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Le secteur du commerce de gros d’habillement et de chaussures (code NAF 46.42Z) représente un maillon essentiel de la chaîne de valeur textile en France. Avec un chiffre d’affaires annuel dépassant les 27 milliards d’euros, cette activité constitue l’interface stratégique entre fabricants et détaillants. Dans un contexte de mutation accélérée des modes de consommation et de distribution, ces grossistes spécialisés doivent constamment réinventer leurs modèles d’affaires. Entre internationalisation croissante des approvisionnements, digitalisation des circuits commerciaux et préoccupations éthiques grandissantes, le commerce interentreprises de produits textiles traverse une période de profonde transformation structurelle.

Panorama économique du secteur

Le commerce de gros d’habillement et de chaussures constitue un segment stratégique dans l’écosystème de la mode et du textile français. Cette classification 46.42Z s’inscrit dans la division 46 (commerce de gros) de la Nomenclature d’Activités Française révision 2 (NAF rév. 2), elle-même dérivée de la NACE européenne.

Un secteur aux multiples facettes

Ce secteur regroupe environ 7 800 entreprises en France, principalement des TPE et PME, bien que quelques grands groupes structurent fortement le marché. Ces entreprises sont majoritairement implantées dans les régions Île-de-France (notamment dans le quartier du Sentier à Paris), Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec une concentration particulière autour des zones traditionnelles de production textile comme Lyon ou Roubaix.

L’écosystème comprend divers modèles économiques, depuis les grossistes traditionnels jusqu’aux plateformes digitales B2B plus récentes, en passant par les agents commerciaux et importateurs spécialisés. Le secteur emploie environ 42 000 personnes et génère un volume d’affaires considérable, avec une balance commerciale généralement déficitaire du fait de la forte dépendance aux importations, particulièrement en provenance d’Asie.

Dynamiques actuelles et évolutions structurelles

Le secteur connaît actuellement une concentration marquée, les acteurs de taille intermédiaire étant progressivement absorbés par des groupes plus importants capables d’investir dans la digitalisation et la logistique avancée. Parallèlement, le modèle économique évolue vers davantage de services à valeur ajoutée (gestion des stocks, merchandising, data analytics) au-delà de la simple fonction de distribution.

Définition et classification

Le code NAF 46.42Z désigne spécifiquement les entreprises dont l’activité principale est le commerce de gros d’habillement et de chaussures. Cette catégorie s’inscrit dans une hiérarchie précise au sein de la nomenclature statistique française.

Niveau Code Intitulé
Section G Commerce; réparation d’automobiles et de motocycles
Division 46 Commerce de gros, à l’exception des automobiles et des motocycles
Groupe 46.4 Commerce de gros de biens domestiques
Classe 46.42 Commerce de gros d’habillement et de chaussures
Sous-classe 46.42Z Commerce de gros d’habillement et de chaussures

Cette classification a été mise en place lors de la révision 2008 de la nomenclature NAF, pour harmoniser les statistiques économiques françaises avec les standards européens NACE et internationaux CITI. Elle permet notamment aux pouvoirs publics de disposer de données cohérentes pour l’analyse économique sectorielle et la mise en place de politiques adaptées.

Activités principales et secondaires

Le code NAF 46.42Z couvre un large éventail d’activités commerciales liées aux produits textiles et aux chaussures dans un cadre interentreprises, excluant spécifiquement la vente au détail.

Activités principalement incluses

  • Commerce de gros de vêtements, y compris les vêtements de sport
  • Commerce de gros d’accessoires du vêtement tels que gants, cravates, bretelles, etc.
  • Commerce de gros de chaussures de tous types (ville, sport, techniques)
  • Commerce de gros d’articles de bonneterie
  • Commerce de gros de parapluies
  • Commerce de gros de fourrures

Activités connexes généralement couvertes

  • Distribution de marques sous licence
  • Activités d’import-export de produits textiles et chaussures
  • Prestations logistiques spécialisées pour les produits textiles
  • Services d’échantillonnage et présentation aux détaillants
  • Activités de merchandising et d’accompagnement commercial

Exclusions notables

Cette classification exclut spécifiquement :

  • Le commerce de gros d’articles en cuir autres que les chaussures (code NAF 46.49Z)
  • Le commerce de gros de fils et tissus (code NAF 46.41Z)
  • Le commerce de gros d’articles de bijouterie (code NAF 46.48Z)
  • Le commerce de détail d’habillement, même à destination professionnelle (code NAF 47.71Z)

Le saviez-vous ?

Le showroom, élément central du commerce de gros textile, connaît une profonde mutation. Traditionnellement physique et organisé par saison, il se dématérialise progressivement avec l’émergence de showrooms virtuels permanents permettant aux acheteurs de visualiser les collections en 3D et de passer commande à distance à tout moment, une tendance fortement accélérée par la pandémie de COVID-19.

Tendances et évolutions du marché

Le secteur du commerce de gros d’habillement et de chaussures connaît des transformations structurelles majeures sous l’effet de plusieurs facteurs convergents.

Digitalisation accélérée

La transformation numérique bouleverse les modèles traditionnels. Près de 67% des grossistes textiles ont désormais développé des plateformes B2B permettant de digitaliser tout ou partie du processus de commande. Ces interfaces professionnelles offrent désormais des fonctionnalités avancées : visualisation 3D des produits, gestion des stocks en temps réel, personnalisation des catalogues selon les clients, et outils d’analyse prédictive des ventes.

Cette évolution s’accompagne d’une montée en puissance des marketplaces B2B spécialisées qui mettent en relation directe fabricants et détaillants, remettant parfois en question le rôle traditionnel d’intermédiaire du grossiste.

Évolution des modes d’approvisionnement

Les circuits d’approvisionnement connaissent également des mutations importantes. Plusieurs tendances se conjuguent :

  • Une diversification des sources géographiques, avec un mouvement de « nearshoring » (relocalisation proche) bénéficiant au bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Turquie)
  • Le développement de partenariats plus étroits avec les fournisseurs, incluant la co-conception et le développement de produits exclusifs
  • L’émergence de modèles hybrides fabricant-grossiste, avec des marques propriétaires développées par les distributeurs eux-mêmes
  • L’intégration croissante de critères de durabilité et de traçabilité dans les cahiers des charges

Impact de la durabilité

La transition écologique touche fortement le secteur, avec trois enjeux principaux :

  1. L’augmentation de la demande pour des produits éco-responsables (matières recyclées, production locale, certifications environnementales)
  2. Les nouvelles contraintes réglementaires comme la loi AGEC imposant une responsabilité étendue des producteurs
  3. L’optimisation logistique visant à réduire l’empreinte carbone (groupage d’envois, emballages recyclables, entrepôts à haute performance environnementale)

Ces évolutions poussent les grossistes à repenser leur proposition de valeur, en se positionnant davantage comme des partenaires stratégiques proposant expertise et services plutôt que comme de simples intermédiaires commerciaux.

Environnement réglementaire

Le commerce de gros d’habillement et de chaussures est encadré par un ensemble de dispositions réglementaires spécifiques qui ont connu d’importantes évolutions ces dernières années.

Cadre juridique commercial

Les relations entre les grossistes et leurs partenaires commerciaux sont encadrées par plusieurs textes fondamentaux :

  • Le Code de commerce, notamment les dispositions relatives aux pratiques restrictives de concurrence (article L.442-1 et suivants)
  • La Loi Egalim 2 et la Convention unique annuelle qui régit les relations fournisseurs-distributeurs
  • La réglementation spécifique aux délais de paiement interentreprises, particulièrement sensible dans le secteur textile caractérisé par des cycles longs et saisonniers

Les contrats de distribution sélective et de franchise, très répandus dans ce secteur, font l’objet d’une vigilance particulière des autorités de concurrence.

Réglementation produits

Les produits textiles et les chaussures sont soumis à des exigences de conformité spécifiques :

  • Le Règlement européen REACH concernant les substances chimiques
  • La réglementation sur l’étiquetage des produits textiles (composition, entretien, origine)
  • Les normes de sécurité applicables aux vêtements pour enfants
  • Le règlement UE 2023/1055 sur l’écoconception des produits textiles, entrant progressivement en vigueur

Obligations environnementales croissantes

La transition écologique se traduit par de nouvelles obligations pour les grossistes textiles :

  • La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) imposant notamment l’interdiction de destruction des invendus non-alimentaires
  • L’extension de la REP (Responsabilité Élargie du Producteur) au secteur textile avec l’éco-organisme Refashion
  • La loi Climat et Résilience avec l’affichage environnemental obligatoire à venir
  • Le devoir de vigilance concernant les conditions de production chez les fournisseurs

Évolutions réglementaires récentes

Depuis 2023, de nouvelles dispositions impactent directement ce secteur :

  • L’obligation de traçabilité renforcée pour lutter contre le travail forcé (notamment concernant le coton ouïghour)
  • Le renforcement des règles d’origine et de marquage « Made in »
  • Les nouvelles dispositions sur l’économie circulaire avec des objectifs chiffrés de réemploi

Codes NAF connexes et différences

Le code 46.42Z s’inscrit dans un écosystème plus large de classifications liées au secteur textile et à la distribution. Il est essentiel de bien distinguer ces codes pour une analyse sectorielle précise et une prospection ciblée.

Principaux codes NAF apparentés

Code NAF Intitulé Principales différences
46.41Z Commerce de gros de textiles Concerne les tissus, fils et articles de mercerie plutôt que les vêtements finis
46.16Z Intermédiaires du commerce en textiles, habillement, fourrures, chaussures et articles en cuir Agit comme simple intermédiaire (commission) sans prendre possession des marchandises
47.71Z Commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé Vente au consommateur final plutôt qu’aux professionnels
46.49Z Commerce de gros d’autres biens domestiques Inclut d’autres articles comme la maroquinerie (hors chaussures)

Zones grises et frontières

La distinction entre ces codes n’est pas toujours évidente dans la pratique. Plusieurs situations peuvent créer une ambiguïté :

  • Les grossistes mixtes qui commercialisent à la fois des vêtements et des accessoires non-vestimentaires
  • Les acteurs verticalement intégrés qui combinent fabrication et commerce de gros
  • Les importateurs qui jouent simultanément un rôle d’agent commercial et de grossiste
  • Les plateformes digitales B2B qui brouillent la frontière entre intermédiaire et grossiste

Pour les entreprises ayant plusieurs activités, le code NAF est attribué en fonction de l’activité principale générant le plus de valeur ajoutée. Ce principe explique pourquoi certaines entreprises peuvent être classées différemment malgré des activités partiellement similaires.

Stratégies de prospection B2B

Le commerce de gros d’habillement et de chaussures présente des spécificités qui nécessitent des approches de prospection adaptées. L’écosystème B2B dans ce secteur repose sur des relations commerciales souvent ancrées dans la durée et rythmées par les saisons.

Segmentation stratégique du marché

Pour une prospection efficace dans ce secteur, plusieurs axes de segmentation pertinents peuvent être exploités :

  • Par positionnement : luxe, premium, milieu de gamme, entrée de gamme, discount
  • Par spécialisation produit : prêt-à-porter féminin, masculin, enfant, sportswear, chaussures, accessoires
  • Par contexte d’utilisation : mode, vêtements professionnels, uniformes, sportswear, cérémonial
  • Par circuit de distribution : grands magasins, chaînes spécialisées, indépendants, e-commerce, marketplaces
  • Par approche business : grossistes traditionnels, importateurs, agents exclusifs, plateformes B2B

Ciblage par indicateurs-clés

Les données disponibles dans les bases comme Datapult.ai permettent d’affiner le ciblage selon des critères particulièrement pertinents pour ce secteur :

  • Volume d’affaires : Les acteurs avec un CA supérieur à 10M€ représentent souvent des distributeurs multi-marques structurés
  • Effectif : La taille des équipes commerciales (généralement 15-20% des effectifs totaux) est un indicateur de la force de frappe terrain
  • Implantation géographique : La proximité avec les zones traditionnelles du textile (Île-de-France, PACA, Rhône-Alpes) peut indiquer une spécialisation
  • Croissance : Une croissance supérieure à 10% dans ce secteur mature signale souvent un modèle commercial innovant
  • International : La présence de filiales à l’étranger indique généralement une activité d’importation structurée

Cycles de prospection adaptés

Le secteur du textile fonctionne selon un rythme spécifique qu’il est crucial d’intégrer dans la planification des actions commerciales :

  • Janvier-Mars : Période des salons professionnels majeurs (Who’s Next, Première Vision) propice aux premiers contacts
  • Avril-Juin : Phase de planification des collections automne-hiver, opportune pour proposer des solutions logistiques ou financières
  • Juillet-Septembre : Préparation des collections printemps-été, moment favorable pour les solutions digitales et d’aide à la décision
  • Octobre-Décembre : Période de bilan annuel, propice aux propositions d’optimisation ou de restructuration

Approche multicanale personnalisée

Ce secteur valorise particulièrement certains canaux de prospection :

  • La présence sur les salons professionnels spécialisés reste incontournable malgré la digitalisation
  • Les recommandations et le réseau personnel jouent un rôle crucial dans ce milieu relativement fermé
  • Le marketing de contenu spécialisé sur les innovations sectorielles génère un intérêt substantiel
  • La data visualization des tendances du marché constitue un excellent outil d’approche des décideurs

Exploiter les données pour votre prospection

Le secteur du commerce de gros d’habillement et de chaussures présente un potentiel significatif pour les acteurs B2B qui savent exploiter intelligemment les données sectorielles pour leur prospection.

Indicateurs clés de performance

Pour identifier les opportunités commerciales dans ce secteur, certains indicateurs spécifiques peuvent être particulièrement révélateurs :

  • Le ratio chiffre d’affaires/effectif, significativement plus élevé chez les grossistes ayant réussi leur transformation digitale
  • L’évolution du besoin en fonds de roulement, qui traduit souvent une modification des conditions fournisseurs ou clients
  • Le taux de rotation des stocks, indicateur de l’efficacité opérationnelle et de la pertinence de l’offre
  • La proportion des ventes réalisées à l’export, marqueur d’une capacité à gérer des marchés complexes

Ces données permettent d’identifier les acteurs en pleine transformation qui pourraient avoir besoin de solutions B2B adaptées, qu’il s’agisse de services financiers, logistiques, informatiques ou marketing.

Stratégie d’approche personnalisée

Le commerce de gros textile étant un secteur relativement traditionnel dans ses relations commerciales, une approche hautement personnalisée est recommandée :

  1. Débuter par une étude approfondie du positionnement marché de l’entreprise cible (gamme, origine des produits, circuits de distribution)
  2. Identifier les périodes propices au dialogue selon le calendrier sectoriel (éviter les périodes de salons ou de livraisons intensives)
  3. Formuler des propositions ciblant les enjeux spécifiques identifiés (optimisation logistique, digitalisation, financement du BFR…)
  4. Valoriser les références sectorielles pertinentes, ce milieu fonctionnant beaucoup par recommandation

Les décideurs de ce secteur sont particulièrement sensibles aux solutions qui comprennent les spécificités de leur métier – notamment le caractère cyclique de l’activité et les contraintes logistiques propres aux produits textiles.

En développant une connaissance approfondie des particularités du code NAF 46.42Z et en exploitant intelligemment les données disponibles, les entreprises B2B peuvent construire des stratégies de prospection véritablement différenciantes sur ce marché en pleine mutation.

En quoi le commerce de gros d’habillement diffère-t-il des autres types de commerce de gros ?

Le commerce de gros d’habillement présente plusieurs particularités distinctives : un cycle saisonnier marqué (généralement 2 à 4 collections par an), une forte sensibilité aux tendances et à la mode, une dépréciation rapide des stocks invendus, et une logistique spécifique adaptée aux produits textiles (cintres, housses, contrôle qualité). De plus, la dimension émotionnelle et esthétique des produits nécessite des compétences commerciales différentes des autres secteurs du commerce de gros, avec une importance particulière accordée au merchandising et à la présentation visuelle des collections.

Comment les périodes de soldes impactent-elles les grossistes en habillement ?

Contrairement à une idée reçue, les grossistes ne sont pas directement concernés par les périodes de soldes officielles qui s’appliquent uniquement au commerce de détail. Cependant, ces périodes influencent indirectement leur activité de plusieurs façons : anticipation dans les commandes (les détaillants réduisent leurs achats avant les soldes), gestion de déstockage parallèle (offres spéciales B2B pour écouler les collections précédentes), et ajustement des livraisons des nouvelles collections juste après les périodes de soldes pour maximiser la durée d’exposition en magasin à prix plein.

Quelles sont les implications du dropshipping pour les grossistes textiles ?

Le dropshipping (où le détaillant ne stocke pas les produits qu’il vend) transforme profondément le rôle des grossistes d’habillement. Pour certains, cette pratique représente une menace en court-circuitant la chaîne traditionnelle, mais pour d’autres, c’est une opportunité de développement. Les grossistes qui s’adaptent à cette tendance doivent modifier leur infrastructure logistique pour permettre l’expédition directe aux clients finaux, développer des interfaces API pour l’intégration avec les sites marchands, et repenser leur tarification pour intégrer ces services à plus forte valeur ajoutée. Cette évolution se traduit souvent par une transformation du grossiste en prestataire logistique spécialisé.

Comment la REP textile impacte-t-elle les grossistes en habillement ?

La Responsabilité Élargie du Producteur dans le secteur textile (via l’éco-organisme Refashion) concerne aussi les grossistes-importateurs qui sont considérés comme “metteurs sur le marché” lorsqu’ils introduisent des produits en France. Ils doivent alors déclarer les volumes commercialisés et s’acquitter d’une éco-contribution. Cette réglementation pousse également les grossistes à développer de nouvelles compétences en matière d’éco-conception et de traçabilité des produits. Certains acteurs transforment cette contrainte réglementaire en avantage concurrentiel en proposant des gammes spécifiquement conçues pour minimiser l’impact environnemental et optimiser la recyclabilité.

Existence professionnelle

En tant que professionnel du commerce de gros d’habillement depuis 15 ans, je constate que la relation avec les marques importées a radicalement changé. Auparavant, nous pouvions distribuer une marque sur notre territoire en exclusivité avec une grande autonomie commerciale. Aujourd’hui, même les plus petites marques internationales imposent des contrats de distribution exigeants avec des minimums d’achat en forte hausse, des contraintes de présentation et une concurrence directe de leurs propres canaux digitaux. Cette évolution nous oblige à développer des services additionnels comme le conseil en merchandising ou l’analyse de données locales pour maintenir notre valeur ajoutée face aux marques.