Ciblez le code NAF 03.22Z
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L’aquaculture en eau douce représente un secteur discret mais essentiel de la production alimentaire française. Avec une histoire remontant à plus de huit siècles, ces activités d’élevage d’espèces aquatiques constituent aujourd’hui un maillon stratégique de la souveraineté alimentaire nationale. Le code NAF 03.22Z encadre spécifiquement cette filière, qui se distingue fondamentalement de la pisciculture marine par ses espèces, ses techniques et ses défis environnementaux propres. Dans un contexte où la demande mondiale de protéines aquatiques ne cesse de croître tandis que les stocks naturels s’amenuisent, l’aquaculture dulcicole (d’eau douce) française innove et se développe, malgré un cadre réglementaire complexe et des contraintes territoriales significatives.
Panorama économique du secteur
L’aquaculture en eau douce française représente un poids économique annuel estimé à environ 160 millions d’euros, avec près de 350 entreprises actives dont la majorité sont des structures familiales et artisanales. Ce secteur, bien que modeste à l’échelle nationale, joue un rôle crucial dans l’aménagement des zones rurales, avec 80% des installations situées dans des départements à faible densité de population.
Un secteur structuré par taille et modèles économiques
La filière se caractérise par une grande diversité de modèles d’exploitation. Les micro-entreprises (moins de 5 salariés) représentent environ 75% du nombre total d’exploitations mais seulement 30% de la production nationale. Les entreprises de taille moyenne (5 à 20 salariés) constituent le cœur économique du secteur, générant près de 60% du tonnage produit. Les grandes structures (plus de 20 salariés) restent rares mais jouent un rôle important dans l’innovation technique et l’exportation.
Malgré une croissance lente mais régulière (+1,5% en moyenne annuelle depuis 2015), le secteur fait face à une concurrence internationale sévère, notamment des pays d’Europe de l’Est et d’Asie où les coûts de production sont significativement inférieurs.
Définition et classification
Le code NAF 03.22Z “Aquaculture en eau douce” s’inscrit dans la section A (Agriculture, sylviculture et pêche) de la Nomenclature d’Activités Française. Cette nomenclature, alignée sur les classifications européennes NACE, permet d’identifier précisément les activités économiques pour des fins statistiques, réglementaires et administratives.
Ce code appartient plus précisément à :
- Division 03 : Pêche et aquaculture
- Groupe 03.2 : Aquaculture
- Classe 03.22 : Aquaculture en eau douce
- Sous-classe 03.22Z : Aquaculture en eau douce
Cette classification distingue clairement cette activité de l’aquaculture en mer (code NAF 03.21Z), avec laquelle elle partage des techniques mais diffère fondamentalement par les milieux d’exploitation, les espèces élevées et les contraintes environnementales.
Périmètre technique de la classification
L’aquaculture en eau douce se définit comme l’élevage contrôlé d’organismes aquatiques dans des environnements d’eau douce, qu’ils soient naturels (lacs, rivières) ou artificiels (étangs, bassins, circuits fermés). Cette activité implique une intervention humaine dans le processus d’élevage pour améliorer la production, comme l’ensemencement régulier, l’alimentation contrôlée et la protection contre les prédateurs.
À la différence de la pêche en eau douce (03.12Z), qui consiste en la capture d’espèces sauvages, l’aquaculture implique la propriété des stocks pendant l’élevage, depuis les phases d’écloserie jusqu’à la commercialisation.
Activités principales et secondaires
Production piscicole traditionnelle
L’activité principale couverte par ce code concerne l’élevage de poissons d’eau douce à des fins de consommation humaine. La France se distingue par plusieurs productions emblématiques :
- La truiticulture : première filière aquacole française en eau douce avec environ 35 000 tonnes produites annuellement, principalement en Aquitaine, Bretagne et Normandie
- La carpiculture : production traditionnelle en étangs, particulièrement présente dans la Dombes, la Brenne et la Lorraine
- L’élevage de perches et de sandres : filière plus récente et en développement
- L’esturgeon : principalement pour la production de caviar en Aquitaine
Activités d’écloserie et alevinage
Ce segment concerne la production d’œufs fertilisés, d’alevins et de juvéniles destinés au repeuplement des exploitations aquacoles ou des milieux naturels. Cette activité requiert des installations spécialisées et un savoir-faire technique significatif pour :
- La gestion des reproducteurs
- La fertilisation et l’incubation des œufs
- L’élevage larvaire et le pré-grossissement
- La sélection génétique pour l’amélioration des souches
En France, une cinquantaine d’écloseries spécialisées fournissent les exploitants et les fédérations de pêche en alevins de qualité.
Aquaculture intégrée et diversification
Le code 03.22Z couvre également des activités secondaires innovantes comme :
- L’astaciculture : élevage d’écrevisses, principalement des espèces américaines résistantes à la peste de l’écrevisse
- La raniculture : production de grenouilles, activité de niche mais porteuse
- La culture de macrophytes d’eau douce : plantes aquatiques à usages alimentaires ou ornementaux
- L’aquaponie : systèmes intégrés associant production piscicole et maraîchage hors-sol
Tendances et évolutions du marché
Le secteur de l’aquaculture en eau douce connaît plusieurs transformations majeures qui redessinent progressivement son paysage économique et technique.
Intensification écologique et systèmes à recirculation
La tendance la plus marquante concerne l’adoption croissante des systèmes aquacoles à recirculation (RAS – Recirculating Aquaculture Systems). Ces technologies permettent de réduire considérablement les besoins en eau et l’impact environnemental tout en intensifiant la production. Environ 15% des exploitations françaises ont désormais recours à ces techniques, avec une croissance annuelle de 8% des surfaces exploitées en RAS.
Ces systèmes fermés, où l’eau est filtrée et réutilisée en continu, permettent également de s’affranchir partiellement des contraintes climatiques et sanitaires, offrant de nouvelles perspectives pour la filière face aux défis du changement climatique.
Montée en gamme et certifications
Face à la concurrence internationale, la filière française mise sur la qualité et la différenciation. Ainsi, on observe :
- Une progression de 25% en cinq ans des volumes certifiés en agriculture biologique
- Le développement de labels régionaux valorisant les productions locales
- L’émergence de certifications environnementales spécifiques (Aquaculture Stewardship Council notamment)
Cette stratégie de valorisation permet aux producteurs français de maintenir des prix supérieurs d’environ 30% à la moyenne européenne, compensant partiellement des coûts de production plus élevés.
Le saviez-vous ?
La Dombes, région d’étangs située dans l’Ain, représente le plus ancien système piscicole d’Europe encore en activité. Ses 1 100 étangs interconnectés, couvrant plus de 12 000 hectares, fonctionnent selon un cycle traditionnel d’assec (mise à sec périodique des étangs) permettant l’alternance entre production piscicole et culture céréalière sur le même terrain. Ce système unique, datant du XIIIe siècle, est reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle.
Environnement réglementaire
L’aquaculture en eau douce est soumise à un cadre réglementaire particulièrement dense qui encadre l’ensemble des aspects de la production, de l’installation à la commercialisation.
Réglementation environnementale spécifique
Les installations d’aquaculture en eau douce sont principalement régies par :
- La nomenclature ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) : les exploitations dépassant certains seuils de production (généralement 20 tonnes/an) nécessitent une autorisation préfectorale spécifique
- La Loi sur l’Eau : tout prélèvement ou rejet en milieu aquatique est soumis à déclaration ou autorisation selon les volumes concernés
- La Directive Cadre sur l’Eau : impose des normes strictes sur la qualité des effluents
Les exploitants sont également tenus de réaliser des études d’impact environnemental et de mettre en place des dispositifs de traitement des effluents proportionnés à leur taille.
Réglementation sanitaire et traçabilité
En tant que producteur alimentaire, le secteur est soumis à :
- Le Paquet Hygiène européen, avec application des principes HACCP
- La réglementation sur le bien-être animal, incluant des dispositions spécifiques sur les densités d’élevage et les méthodes d’abattage
- Le règlement européen sur les maladies animales, imposant une surveillance sanitaire régulière et des protocoles stricts en cas de détection d’agents pathogènes
La traçabilité complète est obligatoire, depuis l’origine des alevins jusqu’à la commercialisation, avec des exigences renforcées pour les échanges internationaux.
Évolutions réglementaires récentes
Le cadre réglementaire s’est significativement renforcé ces dernières années, avec notamment :
- L’arrêté du 1er avril 2021 renforçant les exigences environnementales pour les nouvelles installations
- La mise en place en 2020 d’un plan de surveillance des contaminants spécifique à l’aquaculture d’eau douce
- L’entrée en vigueur en 2022 de nouvelles dispositions sur l’utilisation des ressources médicamenteuses en aquaculture
Codes NAF connexes et différences
L’aquaculture en eau douce s’inscrit dans un écosystème d’activités connexes, avec lesquelles elle interagit mais dont elle se distingue par des caractéristiques techniques et commerciales spécifiques.
| Code NAF | Intitulé | Principales différences avec 03.22Z |
|---|---|---|
| 03.21Z | Aquaculture en mer | Milieu marin, espèces différentes (bar, dorade, saumon), infrastructures spécifiques (cages flottantes), réglementation maritime |
| 03.12Z | Pêche en eau douce | Capture d’espèces sauvages sans élevage, absence de propriété des stocks avant capture, réglementation de la pêche |
| 10.20Z | Transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques | Activité de transformation industrielle, absence d’élevage, règles sanitaires spécifiques à l’agroalimentaire |
| 47.23Z | Commerce de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé | Activité purement commerciale sans production, règles de commercialisation et conservation différentes |
Cas particuliers et zones frontières
Certaines situations peuvent créer des ambiguïtés dans la classification :
- Les exploitations mixtes pratiquant à la fois l’aquaculture et la transformation sur site doivent généralement être classées selon leur activité principale en termes de valeur ajoutée
- Les activités de pêche récréative sur des plans d’eau privés empoissonnés relèvent généralement du code 93.19Z (Autres activités liées au sport) et non de l’aquaculture
- La production d’organismes aquatiques à des fins ornementales (poissons d’aquarium) relève bien du code 03.22Z même si la finalité n’est pas alimentaire
Stratégies de prospection B2B
Segmentation stratégique du secteur
Pour une approche commerciale efficace dans le secteur de l’aquaculture en eau douce, il convient d’adopter une segmentation fine qui prend en compte plusieurs critères spécifiques :
- Par taille d’exploitation : micro-exploitations familiales (moins de 10 tonnes/an), PME aquacoles (10-100 tonnes/an), exploitations industrielles (plus de 100 tonnes/an)
- Par espèce produite : salmoniculteurs (truites), cypriniculteurs (carpes et poissons blancs), producteurs d’espèces à forte valeur ajoutée (esturgeons, perches)
- Par système de production : étangs traditionnels, systèmes en circuit ouvert, systèmes à recirculation (RAS), aquaponie
- Par positionnement commercial : production standard, label qualité, bio, producteurs-transformateurs
Cette segmentation permet d’adapter précisément les offres de services ou produits aux besoins spécifiques de chaque segment.
Cartographie des besoins B2B par segment
Les besoins varient considérablement selon les segments identifiés :
- Équipements techniques : systèmes de filtration, oxygénation, nourrisseurs automatiques, logiciels de monitoring
- Intrants : aliments spécialisés, produits de traitement de l’eau, médicaments vétérinaires
- Services : conseil technique, certification qualité, analyses d’eau, audit environnemental
- Solutions logistiques : chaîne du froid, transport spécialisé pour animaux vivants
Les entreprises innovantes orientées vers l’amélioration des performances environnementales trouvent un écho particulier dans ce secteur en pleine transformation vers des pratiques plus durables.
Approche commerciale adaptée
La prospection dans ce secteur gagne à adopter une approche spécifique :
- Ciblage géographique sur les bassins de production majeurs : Aquitaine et Pyrénées (truites), Dombes et Brenne (étangs), Nord-Est (systèmes intensifs)
- Présence aux événements professionnels comme le Salon Aquaculture Europe, les Journées Techniques de l’ITAVI ou le CIPA Forum
- Collaboration avec les structures professionnelles : Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture, Fédération Française d’Aquaculture
Les bases de données sectorielles comme celles proposées par Datapult.ai permettent d’identifier précisément les acteurs par région, taille et spécialisation, optimisant ainsi les campagnes de prospection.
Répartition géographique des entreprises
La distribution territoriale des entreprises d’aquaculture en eau douce reflète une combinaison de facteurs historiques, hydrologiques et économiques qui dessinent une carte très hétérogène sur le territoire français.
Principales concentrations géographiques
On distingue plusieurs bassins de production majeurs :
- Nouvelle-Aquitaine : première région productrice avec 25% des entreprises du secteur, principalement orientée vers la production de truites et d’esturgeons
- Auvergne-Rhône-Alpes : 18% des entreprises, avec une forte concentration dans l’Ain (région de la Dombes) pour la carpiculture d’étang
- Bretagne et Normandie : 17% des entreprises, principalement des salmoniculteurs profitant des ressources hydriques abondantes
- Grand Est : 15% des entreprises, avec une spécialisation dans la pisciculture d’étang traditionnelle
On note également que près de 70% des exploitations sont situées dans des communes de moins de 3 500 habitants, soulignant l’importance de ce secteur pour l’économie rurale.
Facteurs déterminants de l’implantation
La localisation des entreprises aquacoles est dictée par plusieurs facteurs critiques :
- Disponibilité en eau de qualité : débits, températures et qualité physico-chimique adaptés aux espèces élevées
- Relief et hydrographie : les zones de piémont sont privilégiées pour la truiticulture (nécessitant des pentes et eaux fraîches), tandis que les zones de plaine sont favorables aux étangs
- Traditions historiques : certaines régions comme la Dombes ou la Brenne ont développé une expertise séculaire
- Proximité des marchés : les exploitations produisant des poissons vivants ou ultra-frais tendent à se rapprocher des bassins de consommation
Les nouvelles installations utilisant des systèmes à recirculation tendent à s’affranchir partiellement de ces contraintes géographiques traditionnelles, permettant des implantations plus proches des centres logistiques.
Exploiter les données pour votre prospection
Dans un secteur aussi spécifique et diversifié que l’aquaculture en eau douce, l’exploitation intelligente des données constitue un levier stratégique pour optimiser les démarches commerciales et partenariales.
Pour les fournisseurs d’équipements aquacoles, les prestataires de services spécialisés ou les acteurs de la transformation agroalimentaire, une approche data-driven permet d’affiner le ciblage commercial. L’identification précise des exploitations par taille, système de production et espèces élevées permet de proposer des solutions parfaitement adaptées aux besoins spécifiques.
Les indicateurs les plus pertinents à monitorer incluent l’évolution des surfaces exploitées par type de système (étangs, circuits ouverts, RAS), les volumes de production par espèce, et les investissements dans la modernisation des installations.
Les plateformes spécialisées comme Datapult permettent d’accéder à ces données sectorielles fines et actualisées, offrant un avantage concurrentiel significatif dans l’approche de ce marché de niche mais techniquement exigeant. L’intégration de ces informations dans une stratégie commerciale différenciée par segment constitue un facteur clé de succès pour toucher efficacement les 350 entreprises françaises de ce secteur discret mais dynamique.
Quelles sont les principales différences entre l’aquaculture en eau douce (03.22Z) et l’aquaculture marine (03.21Z)?
Bien que relevant du même principe d’élevage, ces deux activités diffèrent fondamentalement sur plusieurs aspects. L’aquaculture en eau douce concerne exclusivement des espèces dulcicoles (truites, carpes, esturgeons…) élevées dans des environnements non salés (rivières, étangs, bassins). Elle utilise majoritairement des systèmes terrestres (bassins, raceways, étangs) contrairement aux cages flottantes souvent employées en mer. Les contraintes réglementaires diffèrent également, l’aquaculture marine étant soumise au droit maritime et à des autorisations d’occupation du domaine public maritime. Enfin, les enjeux sanitaires sont distincts, avec des pathogènes et parasites spécifiques à chaque milieu.
Quelles certifications spécifiques existent pour l’aquaculture en eau douce en France?
Plusieurs certifications encadrent la production aquacole dulcicole. Le Label Rouge existe pour la truite (depuis 2000) et garantit une qualité gustative supérieure. La certification Agriculture Biologique impose des contraintes spécifiques: densités maximales (25kg/m³), alimentation bio à 100%, restrictions sur les traitements médicamenteux. L’Aquaculture Stewardship Council (ASC) certifie les pratiques environnementales responsables. Des labels régionaux existent également, comme “Poissons de Dombes” ou “Truite des Pyrénées”. Ces certifications répondent à des cahiers des charges stricts contrôlés par des organismes indépendants et permettent une valorisation commerciale des produits.
Comment les changements climatiques affectent-ils spécifiquement le secteur de l’aquaculture en eau douce?
Le réchauffement climatique constitue un défi majeur pour ce secteur. L’augmentation des températures de l’eau affecte directement les espèces d’eau froide comme la truite, dont les performances biologiques se dégradent au-delà de 19°C. Les épisodes de sécheresse réduisent la disponibilité en eau, contraignant certaines exploitations à diminuer leur production estivale (-15% en moyenne lors des étés caniculaires). Les événements climatiques extrêmes (crues, tempêtes) augmentent également les risques d’échappement ou de mortalité. Face à ces défis, la filière développe des stratégies d’adaptation: sélection génétique pour la tolérance thermique, diversification des espèces vers des poissons plus résistants aux températures élevées, et surtout développement des systèmes à recirculation permettant un contrôle des paramètres environnementaux.
Quelles sont les perspectives d’innovation technologique dans l’aquaculture en eau douce?
Le secteur connaît actuellement une vague d’innovations techniques majeures. Les systèmes d’aquaculture en recirculation (RAS) de nouvelle génération permettent désormais des taux de recyclage d’eau supérieurs à e90%. L’intelligence artificielle et l’IoT révolutionnent le monitoring des élevages avec des capteurs connectés mesurant en temps réel les paramètres biochimiques et le comportement des poissons. Les recherches en nutrition conduisent au développement d’aliments à faible impact environnemental, réduisant la dépendance aux farines de poissons sauvages. L’aquaponie (système combinant aquaculture et culture hydroponique) gagne également en maturité technique avec des installations commerciales viables. Enfin, les avancées en sélection génétique assistée par marqueurs moléculaires permettent d’améliorer les performances des souches sans recourir aux OGM.