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Véritable artère de la mobilité touristique et insulaire française, le secteur des transports maritimes et côtiers de passagers constitue un maillon essentiel de notre système de transport. Avec plus de 30 millions de passagers transportés annuellement sur les lignes régulières et touristiques, ce secteur représenté par le code NAF 50.10Z englobe une diversité d’activités allant des traversées internationales aux simples promenades côtières. Dans un pays possédant près de 5 500 km de littoral métropolitain et d’importantes façades maritimes ultramarines, cette nomenclature d’activité recouvre des réalités économiques contrastées – des grandes compagnies de ferries aux petites entreprises d’excursions locales. Examinons en détail cette classification et ses implications pour les professionnels du secteur.

Panorama économique du secteur

Le transport maritime de passagers en France s’articule autour de plusieurs pôles d’activité majeurs, chacun répondant à des besoins spécifiques et opérant selon des modèles économiques distincts. Ce secteur, bien que moins visible que le transport aérien, joue un rôle stratégique majeur, notamment pour la desserte des territoires insulaires.

Un secteur stratégique pour la connectivité des territoires

Le transport maritime de passagers assure la continuité territoriale entre le continent et les îles françaises, un service public essentiel pour les populations insulaires. Que ce soit pour la Corse, considérée comme le premier marché domestique français, ou pour les îles côtières (Bréhat, Ouessant, Îles d’Hyères…), ces liaisons représentent un enjeu économique et social crucial.

À ces services s’ajoutent les lignes internationales, particulièrement denses dans la Manche et la Mer du Nord vers le Royaume-Uni et l’Irlande, ainsi qu’en Méditerranée vers la Sardaigne, l’Afrique du Nord et les Baléares. Ces lignes transportent annuellement plusieurs millions de passagers et constituent des axes économiques vitaux.

Saisonnalité et concentration du marché

Le secteur est caractérisé par une forte saisonnalité, avec des pics d’activité concentrés pendant la période estivale pour la majorité des opérateurs. Cette saisonnalité impose une gestion flexible des ressources humaines et matérielles, impactant considérablement le modèle économique des entreprises.

On observe également une concentration du marché autour de quelques acteurs majeurs comme Brittany Ferries, Corsica Linea, ou encore la Compagnie Méridionale de Navigation, qui coexistent avec une multitude de petites structures spécialisées dans les excursions touristiques locales.

Définition et classification

Le code NAF 50.10Z, intégré à la nomenclature d’activités française gérée par l’INSEE, représente spécifiquement les activités de transport maritime et côtier de passagers. Cette classification s’inscrit dans une hiérarchie précise qui reflète l’organisation du secteur des transports.

Positionnement dans la nomenclature

Dans la structure pyramidale de la nomenclature NAF, le code 50.10Z se positionne comme suit :

  • Section H : Transport et entreposage
  • Division 50 : Transports par eau
  • Groupe 50.1 : Transports maritimes et côtiers de passagers
  • Classe 50.10 : Transports maritimes et côtiers de passagers
  • Code NAF 50.10Z : Transports maritimes et côtiers de passagers

Le suffixe “Z” indique qu’il s’agit d’une classe entière sans subdivision supplémentaire dans la nomenclature française.

Distinction avec d’autres classifications

Cette classification se distingue des autres codes de transport par eau notamment du code 50.20Z qui concerne le transport maritime et côtier de fret. Cette distinction est fondamentale car les réglementations, équipements et qualifications requises diffèrent significativement entre le transport de passagers et celui de marchandises.

Il est également important de noter que le code 50.10Z ne couvre pas les transports fluviaux de passagers (code 50.30Z), qui concernent la navigation sur les voies d’eau intérieures comme les fleuves, canaux et lacs.

Activités principales et secondaires

Services de transport régulier

Le cœur d’activité des entreprises classées sous le code 50.10Z est l’exploitation de navires pour le transport régulier de passagers. Ces services incluent :

  • Les liaisons par ferry entre le continent et les territoires insulaires français (Corse, îles du Ponant, îles d’Hyères)
  • Les lignes internationales reliant la France à d’autres pays (Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Italie, Maghreb)
  • Les services de navettes maritimes dans les zones portuaires et urbaines (comme à Marseille ou La Rochelle)

Ces services opèrent selon des horaires fixes et des itinéraires établis, parfois dans le cadre de délégations de service public pour les liaisons considérées comme relevant de la continuité territoriale.

Activités touristiques et croisières

Le secteur englobe également diverses activités touristiques maritimes :

  • Les excursions côtières à la journée (visite de calanques, tours des îles)
  • Les croisières côtières avec ou sans hébergement
  • Les services de transport vers des sites touristiques maritimes spécifiques
  • Les activités d’observation de la faune marine (sorties baleines et dauphins)

Il convient de noter que l’exploitation de navires de croisière océaniques internationaux est également classée dans cette catégorie, bien que cette activité soit peu représentée parmi les opérateurs français.

Prestations complémentaires

De nombreuses entreprises du secteur proposent des services annexes qui complètent leur offre principale :

  • La restauration à bord des navires
  • Les boutiques duty-free (particulièrement sur les lignes internationales)
  • Les services d’hébergement pour les traversées de longue durée
  • L’organisation d’événements à bord (séminaires, réceptions)
  • Les prestations de transport de véhicules accompagnés

Ces activités complémentaires représentent souvent une part significative du chiffre d’affaires des grandes compagnies de ferry, atteignant parfois jusqu’à 40% pour certains opérateurs.

Tendances et évolutions du marché

Le secteur des transports maritimes et côtiers de passagers connaît actuellement plusieurs mutations majeures qui redéfinissent progressivement les modèles économiques et opérationnels des entreprises.

Transition environnementale

Face aux enjeux climatiques et aux nouvelles réglementations, le secteur s’engage dans une transformation profonde de sa flotte. Les armateurs investissent dans des technologies plus propres :

  • Navires propulsés au GNL (Gaz Naturel Liquéfié), comme le Salamanca de Brittany Ferries
  • Installation de scrubbers (épurateurs de fumées) pour limiter les émissions de soufre
  • Développement de systèmes hybrides ou électriques pour les petites unités de transport côtier
  • Expérimentation de propulsions à hydrogène ou de systèmes d’assistance par voile

Ces innovations s’accompagnent de nouvelles pratiques opérationnelles comme la réduction de vitesse (slow steaming) permettant de diminuer significativement la consommation de carburant.

Digitalisation des services

La transformation numérique modifie profondément l’expérience client et les processus opérationnels :

  • Généralisation des billets électroniques et des applications mobiles
  • Systèmes d’embarquement automatisés réduisant les temps d’attente
  • Plateformes de réservation en ligne intégrées
  • Développement des services connectés à bord (Wi-Fi, divertissement)

Ces évolutions permettent à la fois une amélioration de l’expérience voyageur et une optimisation des coûts opérationnels pour les transporteurs.

Recomposition du paysage concurrentiel

Le marché français des transports maritimes de passagers connaît des changements structurels significatifs :

  • Consolidation des acteurs sur certaines routes, notamment en Méditerranée
  • Émergence de nouvelles offres premium pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée
  • Développement d’offres combinées transport maritime/terrestre
  • Adaptation des modèles économiques face à la concurrence du transport aérien low-cost

On observe également une diversification des activités chez de nombreux opérateurs qui cherchent à réduire leur dépendance à la saisonnalité touristique.

Environnement réglementaire

Le transport maritime de passagers est soumis à un cadre réglementaire particulièrement dense et complexe, combinant des dispositions internationales, européennes et nationales qui s’entrecroisent pour former un maillage normatif exigeant.

Sécurité maritime et protection de l’environnement

La sécurité constitue l’aspect le plus réglementé du secteur, avec plusieurs corpus de règles :

  • Convention SOLAS (Safety Of Life At Sea) : établit des normes minimales pour la construction, l’équipement et l’exploitation des navires
  • Convention MARPOL : définit les règles relatives à la prévention de la pollution marine
  • Directive européenne 2009/45/CE : précise les règles et normes de sécurité pour les navires à passagers
  • Zone ECA (Emission Control Area) en Manche et Mer du Nord : impose des limites strictes sur les émissions de soufre (0,1%)

Depuis 2020, la réglementation OMI (Organisation Maritime Internationale) a imposé une limite mondiale de 0,5% de teneur en soufre dans les carburants marins, entraînant d’importants investissements d’adaptation pour les opérateurs.

Droit du travail et formation

Les équipages sont soumis à des réglementations spécifiques :

  • Convention STCW (Standards of Training, Certification and Watchkeeping) : définit les normes de formation et de certification des gens de mer
  • Convention MLC (Maritime Labour Convention) : établit les droits fondamentaux des marins (conditions de travail, temps de repos, etc.)
  • Réglementation française sur l’effectif minimal : détermine le nombre et la qualification des membres d’équipage selon le type de navire

Ces dispositions ont un impact direct sur la structure des coûts opérationnels des compagnies, la masse salariale représentant souvent 30 à 40% des charges d’exploitation.

Régimes d’exploitation

En France, plusieurs régimes d’exploitation coexistent :

  • Délégations de Service Public (DSP) : particulièrement pour la desserte de la Corse et des îles du Ponant
  • Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT) : pour les activités d’excursions côtières dans certaines zones protégées
  • Régime de libre concurrence : pour la majorité des lignes internationales

Ces différents cadres juridiques imposent des contraintes variables en termes de fréquence de service, de tarification et d’obligations envers les usagers, influençant directement les stratégies commerciales des opérateurs.

Codes NAF connexes et différences

Le code 50.10Z s’inscrit dans un écosystème de classifications liées au transport par eau, dont il est essentiel de comprendre les nuances pour une identification précise des activités.

Code NAF Intitulé Principales différences avec le 50.10Z
50.20Z Transports maritimes et côtiers de fret Concerne exclusivement le transport de marchandises et non de passagers. Implique des navires spécifiques (porte-conteneurs, vraquiers) et des règles distinctes.
50.30Z Transports fluviaux de passagers S’applique uniquement aux transports sur les voies navigables intérieures (fleuves, canaux, lacs) et non en mer. Soumis à des réglementations différentes.
50.40Z Transports fluviaux de fret Double distinction : transport de marchandises (non de passagers) et navigation intérieure (non maritime).
77.34Z Location et location-bail de matériels de transport par eau Concerne la mise à disposition de navires sans équipage ni services associés, contrairement à l’exploitation commerciale directe.

Frontières parfois floues

Dans certains cas, la frontière entre ces différentes classifications peut s’avérer délicate à établir :

  • Les navires mixtes transportant à la fois des passagers et du fret (comme certains ferries) relèvent généralement du code 50.10Z si le transport de passagers constitue l’activité principale
  • Les activités d’excursion dans les estuaires peuvent relever soit du 50.10Z soit du 50.30Z selon les caractéristiques de la zone de navigation
  • Les yachts avec équipage proposés à la location relèvent du 50.10Z s’ils fournissent un service de transport, mais du 77.34Z s’il s’agit d’une simple location de l’embarcation

Une même entreprise peut d’ailleurs exercer des activités relevant de plusieurs codes NAF, l’administration fiscale considérant alors l’activité principale pour déterminer la classification applicable.

Répartition géographique des entreprises

La distribution territoriale des entreprises de transport maritime et côtier de passagers en France reflète naturellement la géographie côtière du pays, avec des spécialisations régionales marquées.

Concentrations régionales

Plusieurs pôles géographiques se distinguent par leur concentration d’opérateurs :

  • Façade méditerranéenne : Fortement représentée avec les ports de Marseille, Toulon et Nice comme points névralgiques pour les liaisons vers la Corse, la Sardaigne et l’Afrique du Nord. On y trouve également une multitude de petites structures d’excursions côtières, particulièrement concentrées autour des Calanques et de la Côte d’Azur.
  • Bretagne et côte atlantique : Dominées par les liaisons vers les îles (Belle-Île, Ouessant, Yeu, etc.) et le trafic trans-Manche au départ de Roscoff et Saint-Malo. Cette façade accueille également de nombreuses compagnies d’excursions saisonnières.
  • Nord-Pas-de-Calais : Concentré principalement autour du port de Calais, premier port français pour le trafic passagers grâce aux liaisons avec Douvres.
  • Outre-mer : Les territoires ultramarins, particulièrement les Antilles, la Réunion et la Polynésie française, abritent de nombreuses entreprises spécialisées dans les liaisons inter-îles et les excursions touristiques.

Densité et typologie par territoire

On observe une corrélation entre la nature des activités et leur implantation géographique :

  • Les grandes compagnies de ferry sont principalement basées dans les ports majeurs (Marseille, Calais, Caen, Saint-Malo)
  • Les opérateurs de taille moyenne assurant des dessertes insulaires régulières se concentrent particulièrement en Bretagne et en Normandie
  • Les très petites entreprises d’excursions touristiques (souvent moins de 5 employés) sont surreprésentées sur la Côte d’Azur et en Corse

Cette répartition territoriale influence directement les stratégies de prospection B2B, les besoins et les enjeux des entreprises variant considérablement selon leur implantation géographique.

Stratégies de prospection B2B

La prospection commerciale auprès des entreprises du secteur du transport maritime et côtier de passagers nécessite une approche spécifique, tenant compte des particularités de ce marché.

Segmentation adaptée au secteur

Pour une prospection efficace, plusieurs critères de segmentation se révèlent particulièrement pertinents :

  • Taille et typologie d’activité : Grandes compagnies de ferries, opérateurs de dessertes insulaires, entreprises d’excursions touristiques
  • Zone géographique d’opération : Méditerranée, Atlantique, Manche, Outre-mer
  • Saisonnalité d’activité : Opérateurs annuels vs. saisonniers
  • Type de flotte : Grands ferries, navettes rapides, bateaux d’excursion

Cette segmentation permet d’adapter précisément les approches commerciales aux besoins spécifiques de chaque cible.

Cycles de décision et moments-clés

Le secteur présente des particularités temporelles dont il faut tenir compte :

  • Période de préparation pré-saisonnière (octobre-mars) : Moment privilégié pour proposer des équipements ou services à déployer avant la saison estivale
  • Basse saison : Période propice pour les prestations de maintenance ou de formation
  • Cycle de renouvellement des DSP : Occasions d’affaires importantes lors des renouvellements de concessions

La connaissance de ces cycles permet d’optimiser le timing des actions commerciales pour maximiser leur impact.

Approches sectorielles recommandées

Pour prospecter efficacement les entreprises du code NAF 50.10Z, plusieurs approches ont fait leurs preuves :

  • Présence sur les salons spécialisés : Euromaritime, Salon nautique de Paris, IFTM Top Resa pour les acteurs touristiques
  • Marketing digital ciblé : Utilisation de plateformes comme Datapult.ai pour identifier précisément les opérateurs selon leur profil
  • Approche par les enjeux environnementaux : La transition écologique constitue un puissant levier d’entrée en relation commerciale
  • Partenariats avec les clusters maritimes régionaux : Ces organisations facilitent l’accès aux décideurs locaux

Les entreprises les plus réceptives sont généralement celles qui font face à des défis de modernisation ou d’adaptation réglementaire, créant des opportunités pour les prestataires proposant des solutions innovantes.

Le saviez-vous ?

Le port de Calais, premier port français pour le transport de passagers, gère à lui seul près de 10 millions de voyageurs par an, principalement sur la liaison avec Douvres. Cette ligne, longue de seulement 34 kilomètres, est l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde. Les ferries qui assurent ces traversées peuvent transporter simultanément jusqu’à 2 000 passagers et 500 véhicules, et effectuent la traversée en moins de 90 minutes. Cette intensité de trafic nécessite une coordination logistique exceptionnelle et des infrastructures portuaires spécifiques, représentatives des défis opérationnels du secteur du transport maritime de passagers.

Exploiter les données pour votre prospection

Pour les prestataires de services cherchant à développer leur activité auprès des entreprises de transport maritime et côtier de passagers, l’exploitation intelligente des données représente un avantage concurrentiel décisif.

Approche ciblée par profils d’entreprises

Le secteur du transport maritime de passagers est particulièrement hétérogène, avec des besoins très différenciés selon les profils d’opérateurs. Une stratégie de prospection efficace nécessite donc un ciblage précis :

  • Pour les grands armateurs (Brittany Ferries, Corsica Linea), l’approche doit porter sur les solutions d’optimisation opérationnelle, les technologies embarquées ou les systèmes de gestion de flotte
  • Les opérateurs de taille moyenne sont particulièrement réceptifs aux solutions de digitalisation de la distribution et aux services d’amélioration de l’expérience client
  • Les petites structures d’excursions touristiques recherchent prioritairement des solutions marketing abordables et des services de maintenance adaptés à leur saisonnalité

Des outils comme ceux proposés par Datapult permettent d’identifier précisément ces entreprises selon leur profil et de personnaliser votre approche en fonction de leurs enjeux spécifiques.

Adapter le discours aux priorités sectorielles

Les argumentaires commerciaux gagnent en efficacité lorsqu’ils sont alignés avec les préoccupations actuelles du secteur :

  • Conformité environnementale : Solutions permettant de répondre aux nouvelles exigences réglementaires
  • Réduction des coûts opérationnels : Propositions d’optimisation énergétique ou d’efficience logistique
  • Amélioration de l’expérience client : Services augmentant la valeur perçue des traversées ou excursions
  • Gestion de la saisonnalité : Solutions adaptées aux variations d’activité

Une prospection réussie dans ce secteur repose sur votre capacité à démontrer une compréhension approfondie des défis spécifiques que rencontrent ces opérateurs maritimes, dans un contexte de transition à la fois environnementale, digitale et concurrentielle.

Quelle est la différence entre transport maritime et transport côtier de passagers ?

Bien que regroupés sous le même code NAF 50.10Z, ces deux types d’activités présentent des caractéristiques distinctes. Le transport maritime de passagers concerne principalement les liaisons entre ports relativement éloignés, souvent entre deux pays ou entre le continent et une île majeure. Il est généralement effectué par des navires de grande taille (ferries) pouvant naviguer en haute mer. Le transport côtier, quant à lui, désigne les services opérés à proximité des côtes, comme les excursions touristiques, les navettes portuaires ou les dessertes d’îles proches. Cette distinction n’est pas seulement géographique mais implique aussi des différences réglementaires, les navires étant soumis à des certifications distinctes selon leur zone d’exploitation.

Comment les entreprises du secteur font-elles face aux exigences environnementales croissantes ?

Face au renforcement des normes environnementales, les opérateurs déploient diverses stratégies : certains grands armateurs investissent massivement dans de nouveaux navires propulsés au GNL (réduction de 20% des émissions de CO2 et jusqu’à 99% des émissions de soufre), d’autres installent des épurateurs de fumées (scrubbers) sur leur flotte existante. Les compagnies de taille moyenne privilégient souvent l’optimisation des pratiques opérationnelles : réduction de vitesse, planification optimisée des rotations ou amélioration de la carène. Pour les petites structures d’excursions côtières, la transition s’oriente davantage vers l’électrification pour les courtes distances ou les motorisations hybrides. Ces transformations représentent des investissements considérables, pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros pour le renouvellement d’un grand ferry.

Comment fonctionne une Délégation de Service Public (DSP) dans le secteur du transport maritime de passagers ?

Les DSP constituent un mécanisme essentiel pour assurer la continuité territoriale, notamment vers les îles françaises. Ces contrats, généralement conclus pour des périodes de 5 à 7 ans, définissent précisément les obligations de service public imposées à l’opérateur : fréquence minimale des traversées, tarifs plafonnés pour les résidents insulaires, capacité minimale, maintien du service en basse saison, etc. En contrepartie, l’opérateur reçoit une compensation financière couvrant le déficit d’exploitation lié à ces contraintes. L’attribution des DSP s’effectue via une procédure d’appel d’offres complexe et très encadrée, particulièrement compétitive sur certaines lignes comme celles desservant la Corse. Ce système permet de maintenir des liaisons essentielles qui ne seraient pas économiquement viables dans un contexte purement commercial.

Quelles sont les perspectives de développement pour les petites entreprises d’excursions maritimes ?

Les PME du secteur des excursions maritimes touristiques font face à plusieurs défis mais disposent aussi d’opportunités significatives. Côté opportunités, on observe une demande croissante pour le tourisme expérientiel et nature, favorisant les offres d’observation de la faune marine ou d’accès à des sites naturels préservés. La montée en gamme des services (excursions privatisées, prestations haut de gamme) permet également de capter une clientèle à plus forte valeur ajoutée. Les principaux défis restent la saisonnalité marquée et les investissements nécessaires pour respecter les normes environnementales. Les stratégies les plus porteuses incluent la diversification des activités (combinaison avec d’autres services touristiques), l’extension de la période d’exploitation (offres spécifiques hors-saison) et la digitalisation de la distribution pour toucher une clientèle internationale.