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La fabrication d’armes et de munitions constitue un secteur stratégique de l’industrie française, placé sous l’égide du code NAF 25.40Z. L’industrie de l’armement représente un pilier de la souveraineté nationale et un vecteur d’exportation majeur pour la France, classée parmi les leaders mondiaux dans ce domaine. Cette classification recouvre un vaste éventail d’activités industrielles, de la conception de composants à l’assemblage final de systèmes d’armement, en passant par la fabrication de munitions pour usage militaire, professionnel (forces de l’ordre) et civil (chasse, tir sportif). Ce secteur hautement réglementé se caractérise par des exigences strictes en matière de sécurité, de traçabilité et d’autorisation de production et de commercialisation.

Panorama économique du secteur de l’armement en France

L’industrie française de l’armement représente un secteur stratégique pour l’économie nationale, générant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 20 milliards d’euros, dont plus de 60% proviennent de l’export. Cette base industrielle de défense (BID) emploie directement environ 200 000 personnes et soutient un écosystème de sous-traitants bien plus large.

Un secteur structuré autour de grands groupes et de PME spécialisées

La fabrication d’armes et de munitions en France s’organise selon une structure pyramidale caractéristique :

  • Au sommet, des groupes industriels d’envergure internationale comme Thales, Naval Group, Nexter (KNDS), Safran ou MBDA
  • Un tissu de PME et ETI hautement spécialisées fournissant des composants critiques ou des sous-systèmes
  • Des entreprises historiques comme Verney-Carron (plus ancienne manufacture d’armes française) ou Manurhin (spécialiste des machines de fabrication de cartouches)
  • Des pôles d’excellence territoriaux comme le pôle de Bourges ou la région toulonnaise

L’impact des budgets de défense sur l’activité

La dynamique du secteur est fortement corrélée aux budgets de défense nationaux et aux grands programmes d’équipement militaire. La loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, avec un budget annuel porté à plus de 50 milliards d’euros en fin de période, constitue un moteur important pour les entreprises du code NAF 25.40Z. Les tensions géopolitiques internationales actuelles tendent également à soutenir l’activité de cette industrie stratégique.

Définition et classification précise

Le code NAF 25.40Z « Fabrication d’armes et de munitions » appartient à la division 25 (Fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements) de la nomenclature d’activités française. Cette classification s’inscrit dans une arborescence précise qui reflète la chaîne de valeur industrielle :

  • Section C : Industrie manufacturière
  • Division 25 : Fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements
  • Groupe 25.4 : Fabrication d’armes et de munitions
  • Classe 25.40 : Fabrication d’armes et de munitions
  • Sous-classe 25.40Z : Fabrication d’armes et de munitions

Cette nomenclature s’aligne sur la classification internationale NACE Rév. 2 au niveau européen, facilitant les comparaisons statistiques internationales dans ce secteur stratégique.

Portée exacte de la classification

Cette classification englobe spécifiquement la fabrication d’armes lourdes, d’armes légères et d’armes de chasse, la fabrication de munitions, ainsi que certaines activités connexes. Elle ne comprend pas la fabrication d’explosifs ou d’artifices, classés dans une autre catégorie (20.51Z).

Activités principales et secondaires

Le périmètre du code NAF 25.40Z couvre un large éventail d’activités industrielles, reflétant la diversité technologique et opérationnelle de ce secteur stratégique.

Armes légères et de poing

Cette catégorie englobe :

  • La fabrication de revolvers et de pistolets, tant pour usage militaire que pour les forces de l’ordre ou le marché civil
  • La conception et production de fusils et carabines de chasse, de tir sportif et de défense
  • La fabrication d’armes à air comprimé ou à gaz
  • La production de répliques non fonctionnelles destinées à la collection

Les entreprises comme Verney-Carron à Saint-Étienne ou Chapuis Armes en Haute-Loire sont représentatives de cette activité traditionnelle française.

Armes militaires et systèmes d’armement

Ce segment inclut :

  • La conception et fabrication d’armes militaires légères (fusils d’assaut, mitrailleuses)
  • La production de pièces d’artillerie et systèmes d’armes lourdes (canons de char, tourelles)
  • La fabrication de missiles et lance-roquettes
  • La production de systèmes de défense navale et terrestre

Des entreprises comme Nexter (KNDS) ou MBDA sont des acteurs majeurs dans cette catégorie à haute valeur ajoutée technologique.

Munitions et cartouches

Cette branche comprend :

  • La fabrication de munitions pour armes légères (de petit calibre)
  • La production de cartouches de chasse et de tir sportif
  • La conception de munitions militaires avancées (perforantes, traçantes, etc.)
  • La fabrication d’obus et de projectiles d’artillerie
  • La production de composants de munitions (douilles, amorces, etc.)

Nobelclad et Davey Bickford sont des exemples d’entreprises spécialisées dans ce domaine spécifique.

Services et activités annexes

Le code 25.40Z inclut également :

  • La modification et personnalisation d’armes à feu
  • Les activités de réparation et maintenance des systèmes d’armement
  • L’usinage de précision pour composants d’armes
  • Les services de tests balistiques et de certification

Tendances et évolutions du marché

Le secteur de la fabrication d’armes et de munitions connaît actuellement plusieurs transformations majeures qui redessinent son paysage économique et industriel.

La révolution technologique

L’industrie de l’armement est fortement impactée par les évolutions technologiques récentes :

  • L’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans les systèmes d’armes
  • Le développement d’armes guidées de précision réduisant les dommages collatéraux
  • L’essor de la fabrication additive (impression 3D) pour certains composants spécialisés
  • L’émergence des munitions connectées et des systèmes d’armement en réseau
  • La recherche sur des matériaux nouveaux (composites avancés, alliages spéciaux)

Consolidation et restructurations

Le secteur connaît une phase de consolidation importante, caractérisée par :

  • Des mouvements de fusion-acquisition transfrontaliers (exemple : rapprochement Nexter-KMW)
  • Une intégration verticale accrue pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques
  • Le développement de programmes d’armement en coopération européenne (MGCS, SCAF)
  • L’émergence de nouveaux acteurs issus de la tech (start-ups spécialisées en robotique militaire)

Le saviez-vous ?

La France est le troisième exportateur mondial d’armement derrière les États-Unis et la Russie, avec des contrats phares comme les Rafale en Inde et en Grèce, ou les sous-marins en Australie (bien que ce dernier contrat ait finalement été rompu). Cette position d’excellence repose sur un écosystème unique associant grands groupes, ETI et PME spécialisées.

Environnement réglementaire particulièrement strict

Le secteur de la fabrication d’armes et de munitions est l’un des plus encadrés sur le plan réglementaire, en raison des enjeux de sécurité nationale et internationale qu’il soulève.

Cadre légal français

En France, le secteur est régi par un arsenal législatif et réglementaire particulièrement dense :

  • Le Code de la défense, notamment sa partie réglementaire concernant les matériels de guerre (MLRB)
  • Le régime d’autorisation préalable pour la fabrication et le commerce (AFC) délivré par le ministère des Armées
  • La classification en 4 catégories d’armes (A, B, C, D) avec des régimes d’autorisation différenciés
  • L’obligation de marquage et de traçabilité intégrale des armes et munitions
  • Le contrôle spécifique des exportations via la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG)

Normes internationales et contrôle des exportations

Au niveau international, de nombreux accords encadrent cette activité :

  • Le Traité sur le commerce des armes (TCA) ratifié par la France en 2014
  • Les règles européennes de contrôle des exportations de technologies à double usage
  • L’arrangement de Wassenaar visant à contrôler les exportations d’armes conventionnelles
  • Les régimes de sanctions internationales pouvant impacter certains marchés

Cette densité réglementaire impose aux acteurs du secteur des contraintes spécifiques en matière de conformité, de documentation et de traçabilité tout au long de la chaîne de production et de commercialisation.

Codes NAF connexes et différences significatives

Le code 25.40Z s’inscrit dans un écosystème industriel plus large, avec des interfaces importantes avec d’autres classifications NAF.

Code NAF Intitulé Relation avec 25.40Z
Code NAF 20.51Z Fabrication de produits explosifs Couvre la production d’explosifs et de poudre propulsive utilisés dans les munitions, mais pas la fabrication des munitions complètes
Code NAF 30.40Z Construction de véhicules militaires de combat Concerne les plateformes (chars, véhicules blindés) mais pas leurs systèmes d’armement qui relèvent du 25.40Z
Code NAF 25.99B Fabrication d’autres articles métalliques Peut inclure des composants métalliques utilisés dans l’armement, sans être spécifiquement des armes
Code NAF 33.16Z Réparation et maintenance d’aéronefs et d’engins spatiaux Peut concerner la maintenance de systèmes d’armement aéroportés, complémentaire à leur fabrication
Code NAF 71.12B Ingénierie, études techniques Couvre la R&D et la conception en amont de la fabrication effective des systèmes d’armement

Distinction avec la fabrication d’explosifs (20.51Z)

La différence fondamentale entre ces deux codes tient à la nature des produits fabriqués : le code 20.51Z concerne uniquement la production des substances explosives et propulsives, tandis que le code 25.40Z s’applique à la fabrication des systèmes complets d’armes et de munitions intégrant ces substances. Cette distinction est importante sur le plan réglementaire, les autorisations et contraintes n’étant pas identiques.

Stratégies de prospection B2B dans le secteur de l’armement

La prospection commerciale dans le secteur de la fabrication d’armes et de munitions présente des spécificités importantes, liées aux caractéristiques mêmes de cette industrie réglementée et hautement stratégique.

Segmentation stratégique du marché

Une approche efficace de prospection B2B dans ce secteur repose sur une segmentation fine :

  • Par type d’activité : différencier les fabricants d’armes légères, de systèmes d’armement lourds, de munitions
  • Par position dans la chaîne de valeur : intégrateurs finaux, fabricants de sous-systèmes, fournisseurs de composants
  • Par marchés cibles : défense nationale, export militaire, marché civil (chasse/tir)
  • Par taille d’entreprise : grands groupes industriels vs ETI et PME spécialisées

Cette segmentation permet d’adapter précisément l’offre commerciale aux besoins spécifiques de chaque acteur du secteur.

Approches commerciales spécifiques

La prospection dans ce secteur requiert des méthodes adaptées :

  • Privilégier les relations de long terme et la construction de confiance
  • Valoriser les certifications et habilitations spécifiques au secteur (ISO 9001, AQAP, etc.)
  • Mettre en avant la discrétion et la sécurité dans les communications
  • Cibler les événements spécialisés comme Eurosatory, le salon du Bourget ou Milipol
  • S’appuyer sur la plateforme Datapult.ai pour identifier précisément les acteurs pertinents du secteur

La connaissance approfondie des cycles budgétaires de défense et des grands programmes d’équipement constitue également un atout majeur pour optimiser les démarches commerciales.

Zoom sur les pôles territoriaux d’excellence

La prospection peut s’organiser efficacement autour des pôles territoriaux historiques :

  • L’axe Bourges-Salbris, berceau historique de l’industrie de défense terrestre
  • La région toulonnaise pour les systèmes navals
  • Le bassin stéphanois pour l’armement léger et les munitions
  • La région bordelaise pour certains systèmes de guidage et électroniques

Ces concentrations géographiques permettent d’optimiser les démarches commerciales et de networking.

Exploiter les données sectorielles pour une prospection optimisée

Le secteur de la fabrication d’armes et de munitions présente des caractéristiques qui rendent particulièrement pertinente une approche de prospection basée sur les données.

Indicateurs clés pour le ciblage des entreprises

Pour optimiser la prospection dans ce secteur, certains indicateurs sont particulièrement pertinents :

  • L’historique des contrats de défense obtenus (visibilité sur les carnets de commande)
  • La participation à des programmes d’armement pluriannuels
  • Les autorisations spécifiques détenues (classifications, habilitations)
  • La présence à l’export et les marchés internationaux servis
  • Les investissements récents en R&D et capacités de production

L’analyse de ces données permet d’identifier avec précision les entreprises présentant le meilleur potentiel pour votre offre, qu’il s’agisse de services, d’équipements ou de solutions technologiques.

Dans ce secteur singulier où la discrétion est souvent de mise, disposer d’informations fiables et à jour constitue un avantage concurrentiel significatif. Les cycles de décision y étant généralement longs, une approche de prospection fondée sur des données précises permet d’intervenir au moment optimal du processus décisionnel. C’est précisément l’approche facilitée par les solutions de ciblage B2B spécialisées comme celles proposées par les experts en données sectorielles.

Quelles sont les principales contraintes réglementaires pour créer une entreprise dans le secteur 25.40Z ?

La création d’une entreprise de fabrication d’armes ou de munitions nécessite l’obtention d’une autorisation de fabrication et commerce (AFC) délivrée par le ministère des Armées. Cette procédure implique une enquête de moralité, des garanties financières et techniques, ainsi qu’un examen des mesures de sécurité prévues. L’entreprise devra également se soumettre à des contrôles réguliers et maintenir une comptabilité matières très stricte. Les dirigeants doivent obtenir une habilitation personnelle au secret défense pour certains types d’activités.

Comment s’organise la chaîne de sous-traitance dans l’industrie de l’armement française ?

L’industrie d’armement française s’organise en plusieurs niveaux : au sommet, les grands maîtres d’œuvre industriels (Thales, Naval Group, Nexter, etc.) qui pilotent les programmes et assemblent les systèmes finaux. Au second niveau, on trouve des équipementiers spécialisés fournissant des sous-systèmes complets. Puis viennent les sous-traitants de rang 2 et 3, souvent des PME très spécialisées fournissant des composants ou services critiques. Cette pyramide est complétée par un réseau dense de bureaux d’études et d’ingénierie. Les grands donneurs d’ordre tendent à consolider leurs réseaux de sous-traitants pour des raisons de sécurité d’approvisionnement.

Quels sont les enjeux éthiques spécifiques qui impactent les entreprises du code NAF 25.40Z ?

Les fabricants d’armes et de munitions sont confrontés à plusieurs défis éthiques majeurs : la conformité aux embargos et sanctions internationales, la prévention des détournements vers des utilisateurs finaux non autorisés, la responsabilité sociale concernant l’impact de leurs produits, et la transparence sur les ventes aux régions sensibles. Ces questions ont un impact commercial concret, certaines institutions financières ou investisseurs refusant désormais de financer les activités liées à certains types d’armements (mines antipersonnel, armes à sous-munitions). C’est pourquoi de nombreuses entreprises du secteur développent des chartes éthiques spécifiques et des programmes de conformité renforcés.