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Remontant à plus de 5000 ans d’histoire, la fabrication de produits en terre cuite représente l’un des plus anciens savoir-faire industriels encore pratiqués aujourd’hui. Le code NAF 23.32Z, rattaché à cette activité millénaire, désigne la production de briques, tuiles et autres matériaux de construction en terre cuite en France. Cette classification recouvre un secteur où tradition et modernité s’entremêlent, avec des procédés industriels qui ont considérablement évolué tout en préservant la quintessence des techniques ancestrales. Dans un contexte de transition écologique du bâtiment, ces produits connaissent un regain d’intérêt pour leurs qualités intrinsèques : inertie thermique, durabilité et esthétique intemporelle, plaçant ainsi cette nomenclature d’activité au cœur des enjeux de construction durable.

Panorama économique du secteur de la terre cuite

Le secteur français de la fabrication de produits en terre cuite s’inscrit dans un héritage patrimonial fort tout en relevant les défis de l’industrialisation moderne. Cette activité classée sous le code 23.32Z appartient à la division 23 de la nomenclature INSEE, qui regroupe la « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques », elle-même rattachée à la section C « Industrie manufacturière ».

Dans la hiérarchie complète, ce code se positionne précisément dans :

  • Section C : Industrie manufacturière
  • Division 23 : Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques
  • Groupe 23.3 : Fabrication de matériaux de construction en terre cuite
  • Classe 23.32 : Fabrication de briques, tuiles et produits de construction, en terre cuite
  • Sous-classe 23.32Z : Fabrication de briques, tuiles et produits de construction, en terre cuite

Particularités de l’industrie de la terre cuite en France

Contrairement à d’autres secteurs manufacturiers qui ont connu une forte délocalisation, la production de terre cuite reste majoritairement ancrée sur le territoire national. Cette particularité s’explique par plusieurs facteurs : l’accès aux gisements d’argile locaux, le poids et le volume des produits qui rendent les transports longue distance peu rentables, ainsi que la dimension patrimoniale et architecturale de ces matériaux qui varient selon les régions.

Ce secteur se caractérise également par une concentration progressive des acteurs, avec quelques grands groupes industriels qui côtoient encore des PME familiales héritières de traditions régionales séculaires. Cette dualité fait la richesse et la spécificité de cette classification NAF.

Activités principales et secondaires

Le code NAF 23.32Z englobe un éventail d’activités liées à l’extraction, la transformation et la cuisson de l’argile pour produire des éléments constructifs. Voici le détail des différentes productions concernées :

Éléments de structure pour le bâtiment

Cette catégorie constitue le cœur de l’activité avec :

  • La fabrication de briques pleines et perforées pour la maçonnerie
  • La production de briques de parement pour façades
  • Les hourdis et planelles pour planchers
  • Les blocs rectifiés et briques monomur à isolation répartie
  • Les conduits de fumée et boisseaux

Éléments de couverture et d’ornement

Ce segment regroupe :

  • La fabrication de tuiles plates, canal, ou mécaniques
  • Les accessoires de toiture (faîtières, arêtiers, etc.)
  • Les éléments décoratifs comme les épis de faîtage
  • Les carreaux et tomettes pour revêtements de sol

Productions spécifiques et innovations

Le secteur développe également :

  • Des systèmes de façades ventilées en terre cuite
  • Des briques à haute performance thermique
  • Des produits pour l’aménagement paysager (claustras, brise-vues)
  • Des solutions constructives répondant aux exigences de la RE2020

Il est important de noter que cette nomenclature exclut spécifiquement la production de carreaux en céramique (classée en 23.31Z) et la fabrication d’articles céramiques réfractaires (code 23.20Z), bien que les procédés de production présentent des similitudes techniques.

Répartition géographique des entreprises

La distribution territoriale des entreprises classées sous le code NAF 23.32Z révèle un maillage étroitement lié aux ressources géologiques françaises et aux traditions régionales de construction.

Bassins historiques de production

On observe une concentration particulière dans certains territoires :

  • Le Nord et le Pas-de-Calais : région historique de la brique, avec une tradition remontant au XIXe siècle et l’industrialisation
  • Le Sud-Ouest (Toulouse et sa région) : célèbre pour sa production de tuiles canal et ses briques foraines qui donnent leur couleur caractéristique à la “ville rose”
  • La Bourgogne : réputée pour ses tuiles plates et ses terres particulièrement adaptées
  • L’Alsace : avec ses traditions spécifiques de tuiles et briques

Cette répartition n’est pas le fruit du hasard mais résulte de la présence de gisements d’argile de qualité, élément fondamental pour cette industrie. Les entreprises se sont historiquement implantées à proximité de ces ressources naturelles pour limiter les coûts de transport de la matière première.

Ces différents bassins ont développé des savoir-faire et des produits spécifiques, contribuant à la diversité architecturale régionale française. Les tuiles plates de Bourgogne ne ressemblent en rien aux tuiles canal du Midi, créant ainsi une richesse patrimoniale unique.

Impact de la consolidation industrielle

La France compte aujourd’hui environ 85 usines de fabrication de terre cuite réparties sur le territoire, employant directement plus de 4 500 personnes. Le secteur a connu une concentration importante ces dernières décennies, faisant disparaître de nombreuses tuileries et briqueteries artisanales au profit d’unités de production plus importantes et automatisées.

Cette évolution a néanmoins permis de maintenir une production nationale significative, contrairement à d’autres secteurs industriels plus fortement délocalisés, préservant ainsi un maillage territorial qui reste relativement équilibré.

Environnement concurrentiel

Le paysage concurrentiel du secteur 23.32Z se caractérise par une structure oligopolistique où quelques groupes dominent le marché tout en coexistant avec des acteurs de taille intermédiaire positionnés sur des niches spécifiques.

Principaux acteurs et parts de marché

Le marché français est dominé par trois grands groupes qui représentent plus de 80% de la production nationale :

  • Groupe Terreal : leader national issu du regroupement de plusieurs entreprises historiques, spécialisé dans les solutions de toiture, façade et structure
  • Wienerberger France : filiale du leader mondial autrichien, fortement positionné sur les briques de structure et les solutions constructives innovantes
  • Bouyer Leroux : groupe coopératif français, particulièrement reconnu pour ses briques de structure à isolation thermique renforcée

À côté de ces leaders, on trouve des entreprises familiales comme les Tuileries du Nord, Rairies Montrieux ou encore Briqueteries du Nord, qui maintiennent des productions plus spécialisées ou régionales.

Concurrence des matériaux alternatifs

Les fabricants de produits en terre cuite font face à une concurrence intense d’autres matériaux de construction :

  • Le béton et ses dérivés (parpaings, blocs béton) pour les éléments de structure
  • Les ardoises naturelles et artificielles pour la couverture
  • Le bois et les matériaux biosourcés, qui gagnent en popularité dans le contexte de construction durable
  • Les systèmes à ossature métallique pour certaines applications

Face à ces alternatives, l’industrie de la terre cuite met en avant ses atouts environnementaux (matériau naturel, durabilité exceptionnelle), ses performances thermiques et son esthétique intemporelle. Les fabricants investissent massivement dans l’innovation pour développer des produits répondant aux nouvelles exigences réglementaires, notamment en matière d’efficacité énergétique.

Le saviez-vous ?

La durée de vie moyenne d’une toiture en tuiles de terre cuite est estimée entre 80 et 100 ans, avec certains exemples historiques dépassant plusieurs siècles. Cette longévité exceptionnelle en fait l’un des matériaux de construction les plus durables, contribuant à son excellent bilan environnemental sur l’ensemble du cycle de vie.

Tendances et innovations

Le secteur de la fabrication de produits en terre cuite connaît une transformation significative, portée par des innovations techniques et les nouvelles exigences environnementales.

Évolution des produits et procédés

Ces dernières années, l’industrie a développé des solutions constructives de plus en plus performantes :

  • Briques à isolation répartie : permettant de construire des murs monocouches répondant aux exigences thermiques sans isolation rapportée
  • Tuiles photovoltaïques : intégrant des capteurs solaires tout en préservant l’esthétique traditionnelle des toitures
  • Systèmes de façades ventilées : associant l’esthétique de la terre cuite à une performance thermique optimisée
  • Solutions constructives complètes : avec des accessoires spécifiques facilitant la mise en œuvre et améliorant les performances globales

Les procédés de fabrication ont également évolué vers une plus grande efficience énergétique, avec l’optimisation des fours de cuisson, la récupération de chaleur et l’automatisation poussée des lignes de production.

Transition écologique du secteur

L’empreinte environnementale constitue un enjeu majeur pour cette industrie traditionnellement énergivore. Plusieurs initiatives transforment progressivement le secteur :

  • La réduction des températures de cuisson grâce à des innovations sur la composition des argiles
  • L’incorporation d’énergie décarbonée dans les procédés industriels
  • Le développement de filières de recyclage et de réemploi pour les produits en fin de vie
  • L’optimisation du cycle de l’eau dans les usines

Ces transformations permettent au secteur de se positionner favorablement dans le contexte de la RE2020 et des objectifs de décarbonation du secteur de la construction, un atout concurrentiel significatif face aux matériaux alternatifs.

Aspects juridiques et réglementaires

Les entreprises relevant du code NAF 23.32Z sont soumises à un cadre réglementaire spécifique qui encadre tant l’extraction des matières premières que la fabrication et la commercialisation des produits finis.

Réglementation environnementale

En tant qu’installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), les sites de production de terre cuite sont soumis à autorisation préfectorale avec :

  • Des contrôles réguliers des émissions atmosphériques, particulièrement pour les oxydes d’azote (NOx) et le dioxyde de soufre (SO2)
  • Une réglementation stricte sur le prélèvement et la gestion des eaux
  • Des obligations de remise en état des carrières d’argile après exploitation
  • Des quotas d’émission de CO2 dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (SEQE-UE)

Ces contraintes réglementaires ont poussé le secteur à investir massivement dans la modernisation de ses outils industriels pour réduire son empreinte environnementale.

Normes produits et certifications

Les produits de construction en terre cuite sont encadrés par :

  • Le Règlement Produits de Construction (RPC) européen, imposant le marquage CE
  • Les normes NF EN pour chaque famille de produits (briques, tuiles, etc.)
  • Des Documents Techniques Unifiés (DTU) qui définissent les règles de mise en œuvre
  • Des certifications volontaires comme la marque NF ou les FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire)

Cette réglementation garantit les performances techniques des produits mais impose également une traçabilité et des contrôles qualité rigoureux tout au long de la chaîne de production, constituant à la fois une contrainte et une protection contre la concurrence de produits importés moins qualitatifs.

Classifications apparentées et distinctions

Le code NAF 23.32Z entretient des relations étroites avec d’autres classifications, tout en s’en distinguant par des spécificités techniques et commerciales précises.

Codes NAF connexes dans la filière construction

Code NAF Intitulé Distinction avec 23.32Z
23.31Z Fabrication de carreaux en céramique Produits destinés au revêtement plutôt qu’à la structure, avec des procédés de cuisson et de finition différents
23.20Z Fabrication de produits réfractaires Produits conçus pour résister à des températures extrêmes, avec des compositions et applications industrielles spécifiques
23.61Z Fabrication d’éléments en béton pour la construction Matériau concurrent utilisant le ciment comme liant, sans processus de cuisson
08.12Z Exploitation de gravières et sablières, extraction d’argiles et de kaolin Activité extractive en amont, fournissant la matière première mais sans transformation

Positionnement dans la chaîne de valeur

La fabrication de produits en terre cuite s’inscrit dans une chaîne de valeur complète du bâtiment :

  • En amont : extraction des argiles (08.12Z) et préparation des matières premières
  • En parallèle : autres matériaux de construction concurrents ou complémentaires (23.61Z, 23.65Z)
  • En aval : entreprises de construction (41.20A, 43.99C) qui mettent en œuvre les produits
  • Distribution : négoces de matériaux (46.73A) qui commercialisent les produits

Cette position intermédiaire fait des fabricants de terre cuite des acteurs essentiels dans la prescription de solutions constructives, avec une influence significative sur les choix architecturaux et techniques, particulièrement dans un contexte de transition écologique du bâtiment où les caractéristiques environnementales des matériaux deviennent déterminantes.

Ciblage B2B par région et taille d’entreprise

Pour une prospection B2B efficace dans le secteur de la terre cuite, une approche segmentée par région et typologie d’entreprise s’avère particulièrement pertinente.

Segmentation géographique optimale

La répartition territoriale des entreprises du code 23.32Z offre des opportunités de ciblage spécifiques :

  • Nord et Est : régions à forte concentration de briqueteries industrielles, avec des entreprises de taille importante et des process automatisés
  • Sud-Ouest : bassin historique de production de tuiles canal, mêlant acteurs industriels et structures plus artisanales
  • Vallée de la Loire et Bourgogne : zones de production de tuiles plates avec des entreprises à fort ancrage patrimonial

Cette segmentation géographique permet d’adapter les approches commerciales aux spécificités techniques et culturelles de chaque bassin de production. Par exemple, les problématiques d’optimisation énergétique seront particulièrement sensibles dans les grandes unités industrielles du Nord, tandis que la préservation des savoir-faire traditionnels pourra constituer un argument porteur auprès des tuileries bourguignonnes.

Critères de segmentation par typologie d’entreprise

Au-delà de la localisation, plusieurs critères permettent d’affiner le ciblage :

  • Taille et structure : de la multinationale (Wienerberger, Terreal) à la PME familiale
  • Positionnement produit : briques structurelles, tuiles, produits de façade ou spécialités
  • Degré d’intégration : entreprises intégrant l’extraction ou uniquement la transformation
  • Marchés cibles : produits pour le résidentiel, le non-résidentiel ou la rénovation

Ces critères permettent d’adapter les propositions de valeur aux besoins spécifiques de chaque segment. Par exemple, les solutions digitales de gestion de production trouveront un écho favorable auprès des grands groupes industriels, tandis que les offres de certification ou valorisation du patrimoine séduiront davantage les PME à forte identité régionale.

Pour optimiser votre prospection dans ce secteur, Datapult.ai vous permet d’accéder à une base de données qualifiée des entreprises du code NAF 23.32Z, avec des filtres précis sur la taille, la localisation et les spécificités sectorielles, fondamentaux pour un ciblage pertinent.

Témoignage d’un professionnel du secteur

“Dans notre industrie de la terre cuite, la proximité avec nos carrières d’argile reste un facteur déterminant pour notre compétitivité. Nous avons investi massivement dans la modernisation de nos fours pour réduire notre empreinte carbone de 30% en dix ans, tout en développant des produits compatibles avec les nouvelles exigences thermiques. Le défi aujourd’hui est de concilier notre héritage séculaire avec l’innovation nécessaire face aux matériaux concurrents.”Jean-Pierre M., Directeur technique d’une tuilerie du Sud-Ouest

Exploiter les données pour votre prospection dans le secteur de la terre cuite

La prospection commerciale auprès des entreprises du code NAF 23.32Z requiert une approche particulièrement adaptée aux spécificités de ce secteur industriel traditionnel mais en pleine transformation.

Les fabricants de produits en terre cuite font face à des défis considérables : transition énergétique de leurs procédés industriels, adaptation aux nouvelles exigences thermiques des bâtiments, concurrence des matériaux alternatifs, et préservation des savoir-faire traditionnels. Ces enjeux créent des opportunités commerciales précises pour les prestataires capables d’apporter des solutions ciblées.

Pour maximiser l’efficacité de votre prospection auprès de ces industriels, une connaissance approfondie du tissu économique est indispensable. Les données sectorielles vous permettent d’identifier précisément les acteurs selon leur taille, leur spécialisation produit ou leur implantation géographique. Cette granularité dans le ciblage est particulièrement pertinente dans un secteur où coexistent quelques grands groupes internationaux et de nombreuses PME à fort ancrage territorial.

Dans ce contexte, les solutions de data intelligence comme Datapult vous offrent un avantage concurrentiel décisif en vous permettant d’accéder à une base de données qualifiée et actualisée des entreprises du secteur, avec une segmentation fine correspondant aux réalités économiques et techniques de cette industrie millénaire en pleine modernisation.

Quelle est la différence entre les briques de terre cuite classiques et les briques à isolation répartie ?

Les briques à isolation répartie, également appelées “briques monomur”, se distinguent des briques classiques par leur structure alvéolaire complexe avec un réseau de cavités d’air qui optimise l’isolation thermique. Avec une épaisseur généralement comprise entre 30 et 37,5 cm, elles permettent de construire des murs sans isolation complémentaire. Leur conductivité thermique est environ trois fois inférieure aux briques traditionnelles, mais leur coût est plus élevé et leur mise en œuvre requiert une technicité spécifique.

Comment l’industrie de la terre cuite s’adapte-t-elle aux exigences de la RE2020 ?

Face à la RE2020, l’industrie de la terre cuite a déployé plusieurs stratégies : optimisation des performances thermiques des produits, développement d’analyses de cycle de vie (ACV) démontrant les atouts environnementaux de la terre cuite (durabilité, inertie thermique), réduction de l’empreinte carbone des processus de fabrication avec des fours nouvelle génération, et formation des professionnels pour une mise en œuvre optimale garantissant les performances théoriques. Le secteur communique également sur la capacité de ses produits à contribuer au confort d’été, critère valorisé par la nouvelle réglementation.

Les tuiles en terre cuite sont-elles adaptées à l’intégration de panneaux solaires ?

Les toitures en tuiles terre cuite peuvent parfaitement accueillir des installations photovoltaïques selon deux approches : les systèmes en surimposition classiques, fixés au-dessus des tuiles via des crochets spécifiques, ou les solutions intégrées au bâti où les panneaux remplacent les tuiles. Les fabricants ont développé des systèmes d’intégration spécifiques, comme les tuiles photovoltaïques qui conservent l’esthétique traditionnelle tout en produisant de l’électricité. Ces innovations permettent de concilier performance énergétique et préservation du patrimoine architectural, notamment dans les zones soumises à des contraintes esthétiques.

Quels sont les défis d’approvisionnement en argile pour les fabricants français ?

L’approvisionnement en argile constitue un enjeu stratégique majeur pour les fabricants français avec plusieurs défis : la gestion des réserves foncières à long terme face à la pression urbaine, les contraintes administratives croissantes pour l’ouverture et l’exploitation des carrières, la variabilité naturelle des gisements nécessitant des ajustements constants des formulations, et la concurrence d’usage des sols avec l’agriculture et les zones naturelles protégées. Pour y répondre, les entreprises développent des stratégies de maîtrise foncière à long terme, d’optimisation des mélanges d’argiles, et de réhabilitation exemplaire des sites après exploitation.