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Dans un monde industriel en constante évolution, le secteur de la fabrication des gaz industriels occupe une position névralgique au cœur des processus de production modernes. Le code NAF 20.11Z identifie cette activité essentielle qui fournit les matières premières gazeuses indispensables à de nombreux secteurs stratégiques – de la santé à la sidérurgie, en passant par l’agroalimentaire et l’électronique. Ce secteur, dominé par quelques acteurs majeurs mais complété par un réseau de PME spécialisées, représente un chiffre d’affaires dépassant 2 milliards d’euros en France et emploie plus de 4 000 personnes sur le territoire national. Face aux enjeux de transition énergétique, la production d’hydrogène et de gaz verts positionne cette industrie au centre des transformations économiques à venir.
Panorama économique du secteur
La fabrication de gaz industriels représente un pilier fondamental de l’industrie chimique française. Ce secteur hautement capitalistique se caractérise par des investissements lourds en infrastructures de production et de distribution. Avec un marché national estimé à plus de 2,5 milliards d’euros, cette activité affiche une rentabilité supérieure à la moyenne industrielle, bien que soumise aux fluctuations des coûts énergétiques.
Quatre acteurs majeurs dominent le marché français : Air Liquide (leader mondial et fleuron industriel français), Linde, Air Products et Messer. Ces grands groupes côtoient des entreprises de taille intermédiaire spécialisées sur des segments spécifiques comme les gaz médicaux ou les gaz spéciaux pour l’électronique.
Tendances économiques et facteurs de croissance
Le secteur connaît actuellement une phase de transformation accélérée par plusieurs facteurs :
- L’essor de l’hydrogène comme vecteur énergétique décarboné, stimulé par le plan de relance européen et le plan France 2030
- La demande croissante en gaz spéciaux ultra-purs pour l’industrie électronique et les semiconducteurs
- L’augmentation des besoins en gaz médicaux, particulièrement mise en évidence lors de la crise sanitaire
- La recherche d’efficacité énergétique et la réduction de l’empreinte carbone des procédés de production
Les investissements dans ce secteur ont progressé de 15% sur les cinq dernières années, témoignant de son dynamisme et de son caractère stratégique pour l’industrie française.
Définition et classification
Le code NAF 20.11Z s’inscrit dans la section C (Industrie manufacturière) de la Nomenclature d’Activités Française, plus précisément dans la division 20 (Industrie chimique) et le groupe 20.1 (Fabrication de produits chimiques de base). Cette classification spécifique identifie les entreprises spécialisées dans la production, le conditionnement et la distribution de gaz industriels sous diverses formes.
Cette nomenclature, établie par l’INSEE, permet d’identifier avec précision les acteurs de ce marché technique et d’en suivre les performances économiques. L’attribution de ce code aux entreprises facilite également l’application des réglementations sectorielles spécifiques, particulièrement importantes pour cette activité impliquant la manipulation de substances potentiellement dangereuses.
Évolution historique de la classification
Avant la révision de 2008, cette activité était classée sous le code 241A dans l’ancienne nomenclature. Le passage au code 20.11Z a permis une meilleure harmonisation avec la classification européenne NACE et une distinction plus claire entre les différents sous-segments de l’industrie chimique de base. Cette évolution reflète l’importance croissante des gaz industriels comme secteur autonome au sein de la chimie, avec ses spécificités technologiques et commerciales propres.
Activités principales et secondaires
Production des gaz industriels fondamentaux
Le code NAF 20.11Z couvre en premier lieu la production des gaz industriels fondamentaux suivants :
- Gaz élémentaires : oxygène, azote, hydrogène, argon, hélium
- Gaz composés : dioxyde de carbone, protoxyde d’azote, acétylène
- Air comprimé et mélange de gaz industriels
- Gaz réfrigérants et gaz d’isolation
La production s’effectue par différents procédés technologiques, notamment la distillation cryogénique de l’air pour l’oxygène et l’azote, l’électrolyse de l’eau pour l’hydrogène, ou encore le reformage d’hydrocarbures. Ces procédés nécessitent des installations industrielles complexes et énergivores.
Conditionnement et distribution
Cette classification englobe également :
- Le conditionnement des gaz sous forme comprimée en bouteilles ou réservoirs
- La production et distribution de gaz liquéfiés (oxygène et azote liquides notamment)
- L’installation et la maintenance de systèmes de distribution on-site chez les clients industriels
- Le transport spécialisé de gaz industriels par camions-citernes cryogéniques
Applications spécifiques
Le code inclut aussi la production de gaz pour applications particulières :
- Gaz médicaux (oxygène médical, protoxyde d’azote pour anesthésie)
- Gaz ultra-purs pour l’industrie électronique et la fabrication de semi-conducteurs
- Gaz pour l’industrie alimentaire (CO2 pour carbonatation, azote pour surgélation et conditionnement)
- Gaz spéciaux pour laboratoires et recherche
Activités exclues
En revanche, certaines activités liées aux gaz ne relèvent pas du code 20.11Z :
- L’extraction de gaz naturel (code 06.20Z)
- La fabrication de combustibles gazeux comme le GPL (code 19.20Z)
- La production de biogaz (code 35.21Z)
- Le conditionnement pour compte de tiers (code 82.92Z)
Tendances et évolutions du marché
Le secteur de la fabrication des gaz industriels connaît actuellement plusieurs transformations majeures qui redessinent son avenir à moyen et long terme.
L’hydrogène vert au cœur de la transition énergétique
La production d’hydrogène décarboné représente l’évolution la plus significative du secteur. Les technologies d’électrolyse de l’eau alimentée par des énergies renouvelables connaissent un développement accéléré, porté par des investissements massifs. En France, la stratégie nationale hydrogène prévoit 7 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030, dont une part importante concerne les acteurs du code NAF 20.11Z.
Air Liquide a ainsi lancé plusieurs projets d’électrolyseurs de grande capacité, notamment à Port-Jérôme en Normandie, visant une production de 200 MW. Cette évolution positionne les fabricants de gaz industriels comme acteurs clés de la décarbonation industrielle et de la mobilité hydrogène.
Digitalisation et optimisation des chaînes d’approvisionnement
Les technologies numériques transforment également le secteur, avec :
- Le déploiement de capteurs IoT pour la supervision des niveaux de gaz chez les clients industriels
- L’optimisation des tournées de livraison par intelligence artificielle
- La maintenance prédictive des installations industrielles
- La traçabilité renforcée des bouteilles et conteneurs par RFID et blockchain
Ces innovations permettent d’améliorer l’efficacité opérationnelle tout en réduisant l’empreinte environnementale du secteur, notamment par l’optimisation des transports.
Renforcement des capacités de production locale
La crise sanitaire et les tensions géopolitiques ont mis en évidence l’importance stratégique des capacités locales de production de gaz industriels. Cette tendance a été particulièrement visible pour l’oxygène médical lors de la pandémie de COVID-19, où les capacités de production ont été temporairement saturées.
En conséquence, on observe un mouvement de relocalisation partielle et de sécurisation des approvisionnements, avec de nouveaux investissements dans des unités de production de proximité, notamment pour les gaz critiques.
Environnement réglementaire
La fabrication de gaz industriels est encadrée par un dispositif réglementaire particulièrement strict, reflétant les risques inhérents à la manipulation de substances sous pression et potentiellement dangereuses.
Réglementation ICPE et Seveso
Les installations de production de gaz industriels sont généralement classées sous le régime des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), avec des rubriques spécifiques selon les types de gaz produits. Les sites de grande capacité peuvent être soumis à la directive Seveso III, particulièrement pour la production d’hydrogène ou d’oxygène en grandes quantités.
Ces réglementations imposent des études de dangers, des plans de prévention des risques et des contrôles périodiques par les DREAL (Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). L’arrêté du 11 avril 2017 relatif aux prescriptions générales applicables aux entrepôts couverts est également applicable pour le stockage de certains gaz conditionnés.
Transport des matières dangereuses
Le transport des gaz industriels est soumis à l’Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route (ADR) et ses équivalents pour les autres modes de transport. Ces réglementations imposent :
- Des spécifications techniques précises pour les véhicules et conteneurs
- La formation obligatoire des conducteurs (certification ADR)
- Des procédures strictes d’étiquetage et de documentation
- Des restrictions de circulation pour certains produits
Normalisation spécifique aux gaz médicaux
Les gaz à usage médical sont considérés comme des médicaments et soumis aux exigences de la pharmacopée européenne. Leur fabrication nécessite une autorisation de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) et doit respecter les Bonnes Pratiques de Fabrication pharmaceutiques. La norme ISO 13485 relative aux dispositifs médicaux s’applique également aux systèmes de distribution de gaz médicaux.
Évolutions réglementaires récentes
Le secteur fait face à plusieurs évolutions réglementaires significatives :
- La mise en œuvre du règlement F-Gas pour la réduction progressive des gaz à effet de serre fluorés
- Les nouvelles exigences en matière de reporting carbone et d’efficacité énergétique
- La réglementation spécifique à l’hydrogène en cours d’élaboration au niveau européen
- Le renforcement des exigences de cybersécurité pour les installations industrielles critiques
Codes NAF connexes et différences
Le code NAF 20.11Z s’insère dans un écosystème de classifications liées à la production, transformation et utilisation de substances gazeuses. Voici les principales classifications apparentées et leurs distinctions essentielles :
| Code NAF | Intitulé | Différences principales |
|---|---|---|
| 20.13B | Fabrication d’autres produits chimiques inorganiques de base | Concerne la production de composés chimiques inorganiques solides ou liquides, mais pas spécifiquement sous forme gazeuse |
| 35.21Z | Production de combustibles gazeux | Concerne la production de gaz combustibles comme le biométhane ou le gaz de ville, et non les gaz industriels techniques |
| 19.20Z | Raffinage du pétrole | Inclut la production de GPL et autres gaz dérivés du pétrole, mais pas les gaz industriels obtenus par séparation de l’air ou synthèse chimique |
| 46.71Z | Commerce de gros de combustibles | Concerne la distribution et revente de gaz, mais pas leur fabrication |
| 28.29B | Fabrication d’autres machines d’usage général | Inclut la fabrication d’équipements pour gaz industriels (générateurs, compresseurs) mais pas la production des gaz eux-mêmes |
Cette distinction est particulièrement importante pour les entreprises situées à l’interface de plusieurs activités. Par exemple, un groupe industriel produisant à la fois des gaz industriels et d’autres produits chimiques inorganiques sera usuellement classé selon son activité principale, déterminée par la valeur ajoutée la plus importante.
Le code 20.11Z se distingue également par une chaîne de valeur spécifique, intégrant généralement production, conditionnement et distribution jusqu’au client final, là où d’autres codes de l’industrie chimique peuvent impliquer davantage d’intermédiaires.
Stratégies de prospection B2B
Le secteur de la fabrication de gaz industriels présente des caractéristiques particulières qui influencent directement les approches de prospection commerciale B2B, tant pour les fournisseurs de ce secteur que pour les entreprises cherchant à vendre aux acteurs du code NAF 20.11Z.
Segmentation stratégique du marché
Pour une prospection efficace dans ce secteur, plusieurs critères de segmentation s’avèrent particulièrement pertinents :
- Catégorie de gaz produits : gaz de l’air (O₂, N₂, Ar…), hydrogène, gaz spéciaux, gaz médicaux
- Taille des installations : grandes unités de séparation de l’air, unités de production on-site, centres de conditionnement
- Intégration dans la chaîne de valeur : producteurs intégrés vs spécialistes de la distribution ou du conditionnement
- Marchés clients servis : industrie lourde, électronique, santé, alimentaire
Cette segmentation permet d’adapter précisément les arguments commerciaux aux enjeux spécifiques de chaque sous-segment du marché.
Les données de Datapult.ai révèlent que le secteur compte environ 130 entreprises en France, dont plus de 75% sont des PME ou ETI spécialisées, malgré la domination de quelques grands groupes.
Approche commerciale différenciée par taille d’entreprise
Pour les grands groupes comme Air Liquide, Linde ou Air Products, la démarche commerciale nécessite :
- Une approche multi-niveau ciblant différentes fonctions (direction technique, achats, R&D)
- Des points d’entrée au niveau des centres de décision, souvent internationaux
- Une proposition de valeur axée sur l’innovation, l’excellence opérationnelle et la transition énergétique
Pour les PME et ETI du secteur, plus souvent spécialisées sur des marchés de niche :
- Une approche directe vers les décideurs opérationnels et dirigeants
- Des arguments centrés sur la réactivité, la flexibilité et la proximité
- Des propositions spécifiques à leur positionnement de spécialiste
Cycles de vente et événements sectoriels
Le secteur se caractérise par des cycles de vente généralement longs, particulièrement pour les équipements industriels et les contrats d’approvisionnement majeurs. Les événements sectoriels constituent des points d’entrée privilégiés :
- Le salon Expogaz (Paris, biennal)
- Les Journées Hydrogène dans les Territoires (annuel, localisation variable)
- Le congrès de la SFGP (Société Française de Génie des Procédés)
- Le World Hydrogen Summit (Rotterdam, annuel)
La veille sur les projets d’installation ou d’extension de capacité de production constitue également un levier de prospection pertinent, ces informations étant souvent disponibles dans les procédures d’autorisation ICPE ou les communications financières des entreprises cotées.
Exploiter les données sectorielles pour votre prospection
Le secteur de la fabrication de gaz industriels présente des caractéristiques particulières qui nécessitent une approche spécifique en matière d’exploitation des données pour la prospection commerciale.
Le saviez-vous ?
Contrairement à d’autres secteurs industriels, la fabrication de gaz industriels se caractérise par une forte concentration géographique. Plus de 40% des capacités de production françaises sont situées dans trois régions seulement : Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est. Cette répartition s’explique par la proximité des grands bassins industriels consommateurs et des infrastructures logistiques adaptées.
Pour optimiser votre approche commerciale envers ce secteur, il convient d’analyser plusieurs types de données :
- Données d’investissement : les annonces de nouveaux projets d’unités de production constituent des indicateurs avancés d’opportunités commerciales, particulièrement pour les fournisseurs d’équipements spécialisés
- Données environnementales : les objectifs de réduction d’empreinte carbone des principaux acteurs créent des opportunités pour les solutions d’efficacité énergétique et de décarbonation
- Données de localisation : la proximité géographique reste un facteur déterminant dans ce secteur où les coûts logistiques peuvent représenter jusqu’à 30% du prix final
Une approche marketing basée sur les données permet également de calibrer votre communication selon les caractéristiques spécifiques des entreprises du secteur. Par exemple, les données révèlent que les fabricants de gaz industriels sont particulièrement sensibles aux arguments liés à la fiabilité des approvisionnements, à la conformité réglementaire et à l’optimisation énergétique.
La combinaison des données sectorielles spécifiques avec les informations financières et commerciales traditionnelles permet d’établir un scoring pertinent des prospects et d’identifier les entreprises présentant le plus fort potentiel pour vos solutions, qu’il s’agisse d’équipements, de services ou de consommables.
L’analyse des cycles d’investissement propres à ce secteur permet également d’anticiper les besoins futurs et de positionner vos offres au moment optimal du processus décisionnel, généralement caractérisé par des phases de planification longues suivies de périodes d’exécution intensives.
Quels sont les principaux procédés utilisés dans la fabrication des gaz industriels ?
La fabrication des gaz industriels repose sur plusieurs procédés techniques distincts selon le type de gaz concerné. Pour les gaz de l’air (oxygène, azote, argon), le procédé principal est la distillation cryogénique de l’air qui consiste à liquéfier l’air par compression et refroidissement extrême, puis à séparer ses composants par distillation fractionnée. L’hydrogène est principalement produit par reformage du méthane ou par électrolyse de l’eau, cette dernière méthode connaissant un développement important dans le cadre de la transition énergétique. Le dioxyde de carbone est généralement capté comme sous-produit d’autres procédés industriels (production d’ammoniac, fermentation, combustion). Les gaz spéciaux ultra-purs nécessitent quant à eux des étapes supplémentaires de purification et d’analyse.
Comment les entreprises du secteur répondent-elles aux enjeux de la transition énergétique ?
Les fabricants de gaz industriels se positionnent comme des acteurs majeurs de la transition énergétique, notamment via le développement de l’hydrogène vert comme vecteur énergétique décarboné. Les investissements dans les technologies d’électrolyse alimentées par énergies renouvelables se multiplient, soutenus par des plans nationaux et européens. Par ailleurs, le secteur travaille à l’optimisation énergétique de ses propres procédés, particulièrement énergivores, avec des objectifs de réduction d’émissions de CO2 de 30 à 40% d’ici 2030 pour les principaux acteurs. Plusieurs entreprises développent également des technologies de captage et valorisation du CO2 (CCUS) et participent à des projets pilotes d’économie circulaire du carbone.
Quelles certifications spécifiques sont exigées pour opérer dans ce secteur ?
Les entreprises du code NAF 20.11Z doivent généralement disposer de plusieurs certifications selon leurs marchés cibles. La certification ISO 9001 constitue un prérequis quasi-systématique, complétée par l’ISO 14001 pour les aspects environnementaux et l’ISO 50001 pour le management de l’énergie. Pour les gaz médicaux, considérés comme des médicaments, les sites de production doivent obtenir une autorisation de l’ANSM et respecter les Bonnes Pratiques de Fabrication pharmaceutiques. Les installations de production sont soumises à des certifications d’équipements sous pression (DESP 2014/68/UE) et peuvent nécessiter des certifications spécifiques pour les atmosphères explosives (ATEX). Les laboratoires d’analyse de pureté des gaz sont généralement accrédités ISO/IEC 17025.
Quel est l’impact de la digitalisation sur la chaîne de valeur des gaz industriels ?
La transformation numérique modifie profondément le modèle économique des fabricants de gaz industriels. Les systèmes de télémétrie permettent désormais le suivi en temps réel des niveaux de gaz chez les clients industriels, optimisant les livraisons et réduisant les ruptures d’approvisionnement. Les technologies prédictives optimisent la maintenance des installations de production et de distribution, améliorant leur disponibilité. La blockchain est progressivement déployée pour assurer la traçabilité complète des bouteilles et conteneurs. Les plateformes digitales facilitent les commandes pour les petits volumes et standardisent les processus. Cette transformation numérique a permis aux acteurs majeurs du secteur de réduire leurs coûts opérationnels de 10 à 15% tout en améliorant leur réactivité face aux besoins clients.