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Dans l’univers de la distribution culturelle, les librairies représentent un véritable pilier du paysage commercial français. Le code NAF 47.61Z identifie spécifiquement les commerces spécialisés dans la vente de livres, un secteur qui, malgré les bouleversements numériques, continue de jouer un rôle fondamental dans l’écosystème culturel. Avec plus de 3 000 librairies indépendantes recensées sur le territoire, cette classification englobe une diversité d’établissements, des grandes enseignes culturelles aux petites librairies de quartier, en passant par les boutiques spécialisées dans certains genres littéraires. Face aux défis des plateformes en ligne et du livre électronique, ce secteur connaît une transformation profonde tout en préservant son identité de commerce de proximité et de prescription culturelle.

Panorama économique du secteur

Le commerce de détail de livres en magasin spécialisé constitue un segment distinctif du paysage commercial français. Cette classification, désignée par le code NAF 47.61Z, s’inscrit dans la division 47 (commerce de détail) de la nomenclature d’activités française établie par l’INSEE. Plus précisément, elle appartient au groupe 47.6 dédié au commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé et à la classe 47.61 spécifique aux livres.

Cette catégorie se distingue par sa spécificité culturelle et son rôle dans la chaîne du livre, positionnant les librairies comme le dernier maillon entre les éditeurs et le public. Contrairement aux grandes surfaces ou aux commerces en ligne multi-produits, les établissements classés sous ce code se consacrent principalement à la vente de livres, avec parfois une diversification limitée vers d’autres produits culturels complémentaires.

Importance culturelle et économique des librairies

Les librairies françaises représentent un maillage territorial essentiel, avec environ 20% du chiffre d’affaires global de l’édition. Ce secteur emploie plus de 13 000 personnes et constitue le principal canal de distribution du livre physique, malgré la montée en puissance des plateformes en ligne. La particularité de ce commerce réside dans sa double dimension : économique et culturelle, chaque librairie étant à la fois une entreprise commerciale et un acteur de la diffusion culturelle.

Le secteur se caractérise par une grande disparité entre quelques grandes enseignes nationales (Fnac, Cultura) et un réseau dense de librairies indépendantes de tailles diverses, certaines étant labellisées “Librairie Indépendante de Référence” (LIR) par le ministère de la Culture.

Définition et classification

Le code NAF 47.61Z englobe spécifiquement les commerces dont l’activité principale est la vente au détail de livres neufs en magasin physique. Cette classification précise délimite un périmètre d’activité qui se distingue des autres formes de commerce du livre.

Délimitation précise du périmètre d’activité

Cette catégorie inclut :

  • La vente au détail de livres de tous genres (littérature, essais, manuels scolaires, livres pratiques, beaux livres, etc.)
  • La vente de guides et cartes routières ou touristiques sous format livre
  • Les librairies généralistes proposant tous types d’ouvrages
  • Les librairies spécialisées (jeunesse, BD, sciences, religion, art, etc.)

En revanche, sont exclus de cette classification :

  • La vente de livres d’occasion (code NAF 47.79Z)
  • Le commerce de livres anciens ou de collection (code NAF 47.79Z)
  • La vente de livres par correspondance ou internet uniquement (code NAF 47.91B)
  • Les bouquinistes et marchés du livre (code NAF 47.89Z)
  • L’édition de livres sans activité de vente au détail (code NAF 58.11Z)

Cette classification précise permet d’identifier clairement les établissements dont l’activité principale est la commercialisation de livres neufs en point de vente physique, avec une expertise et un service de conseil en matière littéraire.

Activités principales et secondaires

Cœur de métier : la vente de livres

L’activité fondamentale des entreprises classées sous le code NAF 47.61Z est la commercialisation directe d’ouvrages au public. Cette mission principale comprend :

  • La sélection des titres présentés (l’assortiment)
  • La présentation et mise en valeur des ouvrages
  • Le conseil et l’orientation des clients
  • Les commandes spécifiques pour les clients
  • La gestion des stocks et le réapprovisionnement
  • Le service après-vente (reprises, échanges, recherches bibliographiques)

Les librairies se caractérisent par un travail éditorial dans la construction de leur offre. Une librairie indépendante de taille moyenne propose généralement entre 10 000 et 40 000 références, nécessitant une expertise particulière dans la sélection et la connaissance du fonds.

Activités complémentaires fréquentes

Pour diversifier leurs sources de revenus, de nombreuses librairies incorporent des activités connexes :

  • La vente de papeterie et fournitures de bureau (18% du chiffre d’affaires en moyenne)
  • La commercialisation de presse et magazines (particulièrement les revues littéraires)
  • La vente d’articles de loisirs créatifs
  • La commercialisation de jeux éducatifs et de société
  • L’organisation d’événements culturels (signatures, rencontres d’auteurs)
  • La vente de produits dérivés littéraires
  • Les services aux collectivités (bibliothèques, établissements scolaires)

Cette diversification reste encadrée par la loi Lang de 1981, qui précise que pour bénéficier du statut de librairie, un commerce doit réaliser au minimum 50% de son chiffre d’affaires dans la vente de livres neufs.

Le saviez-vous ?

Le métier de libraire est l’un des rares commerces où les prix sont fixes et imposés par l’éditeur (prix unique du livre instauré par la loi Lang). Cette spécificité française permet de préserver un réseau dense de librairies indépendantes, contrairement à d’autres pays où les chaînes et plateformes dominent le marché.

Tendances et évolutions du marché

Le commerce de détail de livres en magasin spécialisé traverse une période de mutations profondes, influencées par plusieurs facteurs concomitants qui redessinent le paysage de la librairie traditionnelle.

Défis numériques et nouvelles pratiques

Le secteur fait face à plusieurs défis majeurs :

  • La concurrence des plateformes de vente en ligne, avec Amazon qui capte désormais plus de 20% du marché du livre
  • L’émergence du livre numérique et des liseuses électroniques
  • La transformation des habitudes de lecture, avec un temps consacré à la lecture en baisse
  • L’augmentation des coûts immobiliers dans les centres-villes
  • Les difficultés de trésorerie liées aux retours et à la rotation des stocks

Face à ces défis, le secteur connaît une concentration progressive. Entre 2000 et 2020, le nombre de librairies indépendantes a diminué de près de 20%, principalement parmi les plus petites structures. Néanmoins, le secteur démontre une certaine résilience, avec une stabilisation observée depuis 2018.

Innovations et adaptations

Pour rester compétitives, les librairies développent de nouvelles approches :

  • La création de sites de vente en ligne propres ou collectifs (comme Place des Libraires)
  • Le développement du “click and collect” et de la livraison à domicile
  • L’animation d’une communauté de lecteurs via les réseaux sociaux
  • La diversification des événements culturels (lectures, ateliers d’écriture, clubs de lecture)
  • La création d’espaces de convivialité (cafés-librairies)
  • L’extension des horaires d’ouverture pour s’adapter aux rythmes urbains

Un phénomène remarquable est l’émergence des librairies-cafés ou des concepts hybrides, qui représentent désormais plus de 15% des nouvelles ouvertures de librairies. Cette tendance témoigne d’une évolution vers des lieux culturels polyvalents où l’expérience client dépasse le simple acte d’achat.

Environnement réglementaire

Le commerce de détail de livres en magasin spécialisé évolue dans un cadre réglementaire spécifique, principalement marqué par la législation sur le prix unique du livre.

La loi Lang, pilier de l’écosystème

La loi du 10 août 1981, dite loi Lang, constitue la pierre angulaire de la régulation du secteur. Ses principales dispositions :

  • Fixation du prix de vente par l’éditeur ou l’importateur, applicable à tous les détaillants
  • Possibilité d’une remise maximale de 5% sur le prix fixé pour les particuliers
  • Encadrement des remises aux collectivités et bibliothèques (plafonnées à 9%)
  • Protection du livre comme “bien culturel” distinct d’une simple marchandise

Cette législation a été complétée en 2011 par la loi sur le prix unique du livre numérique, étendant le principe aux œuvres dématérialisées. En 2014, la loi anti-Amazon a interdit le cumul de la remise de 5% avec la gratuité des frais de port, renforçant la protection des libraires physiques.

Dispositifs de soutien spécifiques

Les librairies bénéficient également :

  • Du label LIR (Librairie Indépendante de Référence) donnant accès à des exonérations fiscales
  • Des aides du Centre National du Livre (CNL) pour la création, reprise ou développement
  • Des subventions des DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles)
  • Du fonds ADELC (Association pour le Développement de la Librairie de Création)
  • De l’exonération de la CET (Contribution Économique Territoriale) pour les librairies labellisées

En complément, le métier de libraire est désormais reconnu par un diplôme spécifique (BP Libraire) et diverses formations professionnelles, valorisant l’expertise nécessaire à cette profession.

Les librairies doivent également se conformer aux réglementations générales du commerce de détail : droit du travail, normes d’accessibilité ERP, règles RGPD pour les fichiers clients, etc.

Codes NAF connexes et différences

Le code NAF a 47.61Z s’intègre dans un écosystème plus large de commerces culturels et de distribution du livre. Il convient de bien distinguer cette activité d’autres classifications proches.

Code NAF Activité Différence principale avec 47.61Z
47.62Z Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé Vente principalement de presse et papeterie, avec une offre de livres secondaire
47.79Z Commerce de détail de biens d’occasion en magasin Inclut les bouquinistes et librairies d’occasion, sans vente de livres neufs
47.91B Vente à distance sur catalogue spécialisé Librairies en ligne sans point de vente physique
58.11Z Édition de livres Production et édition de livres, sans activité principale de vente au détail

D’autres codes complémentaires interagissent avec le commerce de détail de livres :

  • 47.89Z (Autres commerces de détail sur éventaires et marchés) : pour les bouquinistes et vendeurs de livres sur marchés
  • 47.19B (Autres commerces de détail en magasin non spécialisé) : pour les grandes surfaces culturelles proposant plusieurs catégories de produits

La distinction fondamentale réside dans la spécialisation et la proportion du chiffre d’affaires réalisée avec les livres. Pour être classé en 47.61Z, un commerce doit réaliser au moins 50% de son chiffre d’affaires dans la vente de livres neufs, tout en disposant d’un point de vente physique accessible au public.

Stratégies de prospection B2B

Le secteur du commerce de détail de livres présente des opportunités de prospection B2B spécifiques, tant pour les fournisseurs de ces commerces que pour les librairies cherchant à développer leur clientèle professionnelle.

Segmentation efficace du marché des librairies

Pour les entreprises souhaitant cibler les librairies, une segmentation précise s’avère nécessaire :

  • Par taille : grandes enseignes nationales (Fnac, Cultura), librairies indépendantes de taille moyenne (>300m²), petites librairies de quartier
  • Par spécialisation : généralistes, jeunesse, BD, littérature étrangère, sciences humaines, technique/universitaire
  • Par label : librairies LIR, librairies indépendantes sans label, franchisés
  • Par zone géographique : centres-villes, centres commerciaux, zones rurales, quartiers touristiques

Les données disponibles via Datapult.ai permettent d’identifier précisément les établissements selon ces critères, facilitant une prospection ciblée et pertinente.

Opportunités commerciales pour les librairies

Les librairies peuvent développer leur chiffre d’affaires B2B en ciblant :

  • Les bibliothèques municipales et médiathèques (marché estimé à 98 millions d’euros)
  • Les établissements scolaires pour les manuels et ressources pédagogiques
  • Les comités d’entreprise pour les dotations culturelles
  • Les professions libérales (cabinets d’avocats, médecins) pour les ouvrages techniques
  • Les hôtels et lieux d’accueil touristiques pour des sélections locales
  • Les entreprises locales pour les cadeaux d’affaires et incentives

Pour ce segment B2B, les librairies peuvent proposer des services à valeur ajoutée : veille bibliographique personnalisée, livraison rapide, compte client dédié, facturation simplifiée, etc.

Facteurs clés de réussite en prospection

La prospection dans ce secteur gagne à s’appuyer sur :

  • La connaissance fine de l’écosystème du livre (nouveautés, tendances)
  • Le respect des périodes de forte activité (éviter la rentrée littéraire ou les fêtes)
  • L’approche qualitative plutôt que quantitative (personnalisation)
  • La mise en avant de solutions aux problématiques spécifiques du secteur (trésorerie, rotation des stocks, fidélisation)

Les données d’entreprises classifiées selon le code NAF 47.61Z constituent une base solide pour une prospection efficace, particulièrement lorsqu’elles sont enrichies d’informations contextuelles sur les spécificités de chaque point de vente.

Répartition géographique des entreprises

La distribution territoriale des librairies en France présente des caractéristiques spécifiques qui reflètent à la fois des dynamiques culturelles, démographiques et économiques.

Concentration urbaine et disparités régionales

L’analyse de la répartition des commerces classés sous le code NAF 47.61Z révèle :

  • Une forte concentration dans les grandes agglomérations : Paris et sa région concentrent près de 25% des librairies françaises
  • Une présence significative dans les villes universitaires (Montpellier, Toulouse, Rennes, Bordeaux)
  • Un maillage plus dense dans les régions à forte tradition culturelle (Occitanie, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine)
  • Des zones de désertification en milieu rural, avec plus de 230 bassins de vie sans librairie

Cette répartition inégale s’explique notamment par les coûts immobiliers (centralité nécessaire), la densité de population requise pour atteindre la viabilité économique et la proximité avec les institutions culturelles et établissements d’enseignement.

Densité par habitant et typologies territoriales

En moyenne, on compte une librairie pour environ 20 000 habitants, mais cette moyenne masque de fortes disparités :

  • Certains quartiers parisiens atteignent une densité d’une librairie pour 8 000 habitants
  • Les zones rurales peuvent descendre à une librairie pour 50 000 habitants ou plus
  • Les villes moyennes (20 000 à 100 000 habitants) connaissent souvent une dynamique de concentration, avec la disparition des petites librairies au profit d’enseignes plus importantes

On observe également des spécialisations géographiques : les librairies jeunesse sont particulièrement présentes dans les quartiers à forte proportion de familles, les librairies universitaires se concentrent autour des campus, tandis que les librairies-papeteries dominent dans les petites villes.

Cette cartographie du secteur est essentielle pour élaborer des stratégies de prospection territoriale efficaces, en identifiant à la fois les zones de saturation et les territoires présentant des opportunités de développement.

Analyse sectorielle pour la prospection B2B

Le secteur du commerce de détail de livres en magasin spécialisé offre des opportunités de prospection B2B spécifiques, tant pour les fournisseurs de ces commerces que pour les librairies elles-mêmes cherchant à développer leur clientèle professionnelle.

Profils types et besoins des librairies

Les librairies classées sous le code NAF 47.61Z présentent différents profils d’acheteurs B2B :

  • Les responsables d’achat des grandes chaînes (acheteurs centralisés)
  • Les libraires-gérants de points de vente indépendants (décideurs uniques)
  • Les responsables de rayon dans les librairies généralistes
  • Les acheteurs spécialisés dans les librairies thématiques

Leurs besoins principaux concernent :

  • Les solutions de gestion de stock et logistique (rotation optimisée)
  • Les outils informatiques spécialisés (logiciels métier)
  • Le mobilier et agencement de librairie
  • Les services d’animation commerciale
  • Les solutions de fidélisation client
  • Les services financiers adaptés aux spécificités du secteur (crédit de trésorerie)

Un point critique reste la saisonnalité marquée du secteur, avec environ 30% des ventes annuelles concentrées sur les deux derniers mois de l’année. Cette caractéristique influence fortement les cycles d’achat et d’investissement.

Pour une prospection efficace de ce secteur, il est essentiel de cibler précisément la typologie de librairie et d’adapter son approche selon la taille, la spécialisation et le positionnement de chaque établissement. L’exploitation des données sectorielles disponibles via des plateformes spécialisées comme SLF ou des outils d’intelligence commerciale peut considérablement optimiser cette démarche.

Exploiter les données pour votre prospection

Pour optimiser votre approche commerciale auprès des commerces de détail de livres, l’exploitation méthodique des données sectorielles constitue un levier stratégique déterminant.

Sources et exploitation des données

Plusieurs sources de données peuvent enrichir votre stratégie de prospection :

  • Les bases de données d’entreprises classifiées selon le code NAF 47.61Z
  • Les annuaires professionnels de la librairie (Pages Jaunes, annuaire du SLF)
  • Les listings des librairies labellisées (LIR, Librairies indépendantes)
  • Les données géographiques croisées avec les statistiques démographiques
  • Les informations sur les événements du secteur (salons, foires du livre)

Ces données brutes gagnent à être enrichies d’informations qualitatives : spécialisation, surface de vente, présence en ligne, appartenance à un groupement, etc. Des plateformes comme Datapult.ai permettent de structurer ces informations pour une prospection plus ciblée.

Conseils d’approche spécifiques au secteur

La prospection auprès des librairies mérite une approche particulière :

  • Éviter les périodes de forte activité (rentrée littéraire en septembre, fêtes de fin d’année)
  • Privilégier les contacts en début de semaine et en milieu de mois
  • Mettre en avant les solutions aux problématiques spécifiques du secteur
  • Développer un discours commercial intégrant la dimension culturelle du métier
  • Proposer des essais ou démonstrations adaptés aux contraintes d’espace et de temps

Les entreprises du code NAF 47.61Z apprécient particulièrement les approches qui démontrent une connaissance réelle de leur écosystème et des défis qu’elles rencontrent au quotidien.

En définitive, une stratégie de prospection efficace auprès du commerce de détail de livres repose sur un équilibre entre exploitation intelligente des données sectorielles et compréhension fine des spécificités culturelles et économiques de ce marché unique.

Quelles sont les marges commerciales habituelles dans le secteur de la librairie ?

Les librairies opèrent avec une marge commerciale moyenne de 30-36% sur le prix public hors taxes des livres. Cette remise, accordée par les éditeurs, varie selon plusieurs facteurs : le volume d’achats, l’appartenance à un groupement ou une chaîne, la qualité de la mise en avant des ouvrages, etc. Les librairies indépendantes négocient généralement des remises inférieures à celles obtenues par les grandes chaînes, ce qui explique en partie leurs difficultés économiques. La rentabilité nette du secteur est particulièrement faible, oscillant entre 0,5% et 1,5% du chiffre d’affaires selon les études du Syndicat de la Librairie Française.

Comment se répartit le chiffre d’affaires d’une librairie classée en 47.61Z ?

Pour une librairie indépendante moyenne, l’analyse du chiffre d’affaires révèle généralement la structure suivante : 75-85% provient de la vente de livres neufs, 5-15% de la papeterie et fournitures de bureau, 3-8% des produits dérivés et cadeaux, et 0-5% d’autres produits culturels (CD, DVD). La littérature générale représente environ 35% des ventes de livres, suivie par la jeunesse (20%), les sciences humaines (15%), la bande dessinée (12%), les ouvrages pratiques (10%) et les livres scolaires/universitaires (8%). Cette répartition varie considérablement selon la spécialisation et l’implantation de la librairie.

Quelles formations sont nécessaires pour ouvrir une librairie ?

Bien qu’aucun diplôme spécifique ne soit légalement requis pour ouvrir une librairie, la profession s’est considérablement professionnalisée. Les formations les plus reconnues sont : le BP Libraire (niveau Bac), le DUT Information-Communication option métiers du livre, la licence professionnelle Librairie, et le master Métiers du livre. L’INFL (Institut National de Formation de la Librairie) propose également des formations courtes pour les reconversions professionnelles. Le métier exige des compétences multiples : connaissance littéraire, gestion commerciale, animation culturelle et maîtrise des outils informatiques spécifiques. Plus de 70% des nouveaux libraires ont désormais suivi une formation spécialisée.

Comment les librairies gèrent-elles la concurrence des plateformes en ligne ?

Face à la concurrence des géants du e-commerce, les librairies développent des stratégies différenciantes : service personnalisé et conseil expert, création d’une expérience en magasin (animations, rencontres), diversification des activités (cafés, espaces culturels), présence numérique locale (sites Click & Collect), adhésion à des plateformes collectives comme librairiesindependantes.com ou placedeslibraires.fr. Certaines librairies misent également sur une spécialisation forte ou une identité territoriale marquée (livres régionaux, collaboration avec auteurs locaux). Environ 65% des librairies indépendantes proposent désormais un service de commande en ligne, contre seulement 25% en 2015.