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Alliant tradition artisanale et adaptations modernes, le secteur de la reliure représente un patrimoine culturel et technique remarquable en France. Le code NAF 18.14Z englobe un ensemble de métiers et de techniques qui, bien que moins visibles que d’autres secteurs des industries graphiques, jouent un rôle essentiel dans la finition et la préservation des documents imprimés. Cette nomenclature spécifique regroupe des professionnels dont le savoir-faire, souvent séculaire, s’est adapté aux évolutions technologiques tout en conservant la précision et la qualité qui caractérisent ce domaine. Dans un contexte de dématérialisation croissante, les entreprises de reliure ont su se réinventer en diversifiant leurs offres et en exploitant des niches à forte valeur ajoutée.

Panorama économique du secteur

Le secteur de la reliure en France se caractérise par un tissu économique composé majoritairement de petites structures artisanales et de quelques entreprises industrielles de taille intermédiaire. Ces acteurs évoluent dans un marché qui a connu d’importantes mutations structurelles, principalement sous l’effet de la numérisation des contenus et de l’évolution des pratiques de lecture et de conservation documentaire.

Structure et évolution d’un secteur en transition

Selon les dernières données disponibles, la France compte environ 350 entreprises relevant spécifiquement du code NAF 18.14Z, employant près de 1 800 salariés. La répartition géographique de ces entreprises montre une concentration notable en Île-de-France (environ 30% des établissements), suivie par les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. Cette distribution s’explique notamment par la proximité avec les grands éditeurs, imprimeurs et institutions culturelles.

L’évolution du chiffre d’affaires global du secteur reflète les défis contemporains : après une baisse continue entre 2005 et 2015 (près de -25%), on observe depuis une relative stabilisation, voire une légère remontée dans certains segments spécifiques comme la reliure d’art ou la restauration d’ouvrages anciens.

Positionnement dans la chaîne de valeur de l’industrie graphique

La reliure intervient généralement en phase finale de la chaîne graphique, après l’impression et avant la distribution. Cette position stratégique confère au secteur un rôle déterminant dans la qualité perçue du produit final. Les entreprises de reliure entretiennent ainsi des relations étroites avec les imprimeurs (Code NAF 18.12Z), les éditeurs (Code NAF 58.11Z) et les prestataires de services prépresse (Code NAF 18.13Z).

Définition et classification

Le code NAF 18.14Z “Reliure et activités connexes” s’inscrit dans la division 18 “Imprimerie et reproduction d’enregistrements” de la Nomenclature d’Activités Française révision 2 (NAF rév. 2). Cette classification précise délimite un périmètre d’activités spécifiques liées au façonnage final des documents imprimés.

Positionnement dans la hiérarchie NAF

La classification hiérarchique du code 18.14Z se décompose ainsi :

  • Section C : Industries manufacturières
  • Division 18 : Imprimerie et reproduction d’enregistrements
  • Groupe 18.1 : Imprimerie et services annexes
  • Classe 18.14 : Reliure et activités connexes
  • Sous-classe 18.14Z : Reliure et activités connexes

Cette position dans la nomenclature reflète l’appartenance de la reliure au processus manufacturier de production d’imprimés, tout en reconnaissant sa spécificité technique par rapport aux activités d’impression proprement dites.

Correspondances internationales

Le code NAF 18.14Z correspond au code européen NACE 18.14 et s’aligne avec le code international CITI Rev.4 1812 “Activités de services annexes à l’impression”. Ces correspondances facilitent les analyses comparatives internationales et les études de marché transfrontalières, particulièrement pertinentes pour un secteur qui peut bénéficier d’échanges de savoir-faire et de techniques à l’échelle européenne et mondiale.

Activités principales et secondaires

Le périmètre du code NAF 18.14Z englobe un ensemble d’activités diversifiées qui gravitent autour de la finition et de la protection des documents imprimés. Ces activités peuvent être regroupées en plusieurs catégories distinctes qui reflètent la richesse technique du secteur.

La reliure traditionnelle

L’activité principale concerne les opérations de reliure au sens strict, qui comprennent :

  • Le pliage et l’assemblage des cahiers ou feuillets
  • La couture des cahiers (grecquage, pose des gardes)
  • La confection des couvertures (pleine toile, demi-reliure, plein cuir)
  • La dorure et les finitions décoratives (titrage, gaufrage)
  • La restauration d’ouvrages anciens ou précieux

Ces techniques, souvent manuelles ou semi-automatisées, sont principalement employées pour les livres à valeur patrimoniale, les éditions de luxe, les thèses universitaires ou les registres administratifs.

Le brochage industriel

Une part substantielle de l’activité du secteur concerne le brochage industriel, qui se caractérise par :

  • L’assemblage mécanisé des feuillets
  • Le collage à chaud (reliure thermocollée)
  • Le brochage à dos carré collé
  • La pose de couvertures souples

Ces procédés, largement automatisés, concernent principalement l’édition grand public (romans, essais, manuels).

Les façonnages spécifiques

Le code 18.14Z intègre également de nombreuses opérations de façonnage spécialisées :

  • La spirale métallique ou plastique (documents techniques, calendriers)
  • Le dos toilé (catalogues, annuaires)
  • Le wire-o et les reliures à anneaux (documents professionnels)
  • Le pelliculage et la plastification
  • Le gaufrage et les découpes spéciales

Services de finition documentaire

S’ajoutent à ces activités principales des services complémentaires :

  • La numérotation et perforation
  • L’encollage et l’assemblage de blocs
  • La mise sous pochette ou intercalaire
  • Le façonnage de produits para-papetiers (classeurs, chemises)

Notons que certaines activités frontières comme la sérigraphie spécialisée ou certains procédés d’ennoblissement peuvent parfois être réalisées par des entreprises de reliure, mais relèvent techniquement d’autres codes NAF.

Tendances et évolutions du marché

Le secteur de la reliure et des activités connexes connaît des transformations significatives, oscillant entre défis structurels et nouvelles opportunités. Cette évolution s’articule autour de plusieurs axes majeurs qui redessinent le paysage économique de la profession.

L’impact du numérique : menace et opportunité

La digitalisation constitue sans conteste le facteur de transformation le plus puissant pour ce secteur. Si la dématérialisation des contenus a diminué les volumes globaux d’ouvrages reliés (particulièrement sensible pour les encyclopédies, annuaires et certaines publications périodiques), elle a paradoxalement valorisé l’objet-livre comme bien culturel matériel.

Cette situation a engendré une polarisation du marché avec :

  • Une baisse des volumes de reliure industrielle standard
  • Une augmentation de la demande pour la reliure d’art et les éditions limitées haut de gamme
  • Le développement de la restauration d’ouvrages patrimoniaux (environ +15% en volume depuis 2018)

La personnalisation comme valeur ajoutée

Le saviez-vous ?

La reliure personnalisée pour particuliers a connu une progression de plus de 30% en cinq ans, portée notamment par les albums photos, livres de souvenirs et ouvrages commémoratifs – un phénomène de “retour au tangible” paradoxalement amplifié par la culture numérique.

La capacité à proposer des finitions sur-mesure et personnalisées représente désormais un avantage concurrentiel décisif. Les entreprises de reliure qui prospèrent sont souvent celles ayant développé des services de customisation avancée : reliures nominatives, matériaux spécifiques, techniques décoratives innovantes. Ce segment, à plus forte valeur ajoutée, permet de compenser partiellement la baisse des volumes traditionnels.

L’émergence de nouveaux marchés

Parmi les segments émergents ou en développement, on peut noter :

  • La reliure à la demande (POD – Print On Demand) pour l’auto-édition
  • Les services pour bibliophiles et collectionneurs
  • La conservation préventive pour institutions culturelles
  • Les produits de communication corporate haut de gamme
  • L’archivage physique sécurisé de documents légaux et juridiques

Les défis environnementaux

Le secteur n’échappe pas aux problématiques écologiques. L’utilisation de matériaux plus respectueux de l’environnement (colles sans solvants, papiers recyclés, cuirs tannés végétalement) devient un argument commercial de plus en plus valorisé. Plusieurs entreprises du secteur ont d’ailleurs obtenu des certifications environnementales (ISO 14001, Imprim’Vert) pour répondre aux exigences croissantes des donneurs d’ordre.

Environnement réglementaire

Les entreprises exerçant dans le domaine de la reliure et des activités connexes sont soumises à un cadre réglementaire spécifique qui touche à plusieurs aspects de leur activité. Ces réglementations influencent les pratiques professionnelles et constituent des facteurs importants à considérer pour les entreprises du secteur.

Réglementations environnementales spécifiques

Le secteur de la reliure utilise des produits chimiques (colles, vernis, solvants) qui font l’objet d’une réglementation stricte, notamment :

  • Le règlement REACH concernant l’enregistrement et l’autorisation des substances chimiques
  • La directive 2010/75/UE relative aux émissions industrielles (pour les ateliers dépassant certains seuils d’utilisation de solvants)
  • La réglementation sur les Composés Organiques Volatils (COV) qui impose des valeurs limites d’émission

L’évolution de ces normes a conduit de nombreux relieurs à modifier leurs procédés en adoptant des colles à base aqueuse et des produits de finition plus respectueux de l’environnement.

Normes et certifications qualité

Plusieurs normes techniques encadrent les processus de reliure, notamment :

  • La norme ISO 9706 pour le papier permanent (utilisée pour les documents d’archives)
  • La norme ISO 16245 pour les boîtes et chemises de conservation
  • Les normes liées à la résistance des reliures (tests d’arrachement, PAGE, tests de pliage)

Pour les marchés publics et certains clients institutionnels, le respect de ces normes peut constituer un prérequis contractuel. Certaines entreprises choisissent également la certification ISO 9001 pour valoriser leur démarche qualité.

Aspects patrimoniaux et propriété intellectuelle

La restauration d’ouvrages anciens est soumise à des réglementations spécifiques, particulièrement lorsqu’il s’agit de documents classés ou inscrits au patrimoine :

  • L’intervention sur des documents d’État peut nécessiter des habilitations particulières
  • La restauration d’ouvrages patrimoniaux peut exiger l’obtention d’agréments ministériels
  • Les techniques employées pour certains documents historiques doivent respecter des chartes de restauration (comme la Charte de Venise)

Par ailleurs, les aspects décoratifs originaux d’une reliure peuvent être protégés au titre du droit d’auteur, créant un cadre juridique particulier pour les créations contemporaines.

Formation et reconnaissance des qualifications

Le secteur dispose de formations spécifiques et de titres reconnus :

  • CAP Arts de la reliure
  • BMA (Brevet des Métiers d’Art) Art de la reliure et de la dorure
  • Diplôme de restaurateur du patrimoine (spécialité Arts graphiques)

L’accès à certains marchés, notamment publics, peut être conditionné à la possession de ces qualifications, particulièrement pour les interventions sur des fonds patrimoniaux.

Codes NAF connexes et différences

Le secteur de la reliure s’inscrit dans un écosystème plus large d’activités liées à la production de documents imprimés et à leur transformation. La compréhension des codes connexes et de leurs spécificités permet de mieux cerner les frontières du métier et d’identifier les potentielles synergies ou diversifications.

Comparaison avec les principaux codes NAF liés

Code NAF Intitulé Frontière avec la reliure (18.14Z)
18.12Z Autre imprimerie (labeur) L’imprimerie réalise la production des contenus imprimés, tandis que la reliure intervient sur le façonnage. Certains imprimeurs intègrent des services basiques de reliure.
18.13Z Activités de pré-presse Le pré-presse intervient en amont dans la chaîne graphique (préparation des fichiers), alors que la reliure se situe en aval (finition).
17.23Z Fabrication d’articles de papeterie Ce code concerne la production d’articles en papier, parfois avec des éléments de reliure (classeurs, etc.) mais pas la reliure comme service de façonnage.
90.03A Création artistique relevant des arts plastiques Certains relieurs d’art peuvent être classés sous ce code quand leur activité est principalement artistique et créative plutôt qu’industrielle.

Les zones de chevauchement

Plusieurs situations de chevauchement peuvent exister entre le code 18.14Z et d’autres activités :

1. Reliure et imprimerie (18.12Z) : De nombreux imprimeurs proposent des services basiques de reliure (agrafage, dos carré collé), créant une zone de concurrence sur les produits standards. Inversement, certains relieurs développent des capacités d’impression numérique pour offrir une solution intégrée.

2. Reliure et restauration d’art (90.03B) : La restauration de livres anciens et précieux se situe à la frontière entre le métier technique du relieur et la conservation-restauration artistique.

3. Reliure et fabrication de produits papetiers (17.23Z) : La confection de classeurs, chemises à rabats et autres produits de rangement peut relever des deux codes selon le processus de fabrication et la finalité du produit.

Spécificités réglementaires et fiscales

Ces différents codes peuvent impliquer des traitements distincts :

  • Le taux de TVA applicable peut varier (5,5% pour certains travaux de reliure de livres contre 20% pour d’autres produits)
  • Les conventions collectives diffèrent (Industries graphiques pour 18.14Z versus Métiers d’art pour 90.03A par exemple)
  • Les obligations en matière d’éco-contribution varient selon la nature exacte de l’activité

Cette complexité explique pourquoi certaines entreprises peuvent hésiter entre plusieurs codes NAF ou parfois disposer d’établissements secondaires avec des codes différents pour mieux refléter la diversité de leurs activités.

Stratégies de prospection B2B

La prospection commerciale dans le secteur de la reliure et des activités connexes nécessite une approche ciblée et différenciée selon les segments de clientèle. En tant que prestataires de services spécialisés, les entreprises du code NAF 18.14Z doivent adapter leurs stratégies commerciales aux spécificités de leurs marchés.

Segmentation et ciblage efficace

Les principaux segments de clientèle B2B pour les entreprises de reliure peuvent être catégorisés comme suit :

  • Éditeurs et maisons d’édition : Principaux donneurs d’ordres pour la reliure industrielle et semi-industrielle
  • Institutions culturelles : Bibliothèques, archives, musées et universités pour la restauration et la conservation
  • Entreprises et administrations : Pour les rapports annuels, documents officiels et archives corporate
  • Imprimeurs : En sous-traitance pour offrir des services complets à leurs clients
  • Professionnels libéraux : Notaires, avocats, experts-comptables pour la reliure de documents légaux

Chaque segment requiert une approche distincte tant en termes d’arguments commerciaux que de canaux de prospection.

Approches sectorielles spécifiques

Pour une prospection efficace, il convient d’adapter le discours et les offres selon les cibles :

Pour les éditeurs

Mettre en avant la fiabilité, le respect des délais et la capacité à gérer des volumes variables. Les arguments portent principalement sur :

  • La qualité technique des finitions
  • La flexibilité des plannings de production
  • La capacité à proposer des solutions innovantes pour se démarquer en librairie
  • L’optimisation des coûts pour les tirages moyens et courts

Pour les institutions culturelles

Valoriser l’expertise technique, le respect des normes de conservation et la connaissance des matériaux. Les points d’attention sont :

  • La conformité aux normes patrimoniales
  • Les références sur des ouvrages similaires
  • La traçabilité des interventions et la réversibilité des procédés
  • Les garanties sur la durabilité des restaurations

Pour les entreprises

Proposer des solutions personnalisées à forte valeur perçue pour leurs documents stratégiques :

  • Reliures corporate aux couleurs de l’entreprise
  • Finitions luxueuses pour rapports destinés aux actionnaires
  • Solutions d’archivage physique sécurisé
  • Capacité à travailler en flux tendus pour les documents urgents

Exploitation des données pour une prospection ciblée

L’utilisation intelligente des données B2B peut significativement améliorer l’efficacité de la prospection dans ce secteur. Datapult.ai permet par exemple d’identifier et de qualifier précisément :

  • Les éditeurs par taille, spécialité et localisation géographique
  • Les institutions culturelles disposant de budgets de conservation
  • Les cabinets juridiques et financiers avec un fort volume documentaire
  • Les entreprises réalisant des publications régulières de qualité

Témoignage d’un professionnel du secteur

“Après avoir vu notre carnet de commandes traditionnelles se réduire progressivement, nous avons complètement revu notre stratégie commerciale en nous appuyant sur une analyse fine de notre marché. En ciblant spécifiquement les cabinets d’avocats d’affaires et les directions juridiques des grandes entreprises, nous avons développé une offre de reliure sécurisée pour documents confidentiels qui représente aujourd’hui 40% de notre chiffre d’affaires. La précision du ciblage a été déterminante.”

— Marc Lefort, dirigeant d’un atelier de reliure en Île-de-France

Ciblage B2B par région et taille d’entreprise

La répartition géographique et la structure par taille des entreprises du secteur de la reliure présentent des caractéristiques distinctives qu’il convient d’analyser pour optimiser les stratégies de prospection et de développement commercial.

Répartition territoriale stratégique

La cartographie des entreprises de reliure et activités connexes en France révèle une distribution hétérogène qui s’explique par des facteurs historiques et économiques :

  • Île-de-France : Concentre environ 30% des entreprises du secteur, avec une forte présence à Paris intra-muros et dans les Hauts-de-Seine. Cette concentration s’explique par la proximité avec les grands éditeurs, les institutions culturelles et les sièges sociaux de grandes entreprises.
  • Auvergne-Rhône-Alpes : Seconde région en importance (15% des établissements), avec un pôle historique autour de Lyon, lié à la tradition de l’imprimerie et de l’édition dans cette région.
  • Nouvelle-Aquitaine : Troisième bassin significatif (10% environ), notamment autour de Bordeaux et Limoges, qui bénéficie d’une tradition artisanale bien établie.

Les autres régions présentent une densité plus faible, avec toutefois quelques pôles spécialisés comme Strasbourg en Grand Est (reliure académique) ou Toulouse en Occitanie (reliure administrative et juridique).

Profil dimensionnel du secteur

La structure par taille des entreprises du code NAF 18.14Z révèle un secteur très atomisé :

  • Micro-entreprises (0-9 salariés) : Représentent plus de 80% des établissements, principalement des ateliers artisanaux spécialisés dans la reliure d’art, la restauration ou des services de niche.
  • Petites entreprises (10-49 salariés) : Environ 15% des structures, souvent positionnées sur des marchés semi-industriels comme le brochage en moyennes séries ou la reliure administrative.
  • Entreprises moyennes (50-249 salariés) : Moins de 5% du total, principalement des façonniers industriels travaillant en sous-traitance pour de grands imprimeurs ou des groupes d’édition.
  • Grandes entreprises (+250 salariés) : Quasiment absentes en tant qu’entités spécialisées – les grandes capacités de reliure sont généralement intégrées au sein de groupes d’imprimerie plus larges.

Zoom sur la région Auvergne-Rhône-Alpes

Cette région constitue un exemple intéressant d’écosystème spécialisé. Autour de Lyon, on observe une concentration d’entreprises complémentaires :

  • Des ateliers artisanaux spécialisés dans la reliure d’art, notamment dans le quartier historique de la Croix-Rousse
  • Des façonniers industriels dans la périphérie lyonnaise (Vénissieux, Villeurbanne)
  • Des entreprises innovantes combinant techniques traditionnelles et technologies numériques

Cette région bénéficie également d’un réseau de formation dense avec l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne et plusieurs centres de formation aux métiers d’art, facilitant le recrutement et l’incorporation de nouvelles techniques.

Stratégies de prospection adaptées

Ces données territoriales et dimensionnelles permettent d’affiner les approches commerciales :

  • Pour les très petits ateliers : Privilégier le développement de réseaux locaux et la participation aux événements culturels régionaux (salons du livre, expositions patrimoniales)
  • Pour les petites entreprises : Développer des partenariats avec des imprimeurs complémentaires et cibler les marchés publics locaux (bibliothèques, archives départementales)
  • Pour les structures moyennes : Établir des relations suivies avec les grands donneurs d’ordres nationaux et participer aux salons professionnels comme le Salon du Livre de Paris ou Graphitec

La connaissance fine de cette répartition permet également d’identifier des opportunités de développement dans des zones moins couvertes mais présentant un potentiel client, notamment certaines villes moyennes abritant des institutions culturelles ou administratives importantes.

En conclusion, le code NAF 18.14Z recouvre un secteur très diversifié dont la prospection commerciale doit s’appuyer sur une analyse territoriale précise et une segmentation par taille pertinente pour maximiser l’efficacité des démarches commerciales.

Quelle est la différence entre brochage et reliure ?

Le brochage est une technique d’assemblage où les pages sont simplement cousues ou collées et recouvertes d’une couverture souple (comme pour les livres de poche). La reliure, plus élaborée, implique l’utilisation d’une couverture rigide et souvent des techniques plus complexes d’assemblage des cahiers. Les deux activités sont couvertes par le code NAF 18.14Z mais correspondent à des niveaux de finition et de durabilité différents.

Les services de reliure numérique à la demande relèvent-ils du code 18.14Z ?

Oui, les services de reliure à la demande, même s’ils sont associés à de l’impression numérique, relèvent du code 18.14Z pour la partie façonnage et finition. Cependant, si l’activité principale est l’impression, avec la reliure comme service accessoire, l’entreprise pourrait être classée en 18.12Z. Le critère déterminant est généralement la valeur ajoutée principale et le cœur de métier de l’entreprise.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour les ateliers de reliure traditionnelle ?

Les ateliers de reliure traditionnelle font face à un paradoxe : la diminution globale des volumes est contrebalancée par une valorisation croissante du savoir-faire artisanal. Les perspectives les plus prometteuses se situent dans le haut de gamme (reliure d’art, éditions de luxe, restauration patrimoniale) et dans des niches spécialisées (reliures personnalisées, objets-livres, coffrets sur-mesure). La diversification vers des produits connexes comme les étuis de conservation ou les emballages premium représente également une voie d’adaptation.

Comment se forme-t-on aux métiers de la reliure aujourd’hui ?

La formation aux métiers de la reliure suit plusieurs voies :

  • La voie scolaire avec le CAP Arts de la reliure et le Brevet des Métiers d’Art
  • L’apprentissage en alternance avec les mêmes diplômes
  • La formation continue pour les adultes en reconversion
  • Les cursus spécialisés comme l’Institut National du Patrimoine pour la restauration

Ces formations combinent généralement apprentissage technique et sensibilisation à l’histoire du livre et aux matériaux. Certaines écoles comme l’École Estienne à Paris jouent un rôle central dans la transmission de ces savoir-faire.