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Dans le paysage agricole français, la polyculture-élevage représente un modèle d’exploitation traditionnel qui connaît aujourd’hui un regain d’intérêt face aux enjeux de durabilité. Le code NAF 01.50Z “Culture et élevage associés” identifie spécifiquement les exploitations agricoles qui pratiquent simultanément la production végétale et l’élevage d’animaux, dans une logique d’intégration et de complémentarité des activités. Cette classification correspond à un système agricole où aucune des deux activités ne dépasse 66% de la marge brute standard totale, créant ainsi un équilibre entre production végétale et animale. Ce modèle agro-écologique, ancré dans la tradition paysanne française, s’inscrit désormais comme une réponse pertinente aux défis environnementaux contemporains.

Panorama économique du secteur

Le secteur de la polyculture-élevage occupe une place significative dans l’agriculture française, bien que son importance relative ait diminué au profit de systèmes plus spécialisés depuis les années 1960. Ce modèle d’exploitation mixte représente aujourd’hui environ 23% des exploitations agricoles en France, avec une répartition géographique inégale, principalement concentrée dans le Grand Ouest, le Massif Central et certaines zones de moyenne montagne.

La polyculture-élevage se caractérise par sa résilience économique face aux fluctuations des marchés, grâce à la diversification des sources de revenus. Les exploitations relevant du code 01.50Z présentent généralement une taille moyenne de 85 hectares, supérieure à la moyenne nationale des exploitations agricoles (63 hectares).

Évolution économique récente

Au cours de la dernière décennie, le secteur a connu plusieurs transformations notables :

  • Une diminution du nombre d’exploitations mixtes (-15% entre 2010 et 2020), mais une augmentation de leur taille moyenne
  • Une professionnalisation accrue avec développement de nouveaux modèles économiques
  • Un renforcement de la valeur ajoutée via des certifications (agriculture biologique, labels de qualité)
  • Une meilleure valorisation des complémentarités entre productions végétales et animales

Le chiffre d’affaires moyen des exploitations de polyculture-élevage s’établit autour de 220 000 euros, avec une forte variabilité selon les régions et les combinaisons de productions choisies.

Définition et classification

Le code NAF 01.50Z identifie les exploitations agricoles caractérisées par une production mixte, où les activités de culture et d’élevage sont conduites simultanément et de manière intégrée. Cette nomenclature appartient à la section A (Agriculture, sylviculture et pêche) de la NAF rév. 2, et plus précisément à la division 01 (Culture et production animale, chasse et services annexes).

Dans la hiérarchie de la nomenclature INSEE, le code 01.50Z se positionne ainsi :

  • Section A : Agriculture, sylviculture et pêche
  • Division 01 : Culture et production animale, chasse et services annexes
  • Groupe 01.5 : Culture et élevage associés
  • Classe 01.50 : Culture et élevage associés
  • Sous-classe 01.50Z : Culture et élevage associés

La spécificité de cette classification réside dans l’équilibre entre les activités : pour relever de ce code, aucune des deux activités (culture ou élevage) ne doit représenter plus de 66% de la marge brute standard de l’exploitation. Cette définition statistique distingue donc clairement ces exploitations mixtes des exploitations spécialisées qui, elles, relèvent d’autres codes NAF spécifiques.

Activités principales et secondaires

Systèmes végétaux intégrés

Les exploitations classées sous le code 01.50Z pratiquent généralement diverses activités de production végétale, notamment :

  • La culture de céréales (blé, orge, maïs) souvent destinées en partie à l’alimentation du bétail
  • La production fourragère (prairies temporaires, luzerne, trèfle)
  • Les cultures protéagineuses (pois, féverole) valorisées dans les rotations et l’alimentation animale
  • Les cultures oléagineuses (colza, tournesol)
  • Parfois des productions maraîchères ou arboricoles en diversification

La particularité de ces systèmes réside dans l’organisation des rotations culturales et l’utilisation des surfaces, optimisées pour créer des synergies avec l’élevage.

Activités d’élevage complémentaires

Les élevages pratiqués dans ces systèmes mixtes sont variés :

  • Élevage bovin (laitier ou allaitant)
  • Élevage ovin ou caprin
  • Élevage porcin
  • Aviculture (poules pondeuses, volailles de chair)
  • Plus rarement, élevages atypiques (équins, cuniculture)

La gestion des effluents d’élevage constitue une dimension fondamentale de ces systèmes, permettant leur valorisation comme fertilisant naturel pour les cultures, créant ainsi une boucle vertueuse caractéristique de l’économie circulaire.

Le saviez-vous ?

Les systèmes de polyculture-élevage peuvent réduire jusqu’à 40% leurs achats d’engrais minéraux par rapport aux systèmes spécialisés, grâce à la valorisation optimale des effluents d’élevage sur les cultures. Cette autonomie accrue constitue un atout économique et environnemental majeur.

Services et activités annexes

Certaines exploitations de polyculture-élevage diversifient également leurs activités avec :

  • La transformation à la ferme (produits laitiers, charcuterie)
  • La vente directe de produits fermiers
  • L’agrotourisme
  • La production d’énergie renouvelable (méthanisation, photovoltaïque)

Ces activités complémentaires permettent de créer davantage de valeur ajoutée et de résilience économique.

Tendances et évolutions du marché

Le secteur de la polyculture-élevage connaît actuellement plusieurs dynamiques marquantes qui redessinent ses perspectives d’avenir :

Renouveau agroécologique

Face aux défis environnementaux, les systèmes mixtes culture-élevage bénéficient d’un regain d’intérêt. Leur capacité à optimiser les cycles biologiques (carbone, azote) et à réduire les intrants externes en fait des modèles privilégiés pour la transition écologique de l’agriculture. On observe ainsi :

  • Une augmentation de 23% des conversions à l’agriculture biologique dans ce secteur depuis 2018
  • Le développement de pratiques innovantes comme les cultures associées ou le pâturage tournant dynamique
  • L’intégration croissante d’infrastructures agroécologiques (haies, agroforesterie)

Valorisation des services écosystémiques

Les exploitations classées en 01.50Z participent activement à la production de services écosystémiques désormais mieux reconnus :

  • Séquestration de carbone dans les sols et les biomasses pérennes
  • Préservation de la biodiversité agricole
  • Maintien de paysages diversifiés
  • Réduction des pollutions diffuses

Ces services commencent à être valorisés économiquement à travers des mécanismes de paiements pour services environnementaux, offrant de nouvelles perspectives de revenus.

Adaptation aux changements climatiques

La diversification inhérente aux systèmes polyculture-élevage constitue un atout majeur face aux aléas climatiques croissants. Cette résilience se manifeste par :

  • Une meilleure gestion des risques productifs
  • L’adaptation des assolements et des pratiques culturales
  • La sélection de races et variétés plus rustiques et adaptatives
  • L’optimisation de l’autonomie fourragère et alimentaire des élevages

Ces évolutions dessinent un avenir prometteur pour les exploitations de polyculture-élevage, notamment dans les territoires où les conditions pédoclimatiques rendent la spécialisation plus risquée.

Environnement réglementaire

Les exploitations de polyculture-élevage sont soumises à un cadre réglementaire complexe qui combine les exigences applicables aux productions végétales et animales. Cette double appartenance implique une vigilance particulière.

Réglementations environnementales spécifiques

Les exploitations mixtes doivent respecter plusieurs dispositifs réglementaires :

  • Directive Nitrates : applicable dans les zones vulnérables, elle impose des contraintes spécifiques sur le stockage et l’épandage des effluents d’élevage, avec des périodes d’interdiction, des capacités de stockage minimales et des plafonds d’apports azotés.
  • Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) : selon la taille des élevages, les exploitations peuvent être soumises à déclaration, enregistrement ou autorisation.
  • Plan d’épandage : document obligatoire détaillant les surfaces réceptrices des effluents et les modalités d’application.
  • Zones de Non-Traitement (ZNT) : distances minimales à respecter lors de l’application de produits phytosanitaires à proximité des points d’eau.

Normes sanitaires

La conduite d’activités d’élevage implique le respect de normes sanitaires strictes :

  • Règles de biosécurité (particulièrement renforcées pour les élevages avicoles et porcins)
  • Identification et traçabilité des animaux
  • Respect des normes de bien-être animal (surface minimale, accès à l’eau, conditions d’hébergement)
  • Gestion des médicaments vétérinaires et tenue d’un registre d’élevage

Politique Agricole Commune

Dans le cadre de la PAC, les exploitations de polyculture-élevage doivent s’adapter à plusieurs dispositifs :

  • Conditionnalité des aides (BCAE – Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales)
  • Paiements verts (diversification des cultures, maintien des prairies permanentes)
  • Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) systèmes polyculture-élevage
  • Aides couplées animales et végétales

La nouvelle PAC 2023-2027 renforce les exigences environnementales à travers l’éco-régime, avec des implications particulières pour les systèmes mixtes.

Codes NAF connexes et différences

Le code 01.50Z se différencie de plusieurs autres classifications agricoles par sa dimension intégrée et équilibrée entre productions végétales et animales. Voici les principaux codes NAF apparentés et leurs distinctions :

Code NAF Intitulé Différences avec 01.50Z
01.11Z Culture de céréales, légumineuses et graines oléagineuses Exploitation spécialisée en grandes cultures sans activité d’élevage significative (>66% de la marge)
01.41Z Élevage de bovins laitiers Exploitation spécialisée dans la production laitière, même si des cultures sont présentes pour l’alimentation du troupeau
01.42Z Élevage d’autres bovins et de buffles Élevage de bovins allaitants prédominant, les cultures éventuelles étant secondaires
01.46Z Élevage de porcins Spécialisation en production porcine, même si des cultures peuvent être présentes pour la valorisation des effluents
01.61Z Activités de soutien aux cultures Entreprises réalisant des services agricoles pour des tiers, sans production propre

La distinction fondamentale du code 01.50Z réside dans l’équilibre économique entre les productions. Par exemple, une exploitation laitière qui cultive du maïs et des céréales uniquement pour alimenter son troupeau relève généralement du code 01.41Z si l’élevage génère plus de 66% de la marge. En revanche, si cette même exploitation commercialise une part significative de ses productions végétales, créant ainsi un équilibre économique, elle sera classée sous le code 01.50Z.

Répartition géographique des entreprises

Les exploitations de polyculture-élevage présentent une distribution géographique spécifique sur le territoire français, reflétant des facteurs historiques, pédoclimatiques et économiques.

Bassins traditionnels

Historiquement ancrées dans le paysage agricole français, les exploitations mixtes sont particulièrement présentes dans :

  • Le Grand Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) : ces régions combinent productions laitières et grandes cultures
  • Les zones de piémont (contreforts du Massif Central, Pyrénées) : où l’altitude et les reliefs favorisent la complémentarité entre prairies et systèmes herbagers
  • Le Nord-Est (Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté) : avec des systèmes associant grandes cultures et élevage bovin

En revanche, les grandes plaines céréalières (Beauce, Champagne) et les zones d’élevage très spécialisées (Cantal, Aveyron) comptent proportionnellement moins d’exploitations relevant du code 01.50Z.

Dynamiques territoriales récentes

Au cours des dernières décennies, la spécialisation des exploitations a réduit la prévalence des systèmes mixtes dans certains territoires, notamment :

  • En Bretagne, où l’intensification de l’élevage a conduit de nombreuses exploitations vers une spécialisation (porcs, volailles, lait)
  • Dans les grandes plaines céréalières, où la mécanisation et les économies d’échelle ont favorisé l’abandon progressif de l’élevage

Paradoxalement, on observe un mouvement récent de « re-couplage » entre cultures et élevage dans certains territoires, motivé par des considérations agroécologiques et économiques.

Typologie des exploitations selon les régions

Les systèmes de polyculture-élevage présentent des caractéristiques différenciées selon les régions :

  • En Normandie : dominante bovins lait/viande avec cultures céréalières
  • Dans le Nord : association grandes cultures et élevage porcin
  • Dans le Sud-Ouest : systèmes mixtes avec volailles (canards, poulets label) et cultures de vente
  • Dans l’Est : polyculture associée à l’élevage bovin viande

Cette diversité régionale reflète l’adaptation des systèmes mixtes aux conditions locales et aux filières existantes.

Stratégies de prospection B2B

La prospection commerciale auprès des exploitations de polyculture-élevage requiert une approche spécifique, tenant compte de leurs particularités et de leurs besoins diversifiés.

Segmentation adaptée aux exploitations mixtes

Pour cibler efficacement les entreprises du code 01.50Z, plusieurs critères de segmentation sont particulièrement pertinents :

  • Taille économique de l’exploitation (chiffre d’affaires, PBS – Production Brute Standard)
  • Combinaison spécifique des productions (bovins-céréales, porcs-cultures, etc.)
  • Mode de commercialisation (circuits courts, filières longues, mixte)
  • Degré de mécanisation et niveau d’équipement
  • Engagement dans des démarches qualité (bio, labels, HVE)
  • Profil démographique des exploitants (âge, succession)

Cette segmentation fine permet d’adapter les propositions commerciales aux besoins spécifiques de chaque type d’exploitation.

Solutions adaptées aux besoins spécifiques

Les exploitations de polyculture-élevage présentent des besoins distincts qui constituent autant d’opportunités commerciales :

  • Solutions de gestion intégrée : logiciels capables de gérer simultanément les productions végétales et animales
  • Équipements polyvalents : machines adaptées à plusieurs usages (alimentation animale, travaux culturaux)
  • Solutions de valorisation des effluents : matériels d’épandage précis, unités de compostage ou de méthanisation
  • Conseil en optimisation des complémentarités : services d’accompagnement pour maximiser les synergies
  • Outils de traçabilité multi-production : systèmes permettant de suivre l’ensemble des activités

Avec Datapult.ai, vous pouvez identifier précisément les exploitations de polyculture-élevage correspondant à vos critères, en combinant des données géographiques, économiques et techniques pour affiner votre ciblage commercial.

Calendrier de prospection

La polyvalence des exploitations mixtes implique de tenir compte de la saisonnalité des différentes activités dans l’approche commerciale :

  • Période hivernale (novembre-février) : plus propice aux décisions d’investissement et à la réflexion stratégique
  • Périodes de semis et récoltes (selon les régions) : à éviter pour les contacts commerciaux
  • Périodes intermédiaires : favorables aux démonstrations de matériel et visites techniques

Cette planification temporelle optimise les chances de succès des démarches commerciales.

Témoignage : Réussir en polyculture-élevage

“Nous exploitons 120 hectares en polyculture-élevage dans le Pays de Loire, avec un troupeau de 60 vaches laitières et des cultures diversifiées. L’équilibre entre nos ateliers nous a permis de traverser les crises laitières sans trop de difficultés, car nos cultures de vente compensaient les baisses de prix du lait. Récemment, nous avons obtenu la certification HVE niveau 3, ce qui valorise notre approche intégrée. Notre prochain défi est la méthanisation pour transformer nos effluents en énergie et digestat, bouclant ainsi le cycle. La clé de notre modèle? L’autonomie et la complémentarité entre ateliers.” – Jean-Pierre M., agriculteur en Loire-Atlantique

Ce témoignage illustre la résilience des systèmes relevant du code NAF 01.50Z et leur capacité d’adaptation aux enjeux contemporains de l’agriculture.

Exploiter les données pour votre prospection

La prospection commerciale ciblée auprès des exploitations de polyculture-élevage nécessite une connaissance précise du tissu agricole et de ses spécificités. Pour optimiser vos démarches commerciales :

  • Identifiez les bassins de production où les systèmes mixtes sont les plus représentés
  • Segmentez finement votre approche selon les combinaisons de productions pratiquées
  • Tenez compte de la saisonnalité spécifique des activités mixtes
  • Valorisez les complémentarités dans votre proposition commerciale
  • Adaptez votre discours aux enjeux d’autonomie et de durabilité qui caractérisent ces exploitations

Les exploitations classées sous le code NAF 01.50Z représentent un marché diversifié mais cohérent, avec des besoins spécifiques qui peuvent être adressés par des offres adaptées à leur modèle économique intégré. Leur répartition géographique et leurs caractéristiques techniques constituent des informations stratégiques pour toute entreprise souhaitant développer son activité auprès de ce segment du monde agricole.

En définitive, les systèmes de polyculture-élevage incarnent un modèle agricole résilient et durable, dont l’importance pourrait se renforcer dans les années à venir face aux défis climatiques et environnementaux.

Quels sont les avantages économiques de la polyculture-élevage par rapport aux systèmes spécialisés ?

Les systèmes mixtes culture-élevage offrent plusieurs avantages économiques : une meilleure résilience face aux aléas de marché grâce à la diversification des revenus, une réduction des coûts d’intrants (engrais, aliments) par la valorisation des complémentarités, une meilleure valorisation de la main-d’œuvre sur l’année, et une capacité supérieure d’adaptation aux variations climatiques. Des études récentes montrent que les exploitations mixtes présentent une plus grande stabilité de revenu sur le long terme, avec des fluctuations annuelles réduites de 15 à 25% par rapport aux systèmes spécialisés.

Comment gérer la complexité administrative d’une exploitation mixte classée 01.50Z ?

La gestion administrative d’une exploitation de polyculture-élevage requiert une organisation rigoureuse pour répondre aux multiples réglementations. Il est recommandé de mettre en place un système documentaire structuré distinguant clairement les exigences liées aux productions végétales et animales, de s’appuyer sur des outils numériques de gestion intégrée, et de planifier un calendrier annuel des obligations déclaratives. L’adhésion à un centre de gestion agricole spécialisé ou le recours à un consultant peut également faciliter la conformité réglementaire. La tenue de registres distincts mais interconnectés (phytosanitaire, élevage, fertilisation) constitue une bonne pratique.

Quelles certifications sont particulièrement adaptées aux exploitations de polyculture-élevage ?

Plusieurs certifications valorisent efficacement les spécificités des systèmes mixtes : l’Agriculture Biologique, qui reconnaît les synergies agronomiques; la certification Haute Valeur Environnementale (HVE), notamment le niveau 3 qui valorise la biodiversité et la gestion intégrée; les labels régionaux type “Terres de Sources” ou “C’est qui le Patron” qui mettent en avant les pratiques durables; et certaines AOP/IGP fromagères ou carnées qui intègrent des exigences sur l’autonomie alimentaire et le lien au territoire. Ces certifications permettent généralement une meilleure valorisation économique des productions et répondent aux attentes croissantes des consommateurs pour des systèmes de production durables.

Comment optimiser les rotations culturales dans un système de polyculture-élevage ?

L’optimisation des rotations en polyculture-élevage repose sur plusieurs principes clés : l’intégration de légumineuses (luzerne, trèfle) pour l’apport d’azote naturel et l’alimentation animale; l’alternance entre cultures d’hiver et de printemps pour rompre les cycles des adventices; l’inclusion de cultures dérobées ou intermédiaires pour maximiser la couverture des sols; et l’adaptation des séquences culturales aux besoins alimentaires du cheptel. Les rotations longues (5 ans et plus) sont particulièrement bénéfiques, permettant de réduire la pression parasitaire et d’améliorer la structure des sols. Un suivi agronomique régulier, idéalement avec des analyses de sol tous les 3-5 ans, permet d’affiner ces rotations en fonction de l’évolution de la fertilité.