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Le secteur de l’enseignement secondaire technique ou professionnel représente un pilier fondamental du système éducatif français, préparant les jeunes au monde du travail à travers des formations concrètes et professionnalisantes. Classé sous le code NAF 85.32Z, ce segment éducatif se distingue par sa vocation à former des techniciens et professionnels qualifiés dans des domaines variés allant de l’industrie aux services. En 2023, ce secteur mobilise plus de 220 000 enseignants et formateurs répartis dans environ 1 700 établissements publics et privés à travers la France. Alors que le marché de l’emploi évolue rapidement sous l’influence des transformations technologiques, l’enseignement technique et professionnel joue un rôle stratégique en adaptant continuellement ses programmes pour répondre aux besoins émergents des entreprises.

Panorama économique du secteur

L’enseignement secondaire technique ou professionnel constitue un maillon essentiel de l’économie française, avec un budget annuel global estimé à plus de 15 milliards d’euros. Ce secteur représente environ 30% des effectifs du secondaire, accueillant près de 1,2 million d’élèves chaque année. Sa valeur ajoutée pour l’économie nationale est considérable, puisqu’il contribue directement à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs souvent en tension.

Les établissements concernés par cette classification se caractérisent par une grande diversité de statuts juridiques et de modes de fonctionnement. On y trouve:

Structure et organisation des établissements d’enseignement technique

  • Les lycées professionnels publics (environ 65% des effectifs)
  • Les lycées professionnels privés sous contrat (25% des effectifs)
  • Les centres de formation d’apprentis (CFA)
  • Les maisons familiales rurales
  • Les écoles techniques privées hors contrat

Le tissu économique de ce secteur se caractérise également par une forte disparité territoriale. Certaines régions comme les Hauts-de-France, le Grand Est ou l’Auvergne-Rhône-Alpes affichent une concentration plus importante d’établissements professionnels, souvent en corrélation avec leur tradition industrielle. Cette répartition reflète l’adaptation historique de l’offre de formation aux besoins économiques locaux.

Le saviez-vous?

Le taux d’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement secondaire technique et professionnel varie considérablement selon les filières: il peut atteindre 90% dans certains secteurs en tension comme la cuisine, l’hôtellerie ou le BTP, tandis qu’il reste inférieur à 60% dans d’autres domaines plus saturés.

Définition et classification

Le code NAF 85.32Z correspond spécifiquement à “l’enseignement secondaire technique ou professionnel”. Cette nomenclature s’inscrit dans la hiérarchie suivante de la classification des activités économiques:

  • Section P: Enseignement
  • Division 85: Enseignement
  • Groupe 85.3: Enseignement secondaire
  • Classe 85.32: Enseignement secondaire technique ou professionnel
  • Sous-classe 85.32Z: Enseignement secondaire technique ou professionnel

Cette catégorie englobe les établissements dispensant un enseignement où la spécialisation par matière commence à jouer un rôle important, associant une formation théorique générale et un enseignement pratique orienté vers un métier spécifique. L’objectif principal de ces programmes est de préparer les élèves soit à l’exercice immédiat d’un métier sans formation supplémentaire, soit à l’entrée dans des programmes professionnels ou techniques avancés.

Spécificités de l’enseignement technique en France

La particularité du système français réside dans la diversité des voies proposées: baccalauréats professionnels (préparés en trois ans), certificats d’aptitude professionnelle (CAP), brevets d’études professionnelles (BEP, désormais intégrés au parcours du baccalauréat professionnel), mentions complémentaires, et formations en alternance. Ce système à plusieurs niveaux permet une grande flexibilité dans les parcours éducatifs et professionnels.

Contrairement à certains pays européens comme l’Allemagne ou la Suisse, où l’enseignement professionnel bénéficie d’une forte reconnaissance sociale, le système français a longtemps souffert d’une perception comme “voie de relégation”. Toutefois, les réformes successives depuis 2009 visent à revaloriser ces filières, notamment en facilitant les passerelles avec l’enseignement général et supérieur.

Activités principales et secondaires

Les activités couvertes par le code NAF 85.32Z s’articulent autour de plusieurs axes majeurs, reflétant la diversité des formations proposées par ces établissements.

Formations diplômantes couvertes

Les établissements classés sous ce code proposent principalement:

  • La préparation aux diplômes professionnels et techniques de niveau secondaire (CAP, Bac Pro)
  • L’enseignement technique spécialisé destiné aux élèves en situation de handicap
  • L’enseignement secondaire technique et professionnel en alternance
  • Les formations professionnelles courtes de niveau secondaire
  • La préparation à des certifications professionnelles sectorielles

Ces établissements se caractérisent par la présence d’ateliers et de plateaux techniques permettant l’apprentissage pratique des métiers. Selon la spécialité enseignée, on trouvera des cuisines pédagogiques, des ateliers de mécanique, des salons de coiffure d’application, ou encore des plateformes logistiques d’entraînement.

Secteurs professionnels couverts

L’éventail des domaines professionnels couverts est particulièrement vaste:

Secteur Exemples de formations
Production industrielle Bac Pro Technicien d’Usinage, CAP Conducteur d’Installations
Bâtiment et Travaux Publics CAP Maçon, Bac Pro Travaux Publics, CAP Couvreur
Services aux personnes Bac Pro ASSP, CAP AEPE, Bac Pro Service à la personne
Commerce et vente Bac Pro Commerce, CAP Employé de commerce
Hôtellerie-restauration CAP Cuisine, Bac Pro Hôtellerie-Restauration

Il convient de noter que les activités d’enseignement supérieur technique (BTS, DUT) ne sont pas incluses dans ce code NAF mais relèvent du code 85.42Z “Enseignement supérieur”.

Tendances et évolutions du marché

Le secteur de l’enseignement secondaire technique et professionnel connaît actuellement des transformations profondes, en réponse à la fois aux évolutions du marché du travail et aux réformes éducatives successives.

Digitalisation des formations professionnelles

L’intégration croissante des technologies numériques révolutionne les modalités pédagogiques. On observe un déploiement massif de simulateurs professionnels, de réalité virtuelle pour l’apprentissage des gestes techniques dangereux, et de plateformes e-learning complémentaires aux enseignements pratiques. Cette digitalisation répond à une double exigence: moderniser les méthodes d’apprentissage pour une génération connectée et préparer aux compétences numériques désormais indispensables dans tous les secteurs.

Les investissements dans ces technologies représentent un enjeu stratégique majeur, avec un marché estimé à plus de 500 millions d’euros annuels pour l’équipement des établissements professionnels en France.

Développement de l’apprentissage

La réforme de 2018 a profondément modifié le paysage de l’apprentissage, avec une augmentation significative du nombre d’apprentis (+16% entre 2019 et 2022). Ce développement s’est accompagné d’une multiplication des centres de formation d’apprentis (CFA), dont beaucoup sont désormais créés directement par les entreprises ou les branches professionnelles. Ce phénomène rapproche l’enseignement professionnel des besoins immédiats des employeurs et favorise l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Parallèlement, on observe une évolution des attentes des élèves et de leurs familles, avec une demande croissante pour des parcours plus flexibles permettant des réorientations ou des poursuites d’études. Cette tendance pousse les établissements à développer des partenariats avec l’enseignement supérieur et à renforcer les compétences transversales dans leurs programmes.

Défis sectoriels spécifiques

Le secteur fait face à plusieurs défis majeurs:

  • La nécessité d’adapter rapidement les programmes aux métiers émergents (transition écologique, intelligence artificielle)
  • Le renouvellement des équipements techniques coûteux pour suivre l’évolution technologique des entreprises
  • La pénurie d’enseignants dans certaines disciplines techniques très spécialisées
  • La concurrence accrue entre établissements publics, privés et nouveaux acteurs de la formation professionnelle

Ces défis représentent autant d’opportunités pour les fournisseurs d’équipements pédagogiques, les entreprises de formation continue des enseignants, et les sociétés proposant des solutions de gestion adaptées aux établissements d’enseignement professionnel.

Environnement réglementaire

L’enseignement secondaire technique et professionnel évolue dans un cadre réglementaire dense et en constante évolution, qui structure fortement son fonctionnement et ses perspectives de développement.

Cadre législatif spécifique

Les établissements relevant du code NAF 85.32Z sont soumis à un corpus législatif combinant droit de l’éducation et réglementations professionnelles:

  • Le Code de l’éducation, particulièrement dans ses articles relatifs à la formation professionnelle initiale
  • La loi du 5 septembre 2018 “pour la liberté de choisir son avenir professionnel”, qui a profondément remanié l’organisation de l’apprentissage
  • La réforme du lycée professionnel (2018-2019), avec la création de familles de métiers et la réorganisation des enseignements
  • Les réglementations spécifiques aux équipements techniques et à la sécurité des ateliers pédagogiques

Les établissements doivent également se conformer aux référentiels des diplômes délivrés, qui sont régulièrement actualisés par les Commissions Professionnelles Consultatives (CPC) où siègent des représentants des employeurs, des salariés et de l’Éducation nationale.

En matière de financement, ces structures connaissent depuis 2020 une profonde transformation avec la création de France Compétences et le financement au “coût-contrat” pour les formations en apprentissage, permettant une plus grande transparence mais aussi une concurrence accrue entre organismes de formation.

Évolutions réglementaires récentes

La stratégie gouvernementale annoncée en 2023 concernant le lycée professionnel impacte directement ce secteur avec:

  • L’augmentation des périodes de formation en entreprise (+50% de stages)
  • La rémunération des lycéens professionnels pendant leurs stages
  • Le développement de “bureaux des entreprises” dans chaque établissement
  • L’implication accrue des professionnels dans la définition des contenus de formation

Ces évolutions réglementaires visent à renforcer l’attractivité des formations professionnelles et à améliorer l’adéquation entre les compétences enseignées et les besoins des entreprises, mais elles impliquent aussi des adaptations organisationnelles substantielles pour les établissements.

Codes NAF connexes et différences

L’enseignement secondaire technique ou professionnel (code 85.32Z) s’inscrit dans un écosystème éducatif plus large, avec des codes NAF apparentés mais distincts dont il est important de comprendre les spécificités:

Code NAF Intitulé Principales différences
85.31Z Enseignement secondaire général Formations généralistes sans orientation professionnelle directe (collèges, lycées généraux et technologiques)
85.42Z Enseignement supérieur Formations post-baccalauréat incluant les BTS et l’enseignement technique supérieur
85.59A Formation continue d’adultes Formations professionnelles pour personnes déjà entrées dans la vie active
85.32Z Enseignement secondaire technique ou professionnel Formations secondaires orientées vers l’acquisition directe de compétences professionnelles
85.59B Autres enseignements Formations spécialisées ne relevant pas des cursus officiels (préparations aux concours, soutien scolaire, etc.)

La frontière entre ces différents codes peut parfois sembler ténue, notamment dans le cas des lycées polyvalents proposant à la fois des filières générales (85.31Z) et professionnelles (85.32Z). La distinction s’opère alors généralement selon l’activité principale de l’établissement. De même, certains centres de formation d’apprentis (CFA) peuvent être classés en 85.32Z ou 85.42Z selon le niveau des formations délivrées.

Il est également important de noter que l’enseignement professionnel agricole, bien que relevant conceptuellement de la formation professionnelle, est souvent classé sous des codes spécifiques au secteur agricole (85.32Z avec une activité secondaire en codes du groupe 01).

Stratégies de prospection B2B

Les établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel représentent un marché B2B spécifique offrant de multiples opportunités pour différents types de fournisseurs et prestataires.

Segmentation et ciblage efficace

Pour optimiser une approche commerciale auprès de ce secteur, plusieurs critères de segmentation s’avèrent particulièrement pertinents:

  • Par statut juridique: distinguer établissements publics (processus d’achat via marchés publics), établissements privés sous contrat (mixte) et établissements privés hors contrat (autonomie décisionnelle plus grande)
  • Par spécialisation: cibler selon les filières professionnelles (industriel, tertiaire, sanitaire et social, etc.) qui déterminent des besoins spécifiques en équipements et services
  • Par taille: les grands lycées professionnels (>1000 élèves) ont des processus décisionnels et budgets différents des petits établissements spécialisés
  • Par degré d’innovation pédagogique: identifier les établissements “précurseurs” plus réceptifs aux nouvelles solutions

L’accès aux données qualifiées sur ces établissements devient un avantage compétitif majeur. Les plateformes spécialisées comme Datapult.ai permettent d’identifier précisément ces acteurs selon des critères géographiques, de taille ou de spécialisation, facilitant ainsi le ciblage commercial.

Opportunités commerciales sectorielles

Les opportunités de développement B2B dans ce secteur sont nombreuses et variées:

  1. Équipements pédagogiques techniques: simulateurs, machines à commande numérique, équipements de laboratoire adaptés aux référentiels des diplômes
  2. Solutions numériques éducatives: logiciels de simulation, réalité virtuelle pour l’apprentissage des gestes professionnels, plateformes de suivi des compétences
  3. Services aux établissements: maintenance d’équipements spécialisés, formation continue des enseignants, accompagnement qualité
  4. Partenariats entreprises-écoles: fourniture de matériaux pour les ateliers, sponsoring d’équipements, accueil de stagiaires
  5. Accompagnement à la transformation: conseil en évolution de l’offre de formation, assistance à la création de CFA d’entreprise

Les cycles de vente dans ce secteur sont généralement marqués par une saisonnalité forte, avec des décisions d’investissement prises en fonction de l’année scolaire et des budgets alloués (souvent entre janvier et juin pour l’année suivante).

Témoignage du terrain

“En tant que directrice d’un lycée professionnel industriel, je recherche des partenaires qui comprennent nos contraintes pédagogiques spécifiques. Nous avons besoin d’équipements à la fois conformes aux référentiels des diplômes, suffisamment robustes pour un usage intensif par les élèves, mais aussi représentatifs des technologies actuellement utilisées en entreprise. Les fournisseurs qui nous proposent des solutions incluant la formation de nos enseignants et une maintenance réactive obtiennent généralement notre préférence.” – Marie Durand, Directrice d’un lycée professionnel des métiers de l’industrie

Exploiter les données pour votre prospection

Les données sur les établissements d’enseignement secondaire technique et professionnel représentent un levier stratégique pour toute entreprise souhaitant pénétrer ou développer sa présence sur ce marché spécifique.

Sourcer et qualifier efficacement les établissements

Pour une prospection B2B efficace dans ce secteur, plusieurs sources de données complémentaires peuvent être exploitées:

  • Les annuaires spécialisés de l’Éducation nationale et des rectorats
  • Les plateformes dédiées à l’orientation comme Onisep
  • Les bases de données économiques territoriales des Chambres de Commerce
  • Les fichiers des organisations professionnelles sectorielles

L’enrichissement de ces données brutes avec des informations qualitatives (spécialités enseignées, équipements déjà présents, projets de développement) permet d’affiner considérablement la pertinence du ciblage commercial. Les plateformes d’intelligence commerciale comme Datapult offrent cette capacité d’enrichissement et de qualification qui transforme de simples listes en véritables opportunités commerciales.

Contrairement aux idées reçues, ce secteur connaît un renouvellement constant: chaque année, de nouvelles formations ouvrent, des établissements fusionnent ou se transforment, créant autant d’opportunités d’équipement ou de services associés. Une veille régulière sur les décisions académiques et régionales concernant la carte des formations professionnelles permet d’identifier ces opportunités émergentes avant la concurrence.

En conclusion, le secteur de l’enseignement secondaire technique ou professionnel (code NAF 85.32Z) représente un marché dynamique et en pleine transformation. Entre réformes structurelles, évolution des attentes des élèves et adaptation aux besoins des entreprises, ces établissements doivent constamment se réinventer. Cette nécessité d’innovation ouvre de nombreuses opportunités pour les fournisseurs capables d’accompagner cette transformation, à condition de bien comprendre les spécificités, contraintes et cycles de décision propres à ce secteur éducatif.

Quelles sont les principales différences entre un établissement classé en 85.32Z et un organisme de formation continue (85.59A)?

Les établissements classés sous le code NAF 85.32Z s’adressent prioritairement à un public en formation initiale (adolescents et jeunes adultes avant leur entrée dans la vie active), délivrent des diplômes nationaux reconnus par l’État (CAP, Bac Pro), suivent le calendrier scolaire traditionnel, et s’inscrivent dans des cursus longs (2-3 ans). À l’inverse, les organismes de formation continue (85.59A) ciblent des adultes déjà entrés dans la vie professionnelle, proposent des formations plus courtes et modulaires, délivrent des certifications professionnelles ou attestations de compétences, et fonctionnent généralement tout au long de l’année sans suivre nécessairement le rythme scolaire.

Comment un établissement d’enseignement professionnel peut-il ouvrir une nouvelle formation?

L’ouverture d’une nouvelle formation professionnelle suit un processus réglementé qui varie selon le statut de l’établissement. Pour les lycées professionnels publics, la procédure implique une demande auprès du rectorat qui analyse la cohérence avec la carte régionale des formations, la consultation des branches professionnelles concernées, une étude des débouchés locaux, et une validation par la Région (qui finance les équipements). Pour les établissements privés sous contrat, un processus similaire existe avec en plus une négociation des moyens contractuels. Les établissements privés hors contrat doivent obtenir une autorisation d’ouverture et respecter les référentiels officiels s’ils souhaitent que leurs formations soient sanctionnées par des diplômes reconnus.

Comment se répartissent les responsabilités entre État et Région pour les établissements d’enseignement professionnel?

Dans le système français, les responsabilités sont partagées selon un principe complexe: l’État (via le Ministère de l’Éducation nationale) définit les programmes, les référentiels des diplômes, recrute et rémunère les enseignants des établissements publics, et assure le contrôle pédagogique. Les Régions financent la construction, la rénovation et l’équipement des lycées professionnels publics, participent à l’élaboration de la carte régionale des formations professionnelles (qui détermine quelles formations sont proposées et où), et financent certains dispositifs d’apprentissage. Cette double tutelle nécessite une coordination permanente entre services de l’État et collectivités territoriales.

Quel est l’impact de la réforme de l’apprentissage sur les établissements classés en 85.32Z?

La réforme de l’apprentissage de 2018 a profondément transformé l’écosystème de l’enseignement professionnel. Les lycées professionnels (85.32Z) ont désormais la possibilité d’ouvrir plus facilement des formations en apprentissage via la création d’Unités de Formation par Apprentissage (UFA) ou de leurs propres CFA. Le financement “au contrat” (chaque apprenti apportant un financement selon sa formation) a remplacé le financement par subvention, créant une logique plus concurrentielle. En parallèle, la simplification des conditions d’ouverture des CFA a fait émerger de nouveaux acteurs (entreprises, branches professionnelles) qui concurrencent les établissements traditionnels sur certaines filières. Cette évolution pousse les lycées professionnels à développer une approche plus commerciale et à renforcer leurs liens avec le tissu économique local.