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L’industrie sidérurgique française, pilier historique de l’économie nationale, est classée sous le code NAF 24.10Z. Ce secteur, qui a forgé l’industrialisation du pays depuis plus de deux siècles, représente aujourd’hui un enjeu stratégique majeur face aux défis de la décarbonation. Avec une production annuelle d’environ 14 millions de tonnes d’acier, cette filière demeure essentielle pour de nombreux secteurs industriels, de l’automobile à la construction. Malgré les crises successives et la concurrence internationale, la sidérurgie française s’est transformée en privilégiant la spécialisation et l’innovation, tout en maintenant un savoir-faire unique. Cette classification 24.10Z délimite précisément les activités de production sidérurgique, des hauts-fourneaux aux produits semi-finis.

Panorama économique du secteur

La sidérurgie française, bien que fragilisée par les vagues de désindustrialisation, demeure un secteur clé de l’économie nationale. Elle génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 15 milliards d’euros et emploie directement plus de 23 000 personnes dans l’Hexagone. Le secteur est caractérisé par une forte concentration industrielle, les principales capacités de production étant détenues par quelques grands groupes comme ArcelorMittal, leader mondial basé au Luxembourg mais disposant de nombreuses installations en France.

Évolution et transformations du secteur

Depuis les années 1970, la sidérurgie française a connu une profonde restructuration. D’une industrie massive employant plus de 150 000 personnes dans les années 1960, elle s’est progressivement transformée en un secteur plus compact et technologiquement avancé. Les bassins historiques comme la Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais et la Loire ont vu leur physionomie industrielle profondément modifiée.

La production d’acier en France s’est progressivement orientée vers des produits à plus forte valeur ajoutée et des aciers spéciaux, délaissant progressivement les productions de masse désormais dominées par la Chine, qui représente plus de 50% de la production mondiale.

Définition et classification

Le code NAF 24.10Z « Sidérurgie » appartient à la division 24 « Métallurgie » de la nomenclature d’activités française. Cette division est elle-même rattachée à la section C « Industrie manufacturière ». La sidérurgie représente le premier maillon de la chaîne de valeur de la métallurgie, assurant la transformation du minerai de fer en matériaux utilisables par les industries en aval.

Cette classification couvre spécifiquement les activités de production de fonte et d’acier bruts, ainsi que leur transformation en produits semi-finis. Elle englobe l’ensemble du processus sidérurgique, depuis l’extraction et l’enrichissement du minerai jusqu’à la production de produits laminés.

Positionnement dans la hiérarchie des codes NAF

Dans la structure hiérarchique des codes NAF, le 24.10Z se positionne comme suit :

  • Section C : Industrie manufacturière
  • Division 24 : Métallurgie
  • Groupe 24.1 : Sidérurgie et fabrication de ferro-alliage
  • Classe 24.10 : Sidérurgie
  • Sous-classe 24.10Z : Sidérurgie

Cette classification précise permet d’identifier clairement les entreprises opérant dans ce secteur spécifique pour des analyses économiques, statistiques et stratégiques.

Activités principales et secondaires

Les activités couvertes par le code NAF 24.10Z englobent l’intégralité de la chaîne de production sidérurgique, depuis les opérations primaires jusqu’à la fabrication de produits semi-finis.

Filière fonte et acier primaire

Cette catégorie comprend la production de fonte en gueuse et de fonte spiegel en haut fourneau, la fabrication directe de produits ferreux à partir de minerai de fer, ainsi que la production de fer, d’acier et de ferro-alliages sous forme brute. Les procédés concernés incluent :

  • L’agglomération du minerai de fer
  • La production de fonte en haut fourneau
  • La conversion de la fonte en acier dans des convertisseurs à oxygène
  • La production d’acier en four électrique à partir de ferrailles
  • La métallurgie secondaire (affinage de l’acier)

Produits laminés et semi-finis

Le code 24.10Z inclut également la fabrication de produits semi-finis en acier tels que :

  • Les produits plats laminés à chaud et à froid (tôles, feuillards)
  • Les produits longs laminés à chaud (barres, fils machine, profilés)
  • Les matériels de voies ferrées (rails, traverses)
  • Les palplanches et profilés ouverts obtenus par laminage à chaud
  • Les tubes, tuyaux et profilés creux sans soudure en acier

Ces produits semi-finis constituent la base industrielle pour de nombreux secteurs en aval, de la construction automobile au bâtiment en passant par la fabrication de machines industrielles.

Activités connexes incluses

Le code couvre également certaines opérations spécifiques comme :

  • La production de lingots, d’autres formes primaires et de produits semi-finis en acier
  • La refusion de lingots de ferrailles
  • La fabrication de ferro-alliages
  • La production de poudres d’acier

Tendances et évolutions du marché

Le secteur sidérurgique fait face à des transformations majeures qui redéfinissent ses perspectives d’avenir et son modèle économique.

Décarbonation : le défi majeur

La sidérurgie est l’un des secteurs industriels les plus émetteurs de CO2, représentant environ 7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La décarbonation constitue donc un enjeu central pour le secteur. En France, des projets innovants comme le programme ULCOS (Ultra-Low CO2 Steelmaking) et plus récemment l’initiative européenne H2GREENSTEEL, visent à développer des processus de production d’acier à faibles émissions. Les principales voies explorées sont :

  • L’utilisation d’hydrogène comme agent réducteur pour remplacer le coke
  • L’électrification des procédés sidérurgiques
  • Le captage et stockage du carbone (CSC)
  • Le développement de la filière recyclage et économie circulaire

Spécialisation et montée en gamme

Face à la concurrence internationale, notamment asiatique, la sidérurgie française s’est réorientée vers des produits à haute valeur ajoutée. Cette stratégie de différenciation se traduit par :

  • Le développement d’aciers spéciaux et alliés pour l’aéronautique et l’énergie
  • La conception d’aciers haute performance pour l’automobile (allégés, ultra-résistants)
  • L’innovation dans les revêtements et traitements de surface
  • La digitalisation des procédés et le développement de l’usine sidérurgique 4.0

Cette orientation vers des marchés à plus forte valeur ajoutée permet à la sidérurgie française de maintenir sa compétitivité malgré des coûts de production supérieurs à ceux des pays émergents.

Le saviez-vous ?

L’industrie sidérurgique française consomme annuellement environ 7,5 millions de tonnes de ferrailles recyclées, ce qui en fait le premier recycleur industriel du pays. Ce recyclage permet d’économiser 40% d’énergie et 58% d’émissions de CO2 par rapport à la production primaire d’acier à partir de minerai. Certains sites français atteignent même des taux de recyclage supérieurs à 95% de leurs déchets industriels.

Environnement réglementaire

La sidérurgie est l’un des secteurs industriels les plus encadrés sur le plan réglementaire, tant au niveau national qu’européen. Cette réglementation dense reflète à la fois l’impact environnemental significatif de cette industrie et son caractère stratégique.

Réglementation environnementale spécifique

Les installations sidérurgiques sont soumises à la directive européenne sur les émissions industrielles (IED) et doivent respecter les niveaux d’émission associés aux meilleures techniques disponibles (NEA-MTD) définies dans le BREF (Best REFerence) Fer et Acier. Ces documents techniques extrêmement précis encadrent :

  • Les émissions atmosphériques (poussières, oxydes d’azote, dioxyde de soufre, composés organiques volatils)
  • Les rejets aqueux et la gestion de l’eau
  • La gestion des déchets et sous-produits (laitiers, boues)
  • L’efficacité énergétique des installations

En France, les sites sidérurgiques sont classés ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) sous le régime de l’autorisation avec servitudes (AS), impliquant des études d’impact et de dangers approfondies.

Système d’échange de quotas d’émission

La sidérurgie est l’un des secteurs couverts par le système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS). Les installations doivent ainsi déclarer leurs émissions annuelles de CO2 et restituer un nombre correspondant de quotas. Le secteur bénéficie toutefois d’allocations gratuites en tant qu’industrie exposée aux risques de fuite de carbone, mais ces allocations sont progressivement réduites dans le cadre du Pacte Vert européen.

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), qui entrera pleinement en vigueur en 2026, constitue un changement majeur pour le secteur, destiné à équilibrer les conditions de concurrence avec les producteurs situés hors de l’UE non soumis à des contraintes carbone comparables.

Évolutions réglementaires récentes

Parmi les dernières évolutions notables affectant spécifiquement la sidérurgie, on peut citer :

  • Le renforcement progressif du système EU ETS dans le cadre du paquet “Fit for 55”
  • L’intégration des objectifs de circularité dans la réglementation (augmentation des taux de recyclage)
  • Les nouvelles exigences en matière de reporting extra-financier avec la directive CSRD
  • Les obligations de décarbonation dans le cadre des plans nationaux énergie-climat

Codes NAF connexes et différences

Le code NAF 24.10Z s’inscrit dans un écosystème métallurgique plus large comprenant plusieurs codes apparentés qui correspondent à différentes étapes de la transformation des métaux. Ces distinctions sont essentielles pour comprendre le positionnement des entreprises dans la chaîne de valeur.

Code NAF Intitulé Différences avec 24.10Z
24.20Z Fabrication de tubes, tuyaux, profilés creux et accessoires correspondants en acier Spécialisé uniquement dans la fabrication de tubes et tuyaux, à partir des produits semi-finis de la sidérurgie
24.31Z Étirage à froid Transformation à froid des produits longs issus de la sidérurgie pour obtenir des dimensions et propriétés mécaniques spécifiques
24.32Z Laminage à froid de feuillards Transformation à froid des produits plats issus de la sidérurgie pour réduire leur épaisseur et améliorer leurs caractéristiques
24.51Z Fonderie de fonte Concerne la mise en forme par moulage de la fonte pour fabriquer des pièces, en aval de la sidérurgie
07.10Z Extraction de minerais de fer Activité en amont de la sidérurgie, fournissant la matière première principale

La distinction fondamentale entre la sidérurgie (24.10Z) et les autres codes métallurgiques réside dans la nature des processus : la sidérurgie concerne la production primaire d’acier à partir de minerai ou de ferrailles et sa première transformation en produits semi-finis, tandis que les autres codes concernent des transformations secondaires plus spécifiques.

À noter également que certaines activités peuvent être réalisées au sein d’un même site industriel intégré, ce qui peut parfois compliquer l’attribution d’un code unique à une entreprise fortement diversifiée.

Stratégies de prospection B2B

La sidérurgie présente des particularités qui nécessitent des approches de prospection B2B adaptées. Ce secteur à la fois concentré et stratégique demande une connaissance approfondie de son fonctionnement et de ses enjeux.

Segmentation sectorielle spécifique

Une segmentation efficace des entreprises sidérurgiques peut s’appuyer sur plusieurs critères pertinents :

  • Type de procédé : Filière fonte (haut-fourneau et convertisseur) vs. filière électrique (four à arc électrique)
  • Produits fabriqués : Produits plats (tôles, feuillards) vs. produits longs (barres, fils, profilés)
  • Degré de spécialisation : Aciers courants vs. aciers spéciaux et alliés
  • Taille et capacité : Grands groupes intégrés vs. acteurs spécialisés de taille moyenne
  • Implantation géographique : Bassins sidérurgiques historiques (Grand Est, Hauts-de-France) vs. nouvelles implantations

Cette segmentation permet d’adapter précisément les offres de service aux besoins spécifiques de chaque catégorie d’acteurs, qui peuvent être très différents.

Acteurs clés et écosystème

Le secteur sidérurgique français est dominé par quelques acteurs majeurs dont la connaissance est essentielle pour toute démarche de prospection :

  • ArcelorMittal, avec ses sites de Dunkerque, Florange, Fos-sur-Mer et plusieurs autres unités spécialisées
  • Ascometal, spécialiste des aciers spéciaux longs
  • Aperam, focalisé sur les aciers inoxydables
  • Vallourec, spécialiste des tubes sans soudure pour l’énergie
  • Les sites industriels du groupe Liberty Steel

Au-delà de ces acteurs directs, l’écosystème inclut également des fournisseurs d’équipements, des entreprises d’ingénierie spécialisées, des sociétés de maintenance industrielle et des prestataires logistiques dédiés.

Ciblage et exploitation des données

Pour une prospection efficace dans ce secteur, Datapult.ai permet d’accéder à des données B2B extrêmement précises comme :

  • La capacité de production annuelle
  • Les certifications spécifiques (ISO 50001 pour l’énergie, ISO 14001 pour l’environnement)
  • Les investissements récents et projets de modernisation
  • Les enjeux de décarbonation propres à chaque site
  • Les réseaux de sous-traitance et partenariats industriels

L’exploitation intelligente de ces données permet d’identifier les opportunités commerciales les plus pertinentes, notamment en lien avec les grands défis du secteur : décarbonation, efficacité énergétique, digitalisation des procédés et économie circulaire.

Répartition géographique des entreprises

La sidérurgie française présente une répartition géographique fortement marquée par l’histoire industrielle du pays. Cette distribution territoriale reflète l’évolution du secteur depuis ses origines jusqu’aux restructurations contemporaines.

Bassins historiques et évolution

Trois régions historiques concentrent encore aujourd’hui une part significative de l’activité sidérurgique française :

  • Grand Est (principalement Lorraine) : Berceau historique de la sidérurgie française, cette région a connu une forte désindustrialisation mais conserve des sites majeurs comme celui de Florange (ArcelorMittal). La vallée de la Fensch et le bassin de Thionville restent des zones d’activité sidérurgique importantes.
  • Hauts-de-France : La région abrite le site de Dunkerque, plus grand complexe sidérurgique français avec une capacité de production annuelle de plus de 6 millions de tonnes d’acier. C’est le seul site français à disposer encore de la filière complète (hauts-fourneaux, convertisseurs, coulée continue, laminoirs).
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : Le site de Fos-sur-Mer représente un pôle sidérurgique majeur bénéficiant d’une situation portuaire stratégique pour l’approvisionnement en matières premières et l’expédition des produits.

D’autres implantations plus spécialisées se retrouvent en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine, principalement orientées vers les aciers spéciaux et la filière électrique.

Impact territorial et écosystème local

Chaque bassin sidérurgique génère un écosystème économique spécifique incluant :

  • Un réseau dense de sous-traitants spécialisés (maintenance, logistique, services industriels)
  • Des centres de formation adaptés aux besoins spécifiques du secteur
  • Des structures de recherche dédiées, comme l’Institut de Recherche Métallurgique (IRM) et des laboratoires universitaires spécialisés
  • Des infrastructures logistiques dimensionnées pour les flux massifs de matières (ports, voies ferrées, plateformes multimodales)

Cette concentration géographique facilite les stratégies de prospection territorialisées, permettant d’aborder simultanément plusieurs acteurs de la chaîne de valeur sidérurgique au sein d’un même bassin d’emploi.

Exploiter les données pour votre prospection

La sidérurgie présente des caractéristiques uniques qui nécessitent une approche sur mesure pour la prospection commerciale. L’exploitation intelligente des données sectorielles permet d’optimiser significativement les démarches commerciales auprès de ces acteurs industriels.

Pour une prospection efficace dans ce secteur, plusieurs facteurs critiques doivent être pris en compte :

  • La cyclicité du secteur, avec des phases d’investissement très marquées
  • Les enjeux de transition écologique qui génèrent des besoins spécifiques en équipements et services
  • Les processus de décision complexes impliquant de multiples parties prenantes
  • Le besoin de personnalisation poussée des offres de services

Les données sectorielles permettent d’identifier précisément ces fenêtres d’opportunité et d’affiner les propositions de valeur. Au-delà des informations génériques, des indicateurs spécifiques comme les projets d’investissement environnementaux, les calendriers de maintenance des installations ou les plans de décarbonation constituent des leviers d’entrée particulièrement pertinents.

La combinaison de ces données avec une connaissance approfondie des contraintes réglementaires et des défis technologiques du secteur permet d’établir une stratégie de prospection véritablement différenciante, adaptée aux enjeux uniques de la sidérurgie contemporaine.

Quelle est la différence entre sidérurgie et métallurgie ?

La sidérurgie est une branche spécifique de la métallurgie consacrée exclusivement à la fabrication et à la transformation du fer et de l’acier. Elle couvre le processus qui va de l’élaboration de la fonte et de l’acier brut à partir du minerai jusqu’à la production de produits semi-finis. La métallurgie, quant à elle, est un terme plus large qui englobe l’ensemble des procédés d’extraction, d’élaboration et de mise en forme de tous les métaux (ferreux et non ferreux comme l’aluminium, le cuivre, etc.). Ainsi, la sidérurgie constitue un sous-ensemble de la métallurgie, spécifiquement orienté vers les métaux ferreux.

Comment la sidérurgie française fait-elle face au défi de la décarbonation ?

La sidérurgie française déploie une stratégie de décarbonation à plusieurs niveaux. À court terme, elle optimise ses procédés existants pour réduire leur empreinte carbone (efficacité énergétique, récupération de chaleur, optimisation des matières). À moyen terme, elle augmente l’utilisation de ferrailles recyclées dans la production d’acier via la filière électrique, moins émettrice que la filière fonte. À long terme, elle développe des technologies de rupture comme la réduction directe à l’hydrogène (projet H2GREENSTEEL) et le captage-stockage de CO2. ArcelorMittal a notamment annoncé un investissement de 1,7 milliard d’euros sur son site de Dunkerque pour réduire de 40% ses émissions d’ici 2030, en remplaçant partiellement ses hauts-fourneaux par des unités de réduction directe utilisant du gaz naturel puis de l’hydrogène.

Quels sont les principaux produits issus de la sidérurgie française ?

La sidérurgie française se distingue par une production diversifiée mais de plus en plus orientée vers des produits à haute valeur ajoutée. Les principaux produits incluent : les bobines laminées à chaud et à froid destinées principalement à l’automobile et l’électroménager ; les tôles fortes pour la construction navale, l’éolien offshore et les infrastructures ; les aciers revêtus (galvanisés, aluminisés) pour le bâtiment et l’automobile ; les produits longs (barres, fils, profilés) pour la construction et la mécanique ; et les aciers spéciaux pour l’aéronautique, le nucléaire et l’énergie. La France se positionne particulièrement sur les aciers haut de gamme, les aciers inoxydables et les produits sidérurgiques nécessitant un savoir-faire technique avancé, laissant progressivement les productions standards aux pays à faibles coûts de production.

Comment s’organise la chaîne logistique de la sidérurgie ?

La chaîne logistique de la sidérurgie est particulièrement complexe en raison des volumes massifs impliqués et de la diversité des flux. En amont, elle comprend l’approvisionnement en matières premières (minerai de fer, charbon, ferrailles, additifs) principalement par voie maritime pour les sites côtiers et ferrée pour les sites intérieurs. En interne, elle nécessite une logistique sophistiquée pour gérer les flux entre les différentes unités de production (cokeries, agglomération, hauts-fourneaux, aciéries, laminoirs). En aval, la distribution des produits sidérurgiques s’organise via des centres de service (découpe, parachèvement) et un réseau de distributeurs spécialisés. Le transport ferroviaire reste prépondérant (environ 60% des flux) complété par la voie fluviale quand elle est disponible et le transport routier pour les derniers kilomètres ou les livraisons urgentes. Cette organisation logistique constitue un élément clé de la compétitivité du secteur.