ont déjà eu recours à au moins une pratique de santé alternative classée sous le code NAF 86.90F. Parmi eux, 73% déclarent avoir été satisfaits de l’expérience et envisagent d’y recourir à nouveau.

Environnement réglementaire

Contrairement aux professions médicales et paramédicales strictement encadrées, les activités regroupées sous le code 86.90F évoluent dans un cadre réglementaire plus souple mais néanmoins existant.

Un cadre juridique en évolution

En France, l’exercice des activités de santé humaine non classées ailleurs n’est pas soumis à un régime d’autorisation spécifique. Cependant, ces pratiques doivent respecter plusieurs contraintes légales :

  • Interdiction de pratiquer illégalement la médecine (article L.4161-1 du Code de la santé publique), ce qui implique de ne pas poser de diagnostic médical, de ne pas prescrire de médicaments et de ne pas interférer avec des traitements médicaux en cours
  • Respect des règles générales liées à la protection des consommateurs (information précontractuelle, loyauté des pratiques commerciales)
  • Obligation d’assurance professionnelle pour couvrir d’éventuels dommages causés dans le cadre de l’activité

Certaines pratiques spécifiques font l’objet d’une attention particulière. Par exemple, l’hypnothérapie, bien que non réglementée en tant que telle, est encadrée par la jurisprudence qui impose des limites claires entre pratique thérapeutique et spectacle d’hypnose.

Évolutions réglementaires récentes

Le cadre réglementaire de ces activités connaît des évolutions significatives. En 2023, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a publié de nouvelles recommandations spécifiques concernant la communication des praticiens en médecines non conventionnelles, leur imposant une transparence accrue sur leur formation et les limites de leurs pratiques.

Par ailleurs, certaines pratiques tendent vers une reconnaissance officielle plus importante. C’est le cas notamment de la sophrologie, pour laquelle un titre professionnel RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) de niveau 5 (équivalent bac+2) a été créé en 2021, marquant une étape importante vers la professionnalisation de cette activité.

Cadre fiscal et social

Sur le plan fiscal, les praticiens exerçant sous le code 86.90F ne bénéficient généralement pas d’exonération de TVA, contrairement aux activités médicales et paramédicales réglementées. Leurs prestations sont donc soumises à la TVA au taux normal de 20%, sauf s’ils relèvent du régime de la micro-entreprise avec un chiffre d’affaires inférieur aux seuils fixés.

Au niveau social, ces professionnels relèvent généralement de la Sécurité Sociale des Indépendants (ex-RSI), avec les cotisations afférentes à ce statut. À noter que leurs prestations ne font pas l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie, bien que certaines mutuelles proposent des forfaits spécifiques pour certaines pratiques comme la sophrologie ou la naturopathie.

Codes NAF connexes et différences

Le code 86.90F s’inscrit dans un écosystème de classifications liées aux activités de santé. Comprendre les frontières entre ces codes est essentiel pour bien cerner le périmètre spécifique des “Activités de santé humaine non classées ailleurs”.

Code NAF Intitulé Principales différences avec le 86.90F
86.90D Activités des infirmiers et des sages-femmes Professionnels diplômés d’État avec un ordre professionnel régulant leur pratique
86.90E Activités des professionnels de la rééducation, de l’appareillage et des pédicures-podologues Inclut des professions paramédicales réglementées (kinésithérapeutes, orthophonistes, etc.)
96.04Z Entretien corporel Activités de bien-être sans visée thérapeutique (spas, saunas, etc.)
86.10Z Activités hospitalières Soins médicaux en établissements hospitaliers avec hébergement
86.21Z Activité des médecins généralistes Exercice médical par des docteurs en médecine, avec capacité de prescription

La frontière la plus délicate à établir concerne le code 96.04Z (Entretien corporel). En effet, certaines pratiques comme les massages peuvent être classées dans l’une ou l’autre catégorie selon leur finalité principale : si l’objectif est thérapeutique, le code 86.90F sera plus approprié ; si l’objectif est simplement le bien-être ou la détente, le code 96.04Z sera plus adapté.

De même, la distinction avec le code 86.90E peut parfois être subtile. Par exemple, un praticien en réflexologie plantaire sans diplôme d’État relèvera du code 86.90F, tandis qu’un pédicure-podologue pratiquant également la réflexologie relèvera du code 86.90E en raison de son statut professionnel réglementé.

Cette classification est d’autant plus importante qu’elle a des implications fiscales et réglementaires significatives. Par exemple, de nombreuses activités classées en 86.90E bénéficient d’une exonération de TVA, ce qui n’est généralement pas le cas pour les activités du code 86.90F.

Stratégies de prospection B2B

Le secteur des activités de santé humaine non classées ailleurs présente des opportunités spécifiques pour la prospection B2B. Comprendre les caractéristiques de ce marché permet d’adapter efficacement les stratégies commerciales.

Segmentation du marché

Pour une prospection B2B efficace dans ce secteur, plusieurs critères de segmentation peuvent être pertinents :

  • Type de pratique : La spécialité du praticien (naturopathie, sophrologie, hypnothérapie, etc.) détermine souvent ses besoins spécifiques en termes d’équipement, de logiciels ou de services.
  • Mode d’exercice : Les besoins diffèrent selon que le praticien exerce seul, en cabinet partagé ou au sein d’une structure plus large comme un centre de bien-être.
  • Volume d’activité : Le nombre de clients suivis mensuellement peut être un indicateur pertinent de la capacité d’investissement.
  • Profil de clientèle : Un praticien travaillant principalement avec des entreprises (sophrologue intervenant en entreprise) n’aura pas les mêmes besoins qu’un praticien orienté vers une clientèle de particuliers.

L’analyse de ces différents segments permet de cibler plus efficacement les offres B2B et d’adapter le discours commercial aux problématiques spécifiques de chaque profil.

Opportunités commerciales spécifiques

Plusieurs types de produits et services présentent un potentiel commercial particulier pour les professionnels du code NAF 86.90F :

  • Solutions de gestion de cabinet : Logiciels de prise de rendez-vous, CRM adaptés, outils de facturation
  • Équipements spécialisés : Tables de massage, matériel de réflexologie, diffuseurs d’huiles essentielles, etc.
  • Formation continue : Programmes de perfectionnement, webinaires spécialisés
  • Services d’assurance professionnelle : Responsabilité civile professionnelle adaptée à ces pratiques
  • Solutions de présence en ligne : Création de sites web, référencement local, gestion de réputation
  • Produits à la revente : Compléments alimentaires, huiles essentielles, supports pédagogiques pour les clients

Les fournisseurs qui comprennent les spécificités réglementaires et pratiques de ces professions sont particulièrement bien positionnés pour répondre à leurs besoins.

Approches de prospection recommandées

Pour cibler efficacement les professionnels du code 86.90F, plusieurs approches sont particulièrement pertinentes :

  • Marketing de contenu spécialisé : Articles de blog, webinaires ou podcasts traitant des problématiques spécifiques de ces praticiens
  • Présence sur les salons professionnels : Participation aux événements comme le Salon Zen, le Congrès de Naturopathie ou les Journées de la Sophrologie
  • Partenariats avec les écoles de formation : Collaboration avec les organismes formant ces praticiens pour toucher les professionnels dès le début de leur activité
  • Utilisation d’outils comme Datapult.ai pour identifier précisément les praticiens par zone géographique et type d’activité

L’efficacité de ces approches repose sur une compréhension fine des enjeux spécifiques à ces professionnels, notamment leur besoin de légitimité et de professionnalisation dans un environnement parfois méfiant envers les pratiques non conventionnelles.

Exploiter les données pour votre prospection

Le secteur des activités de santé humaine non classées ailleurs présente des caractéristiques spécifiques qui rendent particulièrement pertinente une approche de prospection basée sur les données.

Ciblage géographique personnalisé

La répartition des praticiens du code 86.90F sur le territoire français n’est pas homogène. On observe une concentration particulière dans certaines régions comme l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Plus spécifiquement, certaines zones comme les métropoles de taille moyenne (Montpellier, Nantes, Bordeaux) présentent une densité particulièrement élevée de ces praticiens, souvent en lien avec une population sensibilisée aux approches alternatives de santé.

Pour une prospection efficace, l’utilisation d’outils d’analyse territoriale permettant d’identifier ces concentrations peut ainsi optimiser significativement le retour sur investissement des actions commerciales. La capacité à croiser ces données géographiques avec d’autres critères (type de pratique, ancienneté) affine encore la pertinence du ciblage.

Optimisation des stratégies multicanales

Les professionnels du code 86.90F présentent des comportements spécifiques en matière de réceptivité aux canaux de communication. Contrairement à d’autres secteurs médicaux plus traditionnels, ils sont généralement très présents sur les réseaux sociaux, particulièrement Instagram et LinkedIn, qu’ils utilisent comme vitrines professionnelles.

Une stratégie de prospection efficace devra donc intégrer ces canaux digitaux tout en les complétant par des approches plus traditionnelles comme les salons professionnels spécialisés ou les partenariats avec les fédérations professionnelles. L’analyse des données de comportement digital permet d’affiner cette approche multicanale en identifiant les moments et formats les plus performants.

Pour maximiser l’impact de votre prospection auprès des professionnels du code NAF 86.90F, l’exploitation intelligente des données disponibles sur ce secteur constitue un levier décisif. Les outils d’intelligence commerciale comme ceux proposés par Datapult.ai permettent d’accéder à ces informations stratégiques et de construire des campagnes parfaitement ciblées, adaptées aux spécificités de ce marché en pleine expansion.

Zoom sur les pratiques en Bretagne

La Bretagne présente une spécificité intéressante dans le paysage des activités classées en 86.90F. Cette région connaît depuis 2018 une croissance supérieure à la moyenne nationale (+18% contre +12% au niveau national) du nombre de praticiens en naturopathie et réflexologie. Ce phénomène s’explique en partie par l’implantation de plusieurs écoles de formation reconnues dans la région, comme l’École Bretonne de Naturopathie à Rennes. Cette dynamique régionale représente une opportunité particulière pour les fournisseurs de services et produits destinés à ces professionnels, notamment dans le domaine des équipements spécialisés et des solutions numériques de gestion de cabinet.

Quelle est la différence entre un naturopathe (code 86.90F) et un diététicien (code 86.90E) ?

Le diététicien est un professionnel de santé titulaire d’un BTS ou DUT reconnu par l’État, qui peut exercer en milieu hospitalier et dont les consultations peuvent être prescrites par un médecin. Le naturopathe, quant à lui, n’est pas reconnu comme professionnel de santé au sens du Code de la santé publique. Il propose une approche globale de la santé incluant l’alimentation mais aussi d’autres aspects (activité physique, gestion du stress, etc.). Ses prestations ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie et il ne peut pas intervenir dans le parcours de soins officiel.

Un praticien exerçant sous le code 86.90F peut-il utiliser le titre de “thérapeute” ?

Juridiquement, l’utilisation du terme “thérapeute” n’est pas strictement réservée aux professionnels de santé reconnus. Cependant, son usage doit s’accompagner de précautions pour ne pas induire en erreur les clients : il est recommandé de préciser la nature exacte de la pratique (“sophro-thérapeute”, “hypnothérapeute”) et de mentionner clairement que ces approches ne se substituent pas à un traitement médical. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) recommande d’ailleurs d’utiliser plutôt les termes “praticien” ou “intervenant” pour éviter toute confusion avec les professionnels de santé réglementés.

Les prestations des praticiens du code 86.90F peuvent-elles être remboursées ?

Ces prestations ne sont généralement pas prises en charge par l’Assurance Maladie obligatoire. Cependant, un nombre croissant de mutuelles et complémentaires santé proposent des forfaits “médecines douces” ou “pratiques alternatives” qui peuvent couvrir partiellement ces frais. Les modalités varient considérablement selon les contrats : certains ne couvrent que quelques pratiques spécifiques (sophrologie, réflexologie), d’autres imposent que le praticien soit membre d’une fédération professionnelle reconnue. Le client doit généralement avancer les frais puis demander un remboursement en fournissant une facture détaillée.

Comment un praticien du code 86.90F peut-il collaborer avec des professionnels de santé conventionnels ?

La collaboration est possible et même encouragée dans une perspective de parcours de soins intégratif, mais elle doit respecter certaines limites. Le praticien en médecine non conventionnelle doit clairement indiquer au patient que son intervention est complémentaire et non substitutive aux soins médicaux. Il peut, avec l’accord du patient, communiquer avec le médecin traitant pour assurer une cohérence des approches. Certains établissements de santé intègrent d’ailleurs ces praticiens dans des programmes de soins multidisciplinaires, particulièrement en oncologie ou en soins palliatifs. Dans ces cas, les interventions se font généralement sous la supervision du corps médical.