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La France, berceau d’une formidable tradition de spiritueux, compte parmi les plus grands producteurs mondiaux de boissons distillées avec plus de 87 millions de litres exportés chaque année. Le code NAF 11.01Z « Production de boissons alcooliques distillées » encadre cette activité emblématique de notre patrimoine gastronomique et culturel. Cette classification regroupe les entreprises spécialisées dans l’art ancestral de la distillation, depuis les petites distilleries artisanales jusqu’aux grands groupes internationaux. Dans un secteur où le savoir-faire traditionnel côtoie l’innovation technique, ce code NAF témoigne de la diversité et de la richesse d’un domaine qui représente plus de 15 000 emplois directs sur le territoire français.

Panorama économique du secteur des spiritueux

Le secteur français des boissons distillées incarne l’excellence à l’international, avec des produits emblématiques comme le cognac, l’armagnac, le calvados ou encore les nombreuses eaux-de-vie régionales. Avec un chiffre d’affaires dépassant les 4,7 milliards d’euros annuels, dont plus de 85% à l’export, cette industrie constitue un pilier de l’économie française et un ambassadeur de notre culture à travers le monde.

La nomenclature 11.01Z s’inscrit dans la division 11 « Fabrication de boissons » de la section C « Industrie manufacturière » de la Classification des Activités Françaises. Cette catégorisation révèle le caractère industriel et transformateur de cette activité, qui part de matières premières agricoles pour élaborer des produits à forte valeur ajoutée.

Un patrimoine industriel et culturel d’exception

Contrairement à d’autres secteurs industriels, la production de spiritueux entretient un lien particulier avec le territoire français. Les 51 indications géographiques protégées dans ce domaine témoignent de l’ancrage territorial fort de ces productions. Le secteur se distingue également par sa structure particulière : aux côtés de groupes internationaux comme Pernod Ricard ou Rémy Cointreau coexistent près de 200 entreprises de taille intermédiaire et un réseau dense de plus de 2 500 distilleries artisanales, souvent familiales et centenaires.

Définition et classification des activités distillées

Le code NAF 11.01Z désigne spécifiquement la fabrication de boissons alcooliques distillées, un processus technique complexe qui consiste à concentrer l’alcool par évaporation puis condensation. Cette classification englobe un ensemble précis d’activités centrées sur la production de spiritueux et liqueurs.

Il est important de distinguer cette catégorie de celle des boissons fermentées comme le vin (11.02Z) ou la bière (11.05Z). La différence fondamentale réside dans le processus de fabrication : les spiritueux impliquent nécessairement une étape de distillation après fermentation, permettant d’atteindre des degrés alcooliques élevés, généralement supérieurs à 15°.

La chaîne de valeur de la distillation

Le processus complet couvert par le code 11.01Z comprend plusieurs étapes techniques :

  • La préparation des matières premières (grains, fruits, plantes, etc.)
  • La fermentation initiale transformant les sucres en alcool
  • La distillation proprement dite, souvent réalisée en plusieurs passages
  • Le vieillissement en fûts pour certains spiritueux
  • L’assemblage et la mise au point des recettes
  • La mise en bouteille et le conditionnement

Cette chaîne de production peut varier considérablement selon le type de spiritueux élaboré, chacun possédant des spécificités techniques propres à sa tradition.

Activités principales et secondaires

Production de spiritueux emblématiques

Le code NAF 11.01Z recouvre la fabrication d’une grande variété de boissons distillées, parmi lesquelles :

  • Les eaux-de-vie de vin : Cognac, Armagnac, Brandy
  • Les eaux-de-vie de fruits : Calvados, Kirsch, Mirabelle, Poire Williams
  • Les spiritueux à base de céréales : Whisky, Gin, Vodka
  • Les spiritueux à base de plantes : Absinthe, Génépi, Chartreuse
  • Les spiritueux à base de canne à sucre : Rhum agricole, Rhum traditionnel
  • Les liqueurs et crèmes : Grand Marnier, Cointreau, crèmes de fruits

Chacune de ces catégories possède ses propres spécifications techniques, réglementaires et organoleptiques qui définissent son identité sur le marché.

Activités connexes incluses dans le code 11.01Z

Au-delà de la production principale, ce code NAF englobe également :

  • La fabrication de préparations alcooliques composées utilisées dans l’élaboration de boissons
  • Le mélange de spiritueux distillés (assemblage)
  • La production de boissons alcooliques neutres (alcool neutre d’origine agricole)

En revanche, ce code exclut spécifiquement la fabrication d’alcool éthylique de synthèse (code 20.14Z) et la simple mise en bouteilles sans transformation (code 46.34Z), activités qui relèvent d’autres classifications économiques.

Le saviez-vous ?

La France compte plus de 90% des alambics traditionnels à repasse en cuivre encore en activité dans le monde. Ces équipements spécifiques, dont certains sont centenaires, confèrent aux spiritueux français leurs caractéristiques aromatiques distinctives et font partie du patrimoine industriel protégé.

Tendances et évolutions du marché des spiritueux

Le secteur des boissons distillées connaît actuellement une période de mutation profonde, entre traditions séculaires et nouvelles tendances de consommation. Plusieurs dynamiques structurent aujourd’hui ce marché :

Le renouveau des distilleries artisanales

Depuis 2015, la France a vu émerger plus de 180 nouvelles micro-distilleries, un phénomène comparable au mouvement craft qui a révolutionné le secteur brassicole. Ces structures à taille humaine privilégient souvent des approches locales, éthiques et innovantes. Cette tendance est particulièrement visible dans le gin et le whisky français, segments qui ont connu une croissance annuelle supérieure à 25% ces cinq dernières années.

Les régions historiquement peu associées aux spiritueux développent désormais leurs propres productions. La Bretagne compte ainsi plus de 40 distilleries de whisky, tandis que le Sud-Ouest voit émerger de nouvelles productions de gin à base de plantes locales.

L’internationalisation et la premiumisation

Le marché mondial des spiritueux est en pleine transformation, avec une tendance marquée vers la premiumisation. Les consommateurs privilégient désormais le « boire moins mais mieux », favorisant des produits à plus forte valeur ajoutée. Cette évolution profite particulièrement aux spiritueux français, traditionnellement positionnés sur le segment premium et super-premium.

Les exportations représentent désormais plus de 85% du chiffre d’affaires du secteur, avec des marchés particulièrement dynamiques en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord. Le cognac, à lui seul, génère plus de 3,2 milliards d’euros à l’export, faisant des spiritueux le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale agroalimentaire française.

Environnement réglementaire spécifique aux spiritueux

La production de boissons alcooliques distillées est l’un des secteurs les plus réglementés de l’industrie alimentaire, avec un cadre normatif particulièrement dense qui encadre toutes les étapes de la production à la commercialisation.

Cadre réglementaire français et européen

Au niveau européen, le Règlement (UE) 2019/787 relatif aux boissons spiritueuses définit précisément les dénominations, les méthodes de fabrication et les caractéristiques de chaque catégorie. Ce texte fondamental impose des exigences strictes concernant :

  • Les degrés alcooliques minimaux selon les catégories (40% vol. pour le cognac, 37,5% vol. pour le rhum, etc.)
  • Les matières premières autorisées pour chaque type de spiritueux
  • Les méthodes de production et de distillation
  • Les durées minimales de vieillissement le cas échéant
  • L’étiquetage spécifique des spiritueux

En France, le secteur est également encadré par le Code de la consommation et le Code général des impôts qui prévoient des dispositions spécifiques. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et le Service de la Répression des Fraudes et du Contrôle de la Qualité assurent un contrôle rigoureux des productions.

Fiscalité et contrôles spécifiques

Les entreprises du code NAF 11.01Z sont soumises à une fiscalité particulière, incluant :

  • Les droits d’accises sur les alcools (variable selon le type de spiritueux)
  • La cotisation de sécurité sociale spécifique aux spiritueux
  • La TVA au taux standard de 20%

Les distilleries doivent par ailleurs respecter des procédures administratives spécifiques, notamment la tenue d’une comptabilité matières suivie par les services des douanes. Elles sont également soumises à des contrôles réguliers concernant la traçabilité des lots et la conformité des produits aux cahiers des charges des indications géographiques éventuelles.

Codes NAF connexes et différences sectorielles

La production de boissons alcooliques s’étend sur plusieurs codes NAF qui se distinguent par les processus de fabrication et les produits finaux. Voici les principaux codes connexes et leurs spécificités par rapport au code 11.01Z :

Code NAF Activité Différences avec 11.01Z
Code NAF 11.02Z Fabrication du vin Repose sur la fermentation sans distillation, degré alcoolique généralement plus faible
Code NAF 11.03Z Fabrication de cidre et de vins de fruits Produits fermentés à base de fruits sans distillation
Code NAF 11.04Z Production d’autres boissons fermentées non distillées Boissons comme l’hydromel ou le kombucha, sans processus de distillation
Code NAF 11.05Z Fabrication de bière Processus de brassage et fermentation sans distillation
Code NAF 20.14Z Fabrication d’autres produits chimiques organiques de base Inclut la production d’alcool éthylique de synthèse non destiné à la consommation

La distinction fondamentale entre le code 11.01Z et les autres codes de fabrication de boissons alcooliques réside dans le processus de distillation, qui sépare les alcools par évaporation puis condensation. Ce procédé permet d’obtenir des produits à teneur en alcool généralement supérieure à 15% vol., contrairement aux boissons simplement fermentées.

Par ailleurs, les métiers, équipements, savoir-faire et réglementations sont significativement différents entre ces secteurs, justifiant leur classification distincte malgré leur appartenance commune à l’industrie des boissons.

Stratégies de prospection B2B dans le secteur des spiritueux

Le marché des boissons distillées présente des spécificités qui nécessitent une approche de prospection B2B adaptée. La structure particulière de ce secteur, entre grands groupes internationaux et petites distilleries artisanales, exige une segmentation fine et des stratégies différenciées.

Segmentation stratégique du marché

Une approche efficace de prospection dans ce secteur nécessite de segmenter le marché selon plusieurs critères :

  • Par taille d’entreprise : Des multinationales (Pernod Ricard, Rémy Cointreau) aux micro-distilleries artisanales
  • Par type de spiritueux produit : Cognac, whisky, gin, rhum, vodka, liqueurs, etc.
  • Par positionnement : Marché de masse, premium, super-premium, ultra-premium
  • Par circuit de distribution : Direct, grande distribution, export, e-commerce
  • Par ancrage territorial : Productions sous IGP/AOP, spiritueux régionaux, etc.

Chaque segment présente des besoins spécifiques en termes d’équipements, de services, de matières premières ou d’accompagnement à l’export. L’utilisation d’une base de données comme Datapult.ai permet d’identifier finement les entreprises selon ces critères et de personnaliser les approches commerciales.

Cycle de vente et saisonnalité

Le secteur des spiritueux présente des particularités en termes de cycle de vente :

  • Saisonnalité marquée : Pics de production avant les fêtes de fin d’année (représentant jusqu’à 40% des ventes annuelles)
  • Cycles d’investissement longs : Les équipements de distillation représentent des investissements importants amortis sur plusieurs décennies
  • Calendrier agricole : Pour les distilleries travaillant directement avec les matières premières agricoles, la production suit le rythme des récoltes

Une prospection efficace doit tenir compte de ces éléments pour approcher les professionnels aux moments les plus opportuns de leur cycle d’activité.

Zoom sur la Charente : berceau du cognac

La région de Cognac en Charente représente un cas d’étude particulier dans le secteur des spiritueux français. Avec plus de 280 maisons de négoce et 4 200 viticulteurs-bouilleurs de cru, cette région concentre une densité exceptionnelle d’acteurs du code NAF 11.01Z.

Cette concentration géographique a favorisé l’émergence d’un écosystème complet comprenant :

  • Des fabricants d’alambics et d’équipements spécialisés
  • Des tonnelleries dédiées à la fabrication de fûts de chêne
  • Des laboratoires d’analyse spécialisés
  • Des entreprises de conditionnement et de packaging luxe

Cette spécificité territoriale illustre l’importance de l’approche géographique dans la prospection du secteur des spiritueux, où certains territoires présentent des concentrations d’acteurs et des besoins spécifiques.

Exploiter les données pour votre prospection dans le secteur des spiritueux

La connaissance approfondie des acteurs du code NAF 11.01Z permet d’affiner considérablement l’efficacité des démarches commerciales. Une approche data-driven de la prospection offre des avantages considérables dans ce secteur très segmenté.

Pour les fournisseurs d’équipements spécialisés (alambics, cuves, systèmes de filtration), l’identification des distilleries en phase d’investissement ou d’agrandissement représente une information stratégique. De même, pour les fournisseurs de matières premières (fûts, bouteilles, bouchons, étiquettes), la connaissance des volumes de production et des positionnements permet de proposer des offres parfaitement adaptées.

Les prestataires de services (laboratoires d’analyse, consultants en développement international, spécialistes marketing) bénéficient également d’une segmentation fine du marché des spiritueux pour cibler leurs propositions. Par exemple, une jeune distillerie artisanale n’aura pas les mêmes besoins qu’une maison historique déjà établie à l’international.

L’utilisation d’outils comme les bases de données sectorielles permet d’identifier précisément :

  • Les distilleries en phase de croissance (augmentation du capital, recrutements récents)
  • Les entreprises ayant récemment investi dans de nouvelles capacités de production
  • Les acteurs développant de nouvelles gammes ou s’ouvrant à l’export

Dans un secteur où la relation commerciale s’inscrit souvent dans le temps long, la qualité de la prospection initiale et la pertinence du ciblage sont déterminantes pour établir des partenariats durables avec les acteurs du monde des spiritueux.

Quelles sont les principales exigences pour créer une micro-distillerie en France ?

La création d’une distillerie, même artisanale, nécessite plusieurs autorisations : une déclaration administrative auprès des Douanes, une autorisation d’exploitation d’un alambic, et généralement une licence de catégorie 4 pour la commercialisation. L’investissement initial est conséquent (entre 100 000€ et 500 000€ pour une micro-distillerie) en raison du coût des équipements spécialisés. Les locaux doivent respecter des normes de sécurité spécifiques liées à la manipulation de produits inflammables, incluant des systèmes de ventilation et de protection incendie adaptés.

Comment se différencient techniquement les spiritueux produits en France ?

Les spiritueux français se distinguent par leurs méthodes de distillation : le cognac et l’armagnac utilisent respectivement la double distillation charentaise et la distillation continue armagnacaise. Pour le whisky français, la distillation peut être réalisée en alambic à repasse (pot still) ou en colonne. Le type d’alambic, le nombre de distillations, la vitesse de chauffe et les points de coupe (séparation entre têtes, cœur et queues de distillation) sont des paramètres techniques qui influencent directement le profil aromatique du spiritueux final.

Quels sont les enjeux actuels de la filière française des spiritueux ?

La filière fait face à plusieurs défis majeurs : l’adaptation aux changements climatiques qui impactent les matières premières agricoles, les tensions commerciales internationales (notamment les taxes américaines sur certains spiritueux européens), l’évolution des modes de consommation (tendance à la baisse des volumes mais montée en gamme), et les exigences croissantes en matière de développement durable. Par ailleurs, la concurrence internationale s’intensifie avec l’émergence de nouveaux pays producteurs comme le Japon pour le whisky ou la Chine pour les spiritueux blancs.